Politique
Mali : La France « rejette systématiquement » les nouveaux passeports AES
Depuis la fin janvier, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officiellement quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), au profit de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ces trois pays ont mis en circulation un nouveau passeport, mais au Mali par exemple, les détenteurs du nouveau document de voyage n’arrivent pas pour le moment à obtenir des visas pour des pays européens. Les consulats et autorités maliennes commentent la situation.
Le consulat de France à Bamako rejette systématiquement les passeports de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette décision empêche de nombreux Maliens d’obtenir un visa pour la France. Le blocage suscite une vive inquiétude au sein de la population. Il serait lié à un retard administratif du côté malien.
Mali-France : tensions autour des passeports AES
Depuis l’introduction du passeport de l’Alliance des États du Sahel (AES), de nombreux Maliens rencontrent des difficultés pour obtenir un visa français. Le consulat de France à Bamako rejette systématiquement ce document, plongeant plusieurs citoyens dans l’incertitude. Cette situation soulève des interrogations sur les véritables raisons de ce blocage.
Les autorités consulaires françaises refusent catégoriquement le passeport AES. Elles le jugent non valide pour les demandes de visa. Ce blocage compromet les déplacements de nombreux voyageurs. Plusieurs personnes sont confrontées à des urgences médicales, académiques ou professionnelles et se retrouvent bloquées.
Prenons l’exemple d’un citoyen malien. Il a perdu son passeport CEDEAO contenant un visa en cours de validité. Son nouveau passeport AES a été refusé. Il ne peut donc pas voyager malgré son visa toujours actif. Cette situation illustre bien l’impasse dans laquelle se trouvent de nombreux habitants de Bamako.
Un retard administratif pointé du doigt
Selon certaines sources diplomatiques, ce blocage ne découlerait pas d’un refus officiel des passeports AES par la France. Il serait plutôt lié à un retard administratif du côté malien. Le ministère malien des Affaires étrangères n’a pas encore transmis les spécimens nécessaires aux représentations diplomatiques étrangères. Ce qui empêche toute authentification des passeports.
Pourtant, fin janvier, le ministre de la Sécurité, le général Daoud Aly Mohammedine, avait affirmé que toutes les démarches avaient été effectuées auprès de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Il avait également assuré que les missions diplomatiques avaient été informées de l’introduction de ce nouveau passeport.
Malgré ces affirmations, le blocage persiste. Il alimente une frustration croissante chez les Maliens, notamment ceux qui doivent voyager en urgence. L’absence de communication officielle des autorités françaises et maliennes ne fait qu’amplifier les craintes d’une crispation diplomatique plus large entre Bamako et Paris.
L’incompréhension grandit
Les habitants de Bamako ne comprennent pas pourquoi ils sont les victimes de ce blocage. Ils se sentent pris en otage d’un problème administratif qui les dépasse. Ils demandent aux autorités de trouver rapidement une solution pour que leurs déplacements ne soient plus entravés.
Certains s’interrogent sur les motivations réelles de ce blocage. Ils se demandent si cela ne cache pas une forme de pression politique de la France sur le Mali.
Quoi qu’il en soit, cette situation est préjudiciable pour les Maliens. Elle met en lumière les difficultés rencontrées par les pays de l’AES pour faire reconnaître leurs nouveaux passeports.
Politique
Côte d’Ivoire: reprise du procès de l’attaque jihadiste de Kafolo
En Côte d’Ivoire, le procès des attaques survenues contre un poste de contrôle à Kafolo, en juin 2020, a repris, ce lundi 5 janvier. Quatorze militaires y avaient perdu la vie. Quarante-cinq prévenus sont poursuivis par la Chambre anti-terroriste pour, notamment, « actes terroristes ». Parmi eux : un commerçant soupçonné d’avoir aidé son fils en fuite et considéré comme l’un des auteurs présumés de l’attaque.
Monsieur Sangaré se présente comme un commerçant de Bouna. Il affirme être délégué consulaire du Burkina Faso. À ses côtés, sa femme, également incarcérée. Tous deux sont accusés d’avoir soutenu leur fils, Boukari Sangaré, présenté comme un auteur présumé des attaques de Kafolo, mais en fuite.
Lire la suite sur https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260105-côte-d-ivoire-reprise-du-procès-de-l-attaque-jihadiste-de-kafolo-en-2020
Politique
RD Congo : 15 soldats rwandais arrêtés dans l’est du pays
L’armée congolaise a annoncé l’arrestation de 15 soldats rwandais présents illégalement sur son territoire, alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali persistent
Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), 15 soldats rwandais présents illégalement sur le territoire ont été arrêtés, a rapporté l’armée congolaise.
Selon un communiqué des Forces armées de la RDC (FARDC), ces arrestations ont eu lieu lors d’opérations menées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les soldats rwandais ont été placés en détention et des procédures judiciaires ont été engagées à leur encontre.
Le communiqué qualifie l’incident de « grave violation de la souveraineté nationale » et accuse le Rwanda de poursuivre ses actions agressives malgré l’accord de paix signé entre les deux pays.
Les présidents de la RDC et du Rwanda s’étaient rencontrés à Washington le 4 décembre 2025, sous médiation américaine, pour signer un accord de paix visant à mettre fin aux hostilités et à réduire les tensions entre les deux parties.
Crise RDC-Rwanda
L’actuelle crise entre la RDC et le Rwanda est principalement liée au groupe rebelle appelé Mouvement du 23-Mars (M23).
Né de la rupture de l’accord de paix du 23 mars 2009, le M23, aussi connu sous le nom d’« Armée révolutionnaire du Congo », est composé majoritairement de Tutsis, la même ethnie que le président rwandais Paul Kagame.
Depuis le début de 2025, les attaques du M23 ont permis au groupe de prendre le contrôle de plusieurs régions, notamment Goma, la capitale du Nord-Kivu.
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Politique
Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra déclaré vainqueur de la présidentielle
En Centrafrique, l’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé, dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 janvier, les résultats provisoires de la présidentielle du 28 décembre. Faustin-Archange Touadéra est déclaré vainqueur avec 76,15% des voix dès le premier tour. De leur côté, Anicet-Georges Dologuélé obtient 14,6% des suffrages et Henri-Marie Dondra 3,19%. Avant l’annonce de ces résultats provisoires, les deux opposants avaient dénoncé des fraudes. La participation s’élève à 52,42%, selon l’ANE. Les résultats définitifs seront donnés par le Conseil constitutionnel le 20 janvier.
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