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Société

Togo : Inquiétude des évêques face à l’évolution de la situation sociopolitique

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La Conférence épiscopale du Togo a exprimé, dans un message adressé au peuple de Dieu, lundi 26 mai, sa profonde inquiétude face à l’évolution de la situation sociopolitique dans ce pays. Cette déclaration intervient après le changement de la Constitution qui, selon les évêques, fait peser de graves risques sur la cohésion nationale.

«Une Nation ne se bâtit pas durablement sur le silence imposé, sur la peur suscitée et entretenue, sur le mépris de la voix de son Peuple ou encore sur un entêtement à faire croire au Peuple, le contraire du vrai.» C’est ce qu’affirment les évêques du Togo dans un document publié lundi 26 mai. Ils y soulignent combien le changement constitutionnel du 3 mai, opéré sans véritable dialogue national, pourrait susciter des incompréhensions et, par conséquent, pousser les populations frustrées à commettre des actes désespérés, et transformer leur colère muette en déflagration imprévisible.

L’épiscopat togolais déplore également le fait que son appel lancé au Chef de l’État à surseoir à la promulgation d’une nouvelle constitution n’ait pas été pris en compte. Ils craignent donc un déclenchement de la violence, dans un contexte de fortes crispations et de frustrations générales provoquées par des conditions de vies précaires des populations. Les évêques rappellent, par ailleurs, que la paix véritable ne peut se construire sans la justice, la vérité et un dialogue sincère.

Les évêques togolais appellent à plus de justice dans la vérité et le dialogue

Face à cette situation préoccupante, la Conférence épiscopale du Togo invite les autorités à prendre conscience du malaise grandissant au sein de la population et, par conséquent, à promouvoir un esprit d’écoute envers le peuple togolais, dans le respect et la considération; à s’engager dans la réalisation d’un processus d’apaisement et de discernement à travers la tenue d’un véritable dialogue, franc, sincère, inclusif et constructif.

Pour conclure, l’épiscopat togolais appelle à croitre dans la résilience et la maturité. Il invite donc tous les Togolais à faire preuve de patience et de dignité. Les évêques exhortent, en outre, les chrétiens catholiques à intensifier les prières en faveur de la justice, de la paix et à porter cette intention de prière durant la neuvaine préparatoire à la Pentecôte, qui se déroulera du vendredi 30 mai au samedi 7 juin.

Source : https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2025-05/togo-l-episcopat-pour-un-changement-constitutionnel-concerte.html

Société

Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants

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En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés  dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.

Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.

La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.

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Société

RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025

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En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.

En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.

J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.

Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/

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Société

Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère

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Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW. 

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.

« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université« 

Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.

« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse« 

Un problème qui n’est pas récent 

Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.

« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels« 

Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.

Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824

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