Société
Sénégal : Dakar abritera l’édition 2027 du Congrès Africain des Comptables
Dakar va succéder à Kigali, la capitale rwandaise, qui a abrité l’édition 2025 du Congrès Africain des Comptables (ACOA).
L’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Sénégal (ONECCA) a été désigné pour organiser la prochaine édition du Congrès africain des comptables (ACOA, sigle anglais) en 2027, a appris ce lundi de M. Mor Dieng, président de l’ONECCA Sénégal et de l’Association des organismes comptables de l’Afrique de l’Ouest (ABWA).
Cette annonce a été faite lors de la cérémonie de clôture de l’ACOA 2025, qui s’est tenue à Kigali, au Rwanda, sous l’égide de l’Institut des comptables professionnels du Rwanda (ICPAR).
Dans son allocution, M. Dieng a exprimé « un immense honneur et une profonde gratitude » face à la confiance accordée au Sénégal pour l’organisation de cet événement continental majeur pour la profession comptable africaine.
Le choix du Sénégal revêt une dimension symbolique particulière puisque le pays avait accueilli en mai 2011 l’Assemblée générale constitutive de la Fédération panafricaine des comptables (PAFA).
« La PAFA, cette belle et vibrante institution panafricaine, aura alors seize ans d’existence en 2027 », a souligné M. Dieng, évoquant un « moment historique et émouvant » pour célébrer l’anniversaire de cette organisation sur « sa terre natale. »
Cette initiative avait été portée à l’époque par M. Mamour Fall, alors président de l’ONECCA Sénégal et aujourd’hui Délégué général de la Fédération internationale des experts-comptables et commissaires aux comptes francophones (FIDEF), inspirée par le doyen Serigne Abdoul Aziz Dieye dans l’esprit d’unité prôné par le président Nelson Mandela.
Une approche collaborative pour un événement d’exception
Le président de l’ONECCA a présenté l’ACOA 2027 comme « une mission commune », portée collectivement par l’ensemble de la région Afrique de l’Ouest à travers l’ABWA et soutenue par la FIDEF. M. Dieng a promis un événement où « innovation, expertise et convivialité seront au rendez-vous. »
Le Sénégal, fidèle à son attachement historique à l’unité africaine et à ses valeurs culturelles de paix, d’hospitalité et de « TERANGA » (hospitalité en wolof), s’engage à faire de ce rendez-vous « un événement d’exception, à la hauteur des ambitions collectives pour l’Afrique. »
Les participants ont pu découvrir un aperçu du pays hôte à travers une vidéo de présentation diffusée lors de la cérémonie.
L’ACOA est le plus grand rassemblement des professionnels de la comptabilité et de l’audit en Afrique, organisé tous les deux ans sous l’égide de la PAFA pour promouvoir le développement de la profession et renforcer sa contribution à l’économie africaine.
Source : https://fr.apanews.net/integration/le-senegal-choisi-comme-pays-hote-de-lacoa-2027/
Société
Côte d’Ivoire : Le prix bord champ du kilogramme de la noix de cajou fixé à 400 FCFA
Le prix plancher bord champ du kilogramme de la noix de cajou est fixé à 400 FCFA pour la campagne 2026. L’annonce a été faite ce vendredi 6 février 2026, à Yamoussoukro par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, à l’occasion des Journées nationales du Producteur de l’anacarde, du coton et du karité.
Ce prix de 400 FCFA/Kg, légèrement en baisse comparé à la campagne précédente s’explique par un repli constaté sur le marché international, accentué par des mesures tarifaires restrictives imposées par les États-Unis. À cela s’ajoute la baisse du dollar, passé de 620 FCFA en 2025 à 565 FCFA aujourd’hui, limitant mécaniquement les marges de manœuvres financières.
Selon le ministre Bruno Nabagné Koné, « La fixation d’un prix prudent mais protecteur s’impose afin de préserver l’écoulement de toute la production nationale tout en sécurisant les revenus des producteurs ».
Il a rappelé l’engagement du Gouvernement, sur instructions du Président de la République, à intervenir financièrement pour soutenir le pouvoir d’achat des producteurs.
