Société
Ghana : La présidente de la Commission électorale appelle à accélérer l’égalité des genres
Après avoir orchestré avec succès les élections de décembre dernier, l’institution électorale ghanéenne fait de l’égalité femmes-hommes sa nouvelle priorité. Sa présidente, Jean Mensa, appelle à « accélérer l’action » à l’occasion de la Journée internationale de la femme.
À l’occasion de la Journée internationale de la femme, Jean Mensa, présidente de la Commission électorale du Ghana, a lancé un appel pressant pour « accélérer l’action » en faveur de l’égalité des genres, rappelant que « les femmes et les filles continuent de faire face à des obstacles qui les empêchent d’atteindre leur plein potentiel ».
Dans un communiqué officiel publié samedi par l’institution électorale, Mme Mensa a rendu un hommage particulier aux femmes de la Commission électorale dont « le travail acharné et le dévouement ont contribué aux résultats électoraux pacifiques, crédibles et transparents » lors du scrutin présidentiel du 7 décembre 2024 qui a vu John Dramani Mahama revenir au pouvoir huit ans après sa défaite face à Nana Akufo-Addo.
« Je reconnais les progrès réalisés vers l’égalité des genres dans notre cher pays et les efforts inlassables des femmes qui ont ouvert la voie aux générations futures », a souligné la présidente, tout en insistant sur le fait qu’« il reste encore beaucoup à faire ».
La responsable électorale a également adressé un message d’encouragement aux jeunes générations : « À toutes les jeunes femmes et filles, nous avons confiance en vous. Votre force, votre courage et votre résilience nous inspirent chaque jour ».
Cette déclaration s’inscrit dans le cadre du thème mondial de la Journée internationale de la femme 2025, « Accélérer l’action : un appel à l’égalité des genres ». Elle intervient également quelques mois après les élections générales ghanéennes de décembre dernier, largement saluées par la communauté internationale pour leur transparence.
La Commission électorale du Ghana, dirigée par Mme Mensa depuis 2018, a salué par la même occasion l’ensemble des femmes qui ont contribué au travail de l’institution « au cours des trois dernières décennies », les invitant à « poursuivre ensemble le combat pour l’égalité des genres ».
Société
Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants
En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.
Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.
La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.
Société
RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025
En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.
En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.
J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.
Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/
Société
Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère
Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW.

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.
« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université«
Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.
« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse«
Un problème qui n’est pas récent
Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.
« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels«
Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.
Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824
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