Société
Madagascar: L’OMS annonce la fin de l’épidémie de poliomyélite sur l’île
Dans un communiqué publié le 20 mai 2025, l’OMS annonce que la poliomyélite, maladie très contagieuse pouvant entraîner une paralysie des membres irréversibles, ne circule plus à Madagascar. Depuis 2020, la Grande Île faisait face à une flambée des cas de poliovirus de type 1, c’est la toute dernière souche de la maladie encore en circulation, responsable de quelques centaines de cas dans le monde chaque année.
Depuis le début de l’épidémie en 2020, les campagnes de vaccination en série ont permis à deux tiers de la population malgache, soit 19 millions de personnes, d’être vaccinée contre le virus. La riposte s’est accélérée en 2023 après la découverte de deux cas de paralysie d’adultes, rares pour une maladie concentrée chez l’enfant.
Christine Jaulmes, représentante de l’Unicef à Madagascar se réjouit d’une mobilisation au sommet de l’État jusqu’aux autorités traditionnelles et volontaires sur le terrain : « Il s’agissait d’une vaccination de porte-à-porte. Cela signifie qu’on a eu des vaccinateurs qui ont cogné à toutes les portes des habitants de Madagascar, ça a été un travail énorme. C’était quand même une épidémie importante donc il fallait l’enrayer très vite. C’est un succès qui peut même servir d’exemple pour d’autres pays. »
Vigilance contre un retour de la maladie
Le pays doit encore éviter une résurgence de l’épidémie. Il faudra pour cela étendre la vaccination de routine dans les zones les plus enclavées de l’île, là où la disponibilité des doses reste un défi et où une partie de la population s’en méfie.
C’est le seul moyen, estime le professeur Laurent Musango, représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Madagascar, d’atteindre l’immunité collective requise pour endiguer durablement la maladie : « Ces vaccins sont gratuits, vérifiés, ce sont des vaccins qui ne présentent aucun risque pour l’homme. Donc, on doit vraiment réussir à acheminer le vaccin jusqu’au dernier kilomètre d’utilisation. Et là, on vaincra toutes les maladies évitables par la vaccination, y compris la poliomyélite »
En 2018, Madagascar avait déjà été déclaré libéré de la poliomyélite par l’OMS avant de faire face de nouveau à la maladie deux ans plus tard.
Société
Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants
En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.
Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.
La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.
Société
RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025
En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.
En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.
J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.
Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/
Société
Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère
Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW.

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.
« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université«
Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.
« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse«
Un problème qui n’est pas récent
Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.
« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels«
Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.
Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824
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