Le ministre n’a pas exclu la possibilité d’une révision à la hausse du prix, comme cela fut le cas lors de précédentes campagnes, si la situation au niveau international s’améliorait. En fixant le prix de 400 FCFA/Kg, le Gouvernement entend maintenir la position de leader mondial de la Côte d’Ivoire, tout en garantissant une rémunération attractive à ses braves paysans.
Société
RD Congo : Au moins 200 morts dans l’effondrement d’une mine de coltan
Une série de glissements de terrain a frappé une mine contrôlée par des milices en République démocratique du Congo. L’effondrement a enseveli des personnes vivantes et fait plusieurs morts.
Selon des témoins une partie d’un versant dans la zone minière de Rubaya s’était effondrée mercredi après-midi. Un deuxième glissement de terrain s’est produit jeudi matin.
« Il a plu, puis il y a eu un glissement de terrain qui a emporté des gens. [ …]Certains ont été engloutis, d’autres sont morts dans les puits. Beaucoup sont encore coincés à l’intérieur. » , a révélé Franck Bolingo, mineur.
Vendredi, des dizaines de chiffonniers continuaient à creuser à la pelle sur le vaste site.
Depuis sa résurgence en 2021, le groupe M23 s’est emparé de vastes étendues de l’est de la RDC, riche en ressources, et a pris le contrôle de la mine de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu, en avril 2024, avec l’aide du Rwanda.
La mine de Rubaya produit entre 15 et 30 % de l’approvisionnement mondial en coltan, un minerai essentiel à la fabrication d’appareils électroniques tels que les ordinateurs portables et les téléphones mobiles.
Selon les experts des Nations Unies, le M23 a mis en place une administration parallèle à l’État congolais afin de réglementer l’exploitation de la mine de Rubaya depuis sa prise de contrôle.
Les experts estiment que le M23 tire environ 800 000 dollars par mois de la mine grâce à une taxe de sept dollars par kilo sur la production et la vente de coltan.
Les experts de l’ONU accusent également le Rwanda, qui nie fournir un soutien militaire au M23, d’utiliser la milice pour détourner les richesses minérales de la RDC.
Outre le fait qu’elle contient entre 60 et 80 % du coltan mondial, la partie orientale de la RDC abrite également de vastes réserves d’or et d’étain.
Plusieurs sociétés minières internationales ont temporairement suspendu leurs activités dans l’est du pays en raison de l’avancée du M23.
Source : https://fr.africanews.com/2026/01/31/rdc-un-glissement-de-terrain-meurtrier-frappe-un-site-minier/
Société
Afrique : plus de 100 morts dans des inondations dévastatrices au Mozambique
L’Afrique du Sud a décrété officiellement ce dimanche l’état de catastrophe nationale face aux inondations meurtrières et destructrices qui frappent depuis décembre le pays. Le Zimbabwe et surtout le Mozambique déplorent également des victimes. Selon le dernier bilan dressé par Maputo, rien qu’au Mozambique plus de 100 personnes sont mortes dans diverses circonstances du fait des intempéries.
Des pluies sont encore attendues, des centres d’hébergements d’urgence sont bondés selon Guy Taylor de l’Unicef Mozambique. Et tout le monde n’a pas encore pu être mis à l’abri. « Beaucoup de gens sont encore complètement isolés et attendent des secours. Beaucoup sont coupés des services essentiels dont ils dépendent. Or, les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère ont besoin d’aliments thérapeutiques immédiatement. »
Des soins d’autant plus nécessaires que les inondations accentuent le risque sanitaire : « Le Mozambique connaissait déjà des cas de choléra dans de nombreuses régions, et il est donc très probable que cette inondation accélère sa propagation et celle d’autres maladies, rappelle Guy Taylor. Il est essentiel que nous intervenions dès maintenant pour aider les gens à avoir accès à de l’eau potable. Il faut un accès à des services de santé pour que les enfants puissent être traités et recevoir des vaccinations cruciales ».
Des milliers d’hectares de champs inondés
Pour ne rien arranger, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) cité par Associated Press, 70 000 hectares de champs ont été inondés. « La majorité des gens au Mozambique dépendent d’une agriculture de subsistance. Il est probable que des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes verront leur sécurité alimentaire gravement menacée par ces inondations. »
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