Économie
Mali : Barrick Gold signe un accord avec le gouvernement pour reprendre ses opérations
Après un audit des mines d’or ayant révélé un manque à gagner de 300 à 600 milliards FCFA, le Mali mène des négociations avec les compagnies minières pour récupérer son dû. Si Bamako a obtenu 500 milliards FCFA en 2024, le propriétaire de sa plus grande mine d’or n’a pas officiellement abdiqué.
Barrick Gold a signé un accord avec le gouvernement malien pour reprendre ses opérations dans le pays ouest-africain, a rapporté mercredi 19 février Reuters. Au prix d’un versement de 275 milliards de francs CFA (438 millions $) en faveur de Bamako, la compagnie canadienne obtiendrait notamment la libération de ses employés détenus et récupérerait les trois tonnes d’or saisies en janvier par les autorités sur sa mine de Loulo-Gounkoto, la plus grande du Mali.
À l’annonce, notons que le marché n’a pas caché son soulagement et son optimisme, puisque l’action Barrick a atteint un pic mensuel à 19,04 $ ce jeudi, avant de clôturer à 18,78 $, soit une hausse journalière de 2,96 %. Il faut dire que l’avenir de cette mine malienne, qui représente 15 % de la production annuelle de Barrick, était menacé par le différend entre la compagnie et le gouvernement malien. Barrick n’a ainsi pas dévoilé de prévisions de production pour Loulo-Gounkoto en 2025, alors que la compagnie a suspendu les opérations depuis le mois dernier.
Peu de détails ont filtré pour l’heure sur cet accord qui n’est pas encore officiel. Il n’est pas clair si le paiement de 50 milliards FCFA annoncé en 2024 par Barrick sera déduit du montant final de 275 milliards FCFA. De même, l’exécution effective de l’accord n’est pas garantie puisqu’un précédent accord annoncé en septembre 2024 n’est pas allé au bout. Il faudra attendre les communications officielles pour obtenir plus de précisions, notamment sur l’application du nouveau code minier malien à Loulo-Gounkoto ou la date de reprise de la production.
Rappelons que le différend entre Barrick et le Mali est né de la volonté du gouvernement de récupérer des impôts et redevances qu’il accuse la compagnie canadienne de ne pas avoir payés. Un audit des mines d’or maliennes a en effet révélé en 2023 un manque à gagner de 300 à 600 milliards FCFA pour l’État malien. Bamako a depuis entamé des négociations avec les compagnies produisant l’or afin de récupérer cet argent, et obtenu en 2024 des paiements totalisant 500 milliards FCFA, selon le ministre des Finances Alousséni Sanou.
Économie
Afrique : La Commission de la CEMAC annonce la suspension temporaire de ses activités
Alors que sa trésorerie est exsangue, la Commission économique et monétaire d’Afrique centrale annonce la suspension temporaire de ses activités.
Les réunions administratives et les missions officielles non essentielles inscrites au budget 2026 sont concernées par cette cure d’austérité.
Le budget de l’institution régionale est principalement alimenté par la Taxe communautaire d’intégration. Problème : elle peine à être transmise à la Commission. Elle n’a reçu que la moitié de cette taxe l’année dernière.
D’où l’appel lancé par son président, l’équato-guinéen Baltasar Engonga en direction des pays membres. Des Etats dont les économies sont sous perfusion.
Cette situation qui oblige la Commission de la Communauté des états d’Afrique centrale a adopté un service quasi minimum. Seules les activités jugées ‘’ hautement stratégiques’’ sont maintenues.
La persistance de la crise pourrait affecter les projets d’infrastructures régionales, entraver la libre circulation des personnes et ralentir dans la foulée, le rythme déjà peu soutenu, de l’intégration économique en Afrique centrale.
Économie
Centrafrique : fin des vols directs entre Paris et Bangui
Le dernier vol direct entre Paris et Bangui aura lieu le samedi 31 janvier prochain. Air France confirme la modification de sa desserte de la capitale centrafricaine, sans la justifier. En sursis depuis des mois, cette ligne, qui poursuit ensuite son chemin jusqu’à Yaoundé, ne serait pas rentable pour la compagnie qui propose des correspondances via le Cameroun.
La fin de la seule ligne directe entre Bangui et l’Europe crée beaucoup de mécontentement en Centrafrique et devient un sujet diplomatique.
Les clients potentiels avaient remarqué, depuis plusieurs semaines que le vol Paris-Bangui du samedi n’était plus réservable, à compter du 1er février.
Déjà réduite, depuis plusieurs mois, à un seul vol hebdomadaire sur une rotation incluant un stop à Yaoundé – dans le sens retour – la liaison directe s’arrête.
Air France confirme que la desserte se limitera désormais aux deux vols par semaine – mardi et jeudi – déjà opérés en partenariat avec Afrijet FlyGabon entre Yaoundé et Bangui, en correspondance avec les rotations entre Paris et la capitale camerounaise.
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Économie
Maroc : 20 millions de touristes accueillis en 2025
Le Maroc a annoncé lundi que le nombre de touristes ayant visité le pays en 2025 a atteint environ 20 millions, établissant ainsi un nouveau record.
Dans un communiqué, le ministère du Tourisme a indiqué que le Royaume a enregistré l’entrée d’environ 19,8 millions de touristes au cours de l’année écoulée, soit une hausse de 14 % par rapport à 2024.
Le ministère a souligné que ce chiffre « confirme la trajectoire positive et continue du secteur touristique et l’entrée dans une nouvelle phase de son développement ».
La ministre du Tourisme, Fatima-Zahra Ammor, a déclaré que l’accueil d’environ 20 millions de touristes au cours de l’année « reflète la transformation profonde du tourisme marocain, grâce à la vision éclairée du roi Mohammed VI ».
Elle a ajouté, selon le communiqué, que « le secteur touristique est devenu plus efficace et plus durable, avec un impact positif au niveau local ».
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