Économie
Afrique: le Bénin affiche une croissance de 6,4 % en 2024
Le Bénin se hisse au sommet des économies ouest-africaines grâce à une croissance de 6,4 % en 2024, surpassant ses voisins comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Ce dynamisme, salué par le FMI, positionne le pays parmi les 20 économies les plus performantes au monde, confirmant son leadership régional et ses ambitions mondiales.
Le Bénin vient de marquer un grand coup sur la scène économique internationale en surclassant des poids lourds de la sous-région ouest-africaine, tels que la Côte d’Ivoire et le Sénégal, dans le prestigieux classement du Fonds Monétaire International (FMI). Avec une croissance économique remarquable de 6,4 % en 2024, le pays se distingue comme l’une des économies les plus dynamiques du continent et figure désormais parmi les 20 nations à la croissance la plus rapide au monde. Quels sont les secrets de cette performance impressionnante ?
Une croissance et soutenue
D’après le rapport « Countries With Highest Rate of Economic Growth in 5 Years » publié par le FMI, le Bénin affiche une moyenne de croissance économique dépassant les 6 % sur une période de cinq ans. Cette progression n’est pas le fruit du hasard : elle résulte d’un mélange efficace de réformes structurelles, de politiques économiques audacieuses et d’investissements stratégiques dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’agriculture et les technologies.
Ce classement, fondé sur des données rigoureuses, témoigne de la stabilité économique du pays et de sa capacité à maintenir une trajectoire ascendante, même face aux turbulences économiques mondiales.
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Un leadership régional confirmé
Le dynamisme économique du Bénin contraste avec celui de ses voisins immédiats, comme la Côte d’Ivoire, souvent vue comme une locomotive économique de la région, ou le Sénégal, pourtant apprécié pour sa stabilité macroéconomique. En devançant ces nations, le Bénin confirme son rôle de leader émergent en Afrique de l’Ouest. Ce positionnement stratégique renforce son attractivité auprès des investisseurs internationaux et des institutions financières.
L’étude du FMI souligne également que le Bénin n’a pas seulement dépassé ses voisins, mais qu’il s’est hissé dans le cercle restreint des 20 économies mondiales les plus performantes. Un exploit qui en dit longtemps sur le potentiel du pays à jouer un rôle clé dans l’économie mondiale.
Une vision d’avenir prometteuse
L’avenir semble encore plus radieux pour le Bénin. Avec une politique économique orientée vers le développement durable et une intégration économique régionale renforcée, le pays a posé les bases d’une croissance soutenue. Les investissements massifs dans les infrastructures modernes, couplés à une volonté de diversifier l’économie, offrent des perspectives enthousiastes.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors que la croissance économique mondiale peine à atteindre une moyenne de 3 %, le Bénin continue de se démarquer par son dynamisme et son ambition. Les efforts entrepris pour améliorer le climat des affaires et attirer les investisseurs devraient continuer à porter leurs fruits dans les années à venir.
Source: https://www.afrik.com/classement-fmi-le-benin-s-impose-comme-leader-economique-en-afrique-de-l-ouest
Économie
UEMOA : 161 établissements de crédit agréés à la fin 2025
La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a publié sur son site la liste officielle des établissements de crédit agréés dans l’Union au 31 décembre 2025. Derrière ce document technique se dessine une réalité structurante : un système bancaire dense, mais fortement concentré sur quelques marchés clés.
Ainsi, l’on dénombre 161 établissements de crédit, répartis en 136 banques (dont 22 succursales) et 25 établissements financiers à caractère bancaire. La Côte d’Ivoire et le Sénégal comptent chacun 33 établissements de crédit, soit 29 banques et 4 établissements financiers. À eux deux, ces pays concentrent plus de 40 % de l’effectif bancaire de l’Union.

Viennent ensuite le Burkina Faso et le Niger (20 établissements de crédit chacun), le Mali et le Togo (17 chacun), le Bénin (15) et la Guinée-Bissau (6). Le Niger se distingue par un nombre relativement élevé d’établissements financiers non bancaires. Au-delà des banques, la BCEAO recense 25 établissements financiers spécialisés, 30 établissements de paiement agréés en 2025 et près de 300 institutions de microfinance de grande taille.
