Société
Maroc : Nouvelle grève jeudi et vendredi des enseignants de la «Cellule 10»
Alors que les syndicats les plus représentatifs ont annoncé, il y a quelques semaines, la suspension de leur participation au dialogue sectoriel, le secteur de l’éducation nationale connaît une nouvelle montée de tension. Cette fois, c’est la Coordination nationale des enseignants de la «Cellule 10» qui entre en scène, appelant à une grève nationale de deux jours, jeudi 10 et vendredi 11 avril. Un sit-in est également prévu devant le ministère de l’Éducation nationale à Rabat. Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité d’un mouvement de contestation, marqué par le rejet de ce que les enseignants dénoncent comme une injustice structurelle.
La Coordination nationale des enseignants de la «Cellule 10» – regroupant les lauréats restés bloqués à l’échelle 9 – a annoncé une grève nationale jeudi et vendredi prochains, ponctuée par un sit-in devant le ministère de l’Éducation nationale à Rabat, prévu le jeudi.
Une «gestion chaotique» du dossier selon les enseignants
Dans un communiqué publié en fin de semaine, la Coordination dénonce ce qu’elle qualifie de «gestion chaotique et irresponsable» de leur dossier. Elle fustige une «politique du mépris», dans un contexte marqué par «l’échec des stratégies temporaires». En effet, les enseignants estiment que malgré des années de mobilisation ayant été marquées par l’organisation de marches, sit-in et déclarations, le ministère de l’Éducation nationale persiste, selon les enseignants, dans une politique de «fuite en avant», répondant par des mesures «fragmentaires et dérisoires», loin des attentes légitimes et des sacrifices consentis. Ils rappellent que, bien que des résolutions aient été annoncées dans le cadre du dialogue sectoriel en date du 9 janvier dernier, aucune mesure concrète n’a été mise en œuvre à ce jour, les maintenant dans une «case d’injustice administrative et sociale».
Des accusations de blocage et d’esquive
Le communiqué accuse par ailleurs le ministère d’être passé maître dans l’art d’ «enterrer les revendications sous une avalanche de reports», usant de «faux-fuyants pour détourner l’attention des travailleurs», oscillant entre «promesses caduques et décisions sur mesure». Plus loin dans son document, la Coordination tient le ministère et, plus largement, le gouvernement pour «entièrement responsables de l’escalade actuelle», les accusant «d’entrave systématique à toute forme d’équité». S’agissant des revendications de la Coordination, elles restent inchangées. Les enseignants de la Cellule 10 réclament une promotion exceptionnelle avec effet rétroactif, à la fois administratif et financier, pour l’ensemble des enseignants concernés, assortie d’une réparation intégrale des préjudices subis, dans le respect des engagements précédents.
Enfin, les enseignants condamnent fermement la publication, au Bulletin officiel, du projet de loi organique sur le droit de grève, qu’ils perçoivent comme un outil au service de l’employeur, adopté pour «légaliser la répression». Ils lancent un appel aux syndicats pour qu’ils apportent un soutien clair et ferme en faveur de leur promotion immédiate, de la justice sociale et du respect des engagements, rejetant toute solution biaisée.
Source : https://lematin.ma/nation/nouvelle-greve-jeudi-et-vendredi-des-enseignants-de-la-cellule-10/271656
Société
Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants
En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.
Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.
La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.
Société
RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025
En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.
En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.
J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.
Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/
Société
Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère
Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW.

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.
« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université«
Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.
« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse«
Un problème qui n’est pas récent
Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.
« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels«
Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.
Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824
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