Politique
Sénégal : Examen d’un projet de loi pour protéger les lanceurs d’alerte
Les députés sénégalais sont convoqués en séance plénière extraordinaire, lundi 18 août. Ils examinent quatre projets de loi, notamment un concernant la création de l’Office national de lutte contre la corruption et un autre, très attendu, sur le statut et la protection des lanceurs d’alerte. Une demande de longue date de la société civile dans le pays.
Dès leur arrivée au pouvoir, les nouvelles autorités sénégalaises avaient annoncé vouloir légiférer sur le sujet. Le texte prévoit de protéger les personnes qui, dans le cadre de leur emploi, signalent un danger ou une pratique illicite pour l’intérêt général. Jimmy Kande, directeur Afrique de l’ouest et francophone de la plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique, salue ce projet mais regrette son champ d’application. « Les lanceurs d’alerte semblent être limités sur les questions de corruption et d’infractions économiques, alors que le champ d’action devrait normalement être beaucoup plus large, sur des questions environnementales, de santé ou de droits humains. Et ce afin que nous puissions avoir des lanceurs d’alerte qui vont révéler des choses pratiquement dans tous les domaines », explique Jimmy Kande.
Le texte prévoit des canaux de signalement internes aux administrations ainsi que dans les entreprises publiques et privées. En cas d’inaction, le lanceur d’alerte pourrait alors rendre public les informations.
« Un signal fort »
Si la loi est votée, le Sénégal deviendra le premier pays subsaharien francophone à se doter d’un tel mécanisme. De quoi en inspirer d’autre veut croire Jimmy Kande. « Adopter une loi de protection de lanceur d’alerte est un signal fort. C’est là pour stimuler d’autres pays de la région et d’autres pays francophones à pouvoir se doter de lois qui protègent les lanceurs d’alerte », espère-t-il.
Il espère que les débats à l’Assemblée nationale permettront d’améliorer le texte et son efficacité.
Politique
Côte d’Ivoire: reprise du procès de l’attaque jihadiste de Kafolo
En Côte d’Ivoire, le procès des attaques survenues contre un poste de contrôle à Kafolo, en juin 2020, a repris, ce lundi 5 janvier. Quatorze militaires y avaient perdu la vie. Quarante-cinq prévenus sont poursuivis par la Chambre anti-terroriste pour, notamment, « actes terroristes ». Parmi eux : un commerçant soupçonné d’avoir aidé son fils en fuite et considéré comme l’un des auteurs présumés de l’attaque.
Monsieur Sangaré se présente comme un commerçant de Bouna. Il affirme être délégué consulaire du Burkina Faso. À ses côtés, sa femme, également incarcérée. Tous deux sont accusés d’avoir soutenu leur fils, Boukari Sangaré, présenté comme un auteur présumé des attaques de Kafolo, mais en fuite.
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Politique
RD Congo : 15 soldats rwandais arrêtés dans l’est du pays
L’armée congolaise a annoncé l’arrestation de 15 soldats rwandais présents illégalement sur son territoire, alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali persistent
Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), 15 soldats rwandais présents illégalement sur le territoire ont été arrêtés, a rapporté l’armée congolaise.
Selon un communiqué des Forces armées de la RDC (FARDC), ces arrestations ont eu lieu lors d’opérations menées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les soldats rwandais ont été placés en détention et des procédures judiciaires ont été engagées à leur encontre.
Le communiqué qualifie l’incident de « grave violation de la souveraineté nationale » et accuse le Rwanda de poursuivre ses actions agressives malgré l’accord de paix signé entre les deux pays.
Les présidents de la RDC et du Rwanda s’étaient rencontrés à Washington le 4 décembre 2025, sous médiation américaine, pour signer un accord de paix visant à mettre fin aux hostilités et à réduire les tensions entre les deux parties.
Crise RDC-Rwanda
L’actuelle crise entre la RDC et le Rwanda est principalement liée au groupe rebelle appelé Mouvement du 23-Mars (M23).
Né de la rupture de l’accord de paix du 23 mars 2009, le M23, aussi connu sous le nom d’« Armée révolutionnaire du Congo », est composé majoritairement de Tutsis, la même ethnie que le président rwandais Paul Kagame.
Depuis le début de 2025, les attaques du M23 ont permis au groupe de prendre le contrôle de plusieurs régions, notamment Goma, la capitale du Nord-Kivu.
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Politique
Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra déclaré vainqueur de la présidentielle
En Centrafrique, l’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé, dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 janvier, les résultats provisoires de la présidentielle du 28 décembre. Faustin-Archange Touadéra est déclaré vainqueur avec 76,15% des voix dès le premier tour. De leur côté, Anicet-Georges Dologuélé obtient 14,6% des suffrages et Henri-Marie Dondra 3,19%. Avant l’annonce de ces résultats provisoires, les deux opposants avaient dénoncé des fraudes. La participation s’élève à 52,42%, selon l’ANE. Les résultats définitifs seront donnés par le Conseil constitutionnel le 20 janvier.
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