Économie
Afrique du Sud : Annulation d’un projet de forage de TotalEnergies près du Cap
Un revers pour TotalEnergies en Afrique du Sud. Le géant pétrolier français s’est vu retirer son autorisation pour un projet de forage près de la ville du Cap. C’est un tribunal sud-africain, saisi par des associations de défense de l’environnement, qui a annulé le feu vert pour cet important projet pétrolier.
C’est une « victoire pour les communautés côtières et les pêcheurs artisanaux », se félicitent Green Connection et Natural Justice, les deux associations de défense de l’environnement qui avaient contesté en justice le projet de TotalEnergies en Afrique du Sud. Elles estiment qu’il aurait causé des ravages dans la vie marine. « Les plans d’urgence en cas de marée noire ou d’explosion ont été dissimulés au public jusqu’à après l’approbation » par le ministère, « empêchant les communautés de faire des observations », a indiqué le juriste de Green Connection, Shahil Singh, dans un communiqué.
Un projet critiqué par les associations de défense de la nature
La Haute Cour sud-africaine du Cap a réexaminé, puis finalement annulé l’autorisation du pétrolier français d’exploiter un bloc offshore d’environ 10 000 km². Il partageait la propriété de ce bloc avec les entreprises britannique Shell et sud-africaine PetroSA. Dans sa décision rendue mercredi 13 août, le juge Nobahle Mangcu-Lockwood précise que TotalEnergies pourrait solliciter une nouvelle autorisation après consultation publique.
L’aval pour le projet de forage avait été accordé en 2023 par le ministère de l’Environnement. Une décision critiquée par les défenseurs de la nature, qui estimaient que les procédures pour un tel accord n’ont pas été intégralement respectées par le poids lourd français et le gouvernement sud-africain.
Depuis quelques années, la façade maritime des côtes sud-africaines attise la convoitise des industriels du pétrole et du gaz, notamment depuis la découverte de gisements au large de la Namibie voisine et la mise en place d’importants projets énergétiques au Mozambique et dans la sous-région.
Économie
Afrique : La Commission de la CEMAC annonce la suspension temporaire de ses activités
Alors que sa trésorerie est exsangue, la Commission économique et monétaire d’Afrique centrale annonce la suspension temporaire de ses activités.
Les réunions administratives et les missions officielles non essentielles inscrites au budget 2026 sont concernées par cette cure d’austérité.
Le budget de l’institution régionale est principalement alimenté par la Taxe communautaire d’intégration. Problème : elle peine à être transmise à la Commission. Elle n’a reçu que la moitié de cette taxe l’année dernière.
D’où l’appel lancé par son président, l’équato-guinéen Baltasar Engonga en direction des pays membres. Des Etats dont les économies sont sous perfusion.
Cette situation qui oblige la Commission de la Communauté des états d’Afrique centrale a adopté un service quasi minimum. Seules les activités jugées ‘’ hautement stratégiques’’ sont maintenues.
La persistance de la crise pourrait affecter les projets d’infrastructures régionales, entraver la libre circulation des personnes et ralentir dans la foulée, le rythme déjà peu soutenu, de l’intégration économique en Afrique centrale.
Économie
Centrafrique : fin des vols directs entre Paris et Bangui
Le dernier vol direct entre Paris et Bangui aura lieu le samedi 31 janvier prochain. Air France confirme la modification de sa desserte de la capitale centrafricaine, sans la justifier. En sursis depuis des mois, cette ligne, qui poursuit ensuite son chemin jusqu’à Yaoundé, ne serait pas rentable pour la compagnie qui propose des correspondances via le Cameroun.
La fin de la seule ligne directe entre Bangui et l’Europe crée beaucoup de mécontentement en Centrafrique et devient un sujet diplomatique.
Les clients potentiels avaient remarqué, depuis plusieurs semaines que le vol Paris-Bangui du samedi n’était plus réservable, à compter du 1er février.
Déjà réduite, depuis plusieurs mois, à un seul vol hebdomadaire sur une rotation incluant un stop à Yaoundé – dans le sens retour – la liaison directe s’arrête.
Air France confirme que la desserte se limitera désormais aux deux vols par semaine – mardi et jeudi – déjà opérés en partenariat avec Afrijet FlyGabon entre Yaoundé et Bangui, en correspondance avec les rotations entre Paris et la capitale camerounaise.
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Économie
Maroc : 20 millions de touristes accueillis en 2025
Le Maroc a annoncé lundi que le nombre de touristes ayant visité le pays en 2025 a atteint environ 20 millions, établissant ainsi un nouveau record.
Dans un communiqué, le ministère du Tourisme a indiqué que le Royaume a enregistré l’entrée d’environ 19,8 millions de touristes au cours de l’année écoulée, soit une hausse de 14 % par rapport à 2024.
Le ministère a souligné que ce chiffre « confirme la trajectoire positive et continue du secteur touristique et l’entrée dans une nouvelle phase de son développement ».
La ministre du Tourisme, Fatima-Zahra Ammor, a déclaré que l’accueil d’environ 20 millions de touristes au cours de l’année « reflète la transformation profonde du tourisme marocain, grâce à la vision éclairée du roi Mohammed VI ».
Elle a ajouté, selon le communiqué, que « le secteur touristique est devenu plus efficace et plus durable, avec un impact positif au niveau local ».
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