Selon les compilations de Financial Afrik, l’UEMOA compterait 22,2 millions de comptes bancaires en 2024, pour environ 24 millions en 2025. Dans ce décompte repertorié dans notre graphique, la Côte d’Ivoire occupe la part du lion avec plus de 7 millions de comptes, devant le Burkina Faso et le Sénégal.

Économie
Togo : Près de 6 milliards FCFA d’investissements prévus pour la filière coton
Au Togo, l’exécutif prévoit de mobiliser 5,8 milliards FCFA en 2026 pour soutenir l’approvisionnement en engrais au profit de la filière cotonnière, informe le ministère des Finances et du budget. Ceci, dans son document annuel intitulé Budget du citoyen.
Avec ces ressources, les autorités projettent l’achat de 21 000 tonnes d’engrais destinées aux cotonculteurs. La répartition régionale de cette dotation place la région des Plateaux en tête, avec 7600 tonnes, soit un peu plus du tiers du volume total. Cette allocation s’explique par le poids de cette région dans la production nationale de coton.
Les régions de la Kara et des Savanes devraient respectivement recevoir 6500 tonnes et 5000 tonnes. De leur côté, les régions Maritime et Centrale bénéficieront respectivement de 1000 tonnes et 900 tonnes.
Comparativement à 2025, où 18 191 tonnes d’engrais avaient été distribuées selon les données de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT), cette nouvelle prévision est en hausse de 15%.
Ce renforcement de l’approvisionnement en fertilisants devrait contribuer à l’atteinte de l’objectif de production fixé pour la campagne 2025-2026, estimé à 92 500 tonnes de coton graine. Une ambition qui intervient dans un contexte où, depuis la prise de contrôle de la filière par le groupe singapourien Olam en 2020, la production nationale est restée globalement inférieure à 60 000 tonnes.
Toutefois, une légère amélioration a été observée au cours des dernières campagnes. La production a atteint 67 000 tonnes en 2023-2024, avant de s’établir à 60 403 tonnes lors de la campagne 2024-2025.
Économie
Togo : Six milliards FCFA de la BOAD en faveur d’une entreprise spécialisée dans le karité
En finançant la modernisation de cet acteur togolais de l’agro-industrie, la banque régionale de développement cible simultanément trois priorités : industrialisation locale, inclusion des femmes et compétitivité à l’export.
La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a approuvé, lors de son dernier Conseil d’administration tenu les 25 et 26 mars à Dakar, un prêt de 6 milliards de francs CFA en faveur de Label d’Or SA, entreprise togolaise spécialisée dans la transformation d’amandes de karité. L’opération doit permettre d’étendre l’outil industriel de la société et de renforcer ses capacités de production au profit de 33 000 femmes de la chaîne de valeur.
Un acteur déjà structuré, entouré de partenaires de premier rang
Implantée à Gbatopé dans la préfecture de Zio et inaugurée en février 2023, l’usine Label d’Or a coûté 1,8 milliard de FCFA, financée sur fonds propres et soutenue par l’USAID. Elle est dotée d’une capacité de transformation de 30 tonnes d’amandes par jour, soit environ 4300 tonnes de beurre de karité par an, pour un chiffre d’affaires cible de 7 millions d’euros annuels.
Label d’Or bénéficie par ailleurs de l’accompagnement de la Société Financière Internationale (IFC), branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. L’IFC a conclu avec l’entreprise un accord d’assistance technique portant sur la gestion financière, la conformité aux normes ESG et la facilitation de l’accès au financement. Le prêt de 6 milliards de la BOAD s’inscrit précisément dans cette dynamique de montée en gamme.
Mais Label d’Or peine encore à atteindre sa pleine cadence. Pour fonctionner à capacité maximale, la société doit acquérir jusqu’à 10 000 tonnes d’amandes en quelques mois, ce qui exige des ressources financières substantielles. S’y ajoutent une forte concurrence sur l’approvisionnement et des exigences de certification à l’export qui pèsent sur la compétitivité.
Un marché à fort potentiel export
L’enjeu dépasse la seule entreprise. Producteur africain d’amandes de karité de premier plan avec 20 000 à 25 000 tonnes par an, le Togo exporte encore l’essentiel de sa production sous forme brute. Label d’Or ambitionne de repositionner le pays sur le segment de la transformation certifiée, en ciblant les marchés américain et européen où la demande en beurre de karité bio est soutenue dans les secteurs cosmétique et agroalimentaire.