Économie
Libye : Démarrage de la première phase du gazoduc Farigh-Brega
La National Oil Corporation (NOC) a lancé la première phase d’un gazoduc reliant le champ gazier de Farigh au complexe énergétique de Brega, une infrastructure destinée à renforcer l’approvisionnement en gaz du pays.
La compagnie pétrolière nationale libyenne a annoncé, dans un communiqué, le démarrage de cette première section du projet, qui s’inscrit dans les efforts visant à améliorer la disponibilité du gaz pour les installations énergétiques et industrielles. Le projet vise également à optimiser l’intégration des infrastructures existantes au sein du réseau gazier national.
Selon la NOC, cette phase comprend la connexion du gazoduc provenant du champ de Farigh au point de réception situé sur l’axe de Zueitina, au niveau du champ 103A. Ce tronçon est ensuite relié au gazoduc principal de 42 pouces reliant l’axe de Zueitina au point de connexion situé au kilomètre 91 du réseau exploité par la compagnie Sirte Oil and Gas Production and Manufacturing Company, l’une des principales filiales de la NOC.
Les opérations de pompage de gaz ont déjà débuté et les équipes techniques procèdent actuellement aux opérations d’équilibrage de pression, étape nécessaire à la stabilisation du flux dans le système. Cette phase marque l’intégration effective de la nouvelle section dans l’infrastructure opérationnelle du réseau gazier libyen.
La NOC précise que le gaz provenant du champ 103 devrait être progressivement dirigé vers le système de la compagnie Sirte à Brega avant d’être acheminé vers le réseau côtier national. Selon l’entreprise, ce transfert devrait être effectif d’ici la fin du mois en cours.
Cette nouvelle infrastructure s’inscrit dans la stratégie de la NOC visant à accroître les volumes de gaz disponibles sur le marché intérieur, dans un contexte où la Libye cherche à stabiliser son secteur énergétique et à améliorer la sécurité de ses approvisionnements en hydrocarbures. Le complexe de Brega constitue en effet l’un des principaux hubs énergétiques du pays, reliant les champs de production de l’intérieur aux infrastructures de traitement et de distribution situées sur la côte méditerranéenne.
Le développement du gaz naturel représente un axe stratégique pour les autorités libyennes, qui cherchent à diversifier leurs sources d’énergie tout en valorisant les ressources gazières associées à la production pétrolière.
Source : https://fr.apanews.net/libye/libye-premiere-phase-du-gazoduc-farigh-brega-mise-en-service/
Économie
Côte d’Ivoire : Création d’un Fonds souverain stratégique pour le développement
Le gouvernement ivoirien a approuvé, lors du Conseil des ministres du 15 avril 2026, la création du Fonds souverain stratégique pour le développement (FSD-CI). Ce nouvel instrument vise à valoriser les actifs de l’État et à mieux structurer le financement des projets d’infrastructures et d’investissements jugés essentiels à la transformation économique du pays.
Le FSD-CI s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis 2012 pour renforcer les capacités de financement public. Il vient compléter un dispositif comprenant notamment la Caisse des dépôts et consignations, le Fonds de garantie pour les PME et les caisses de retraite réformées, afin de constituer un pôle financier public plus solide et coordonné.
Le fonds est organisé autour de trois composantes principales : un fonds dédié au développement des infrastructures pour soutenir les projets structurants, un fonds de stabilisation économique destiné à atténuer les effets des chocs externes, et un fonds de placements financiers stratégiques chargé de constituer une épargne publique à long terme.
Son financement reposera en partie sur une fraction des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles et énergétiques, ainsi que sur le transfert de certains actifs publics. Le dispositif prévoit également des mécanismes de gestion des risques et de contrôle interne afin d’assurer une gouvernance transparente et une utilisation efficace des ressources.
Source : https://www.financialafrik.com/2026/04/17/cote-divoire-creation-dun-fonds-souverain-strategique/
Économie
Nigeria : Baisse des droits de douane pour freiner la hausse des prix
Le Nigeria a annoncé une réduction des droits de douane sur plusieurs produits à partir du 1er juillet, dans le but de soulager le coût de la vie et de soutenir l’activité économique.
Parmi les produits concernés figurent le riz, le sucre, l’huile de palme, les véhicules particuliers ainsi que certains matériaux de construction. Les autorités précisent que les taxes sur les voitures seront abaissées à 40 %, celles sur le riz en vrac à 47,5 %, tandis que le sucre brut verra ses droits compris entre 55 % et 57,5 %. Les importations d’huile de palme seront désormais taxées à 28,75 %.
En parallèle, certains équipements seront totalement exonérés, notamment les véhicules électriques, les bus de transport public et les machines industrielles, afin d’encourager les investissements et la modernisation du secteur productif.
Une réponse à l’inflation
Cette réforme s’inscrit dans la stratégie du gouvernement de Bola Ahmed Tinubu pour contenir l’inflation et améliorer le pouvoir d’achat.
Si la hausse des prix a récemment ralenti, avec un taux autour de 15 % en février contre un pic proche de 33 % fin 2024, elle reste élevée et continue de peser sur les ménages et les entreprises.
Des pressions extérieures persistantes
Les autorités évoquent également des facteurs internationaux qui compliquent la situation économique, notamment la hausse des prix de l’énergie liée aux tensions géopolitiques.
Le ministre des Finances, Wale Edun, a indiqué que le pays cherchera des soutiens lors des prochaines réunions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.
Dans le même temps, la forte augmentation des prix du carburant, en hausse de plus de 50 %,continue d’alourdir les coûts de transport et de production.
Économie
UEMOA : 161 établissements de crédit agréés à la fin 2025
La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a publié sur son site la liste officielle des établissements de crédit agréés dans l’Union au 31 décembre 2025. Derrière ce document technique se dessine une réalité structurante : un système bancaire dense, mais fortement concentré sur quelques marchés clés.
Ainsi, l’on dénombre 161 établissements de crédit, répartis en 136 banques (dont 22 succursales) et 25 établissements financiers à caractère bancaire. La Côte d’Ivoire et le Sénégal comptent chacun 33 établissements de crédit, soit 29 banques et 4 établissements financiers. À eux deux, ces pays concentrent plus de 40 % de l’effectif bancaire de l’Union.

Viennent ensuite le Burkina Faso et le Niger (20 établissements de crédit chacun), le Mali et le Togo (17 chacun), le Bénin (15) et la Guinée-Bissau (6). Le Niger se distingue par un nombre relativement élevé d’établissements financiers non bancaires. Au-delà des banques, la BCEAO recense 25 établissements financiers spécialisés, 30 établissements de paiement agréés en 2025 et près de 300 institutions de microfinance de grande taille.
Selon les compilations de Financial Afrik, l’UEMOA compterait 22,2 millions de comptes bancaires en 2024, pour environ 24 millions en 2025. Dans ce décompte repertorié dans notre graphique, la Côte d’Ivoire occupe la part du lion avec plus de 7 millions de comptes, devant le Burkina Faso et le Sénégal.
