Société
Afrique : Le Tchad et le Niger mènent une campagne pour l’éradication de la poliomyélite
Le ministre de la santé publique et de la prévention a présidé, vendredi 11 avril, une séance de restitution de la mission dans le cadre de l’éradication de la poliomyélite.
Cette mission effectuée à N’djamena, au Tchad consiste à renforcer les efforts de lutte dans les pays du bassin du lac Tchad notamment le Tchad et le Niger qui ont enregistré 17 cas en janvier 2025. Dr Rija Andriamihanirina coordonnateur de la lutte contre la poliomyélite par ailleurs chef de mission a relevé que leur mission au Tchad a permis de rencontrer l’ensemble des acteurs dans le cadre de l’éradication de la poliomyélite.
Ces différentes rencontres ont permis de faire le plaidoyer auprès de ces différentes parties prenantes et de s’assurer des préparatifs de la campagne de vaccination synchronisée avec le Niger. Les membres de la délégation ont rencontré les chefs traditionnels, les responsables en charge du département de l’élevage, des techniciens du ministère de la santé, des responsables à divers niveaux des services administratifs, les représentantes de l’OMS et de l’Unicef. Toutes ces rencontres ont permis de solliciter l’adhésion et l’engagement de tous dans de l’éradication de la poliomyélite.
Dr Rija Andriamihanirina se dit très fier de la détermination et de l’engagement de tous les acteurs dans la lutte contre la poliomyélite. Il a indiqué que son organisation maintiendra de contact régulier avec l’équipe du Tchad pour continuer à échanger sur l’état d’avancement des préparatifs.
Le ministre de la santé publique et de la prévention Dr Abdelmadjid Abderahim a salué la qualité de travail et l’accompagnement des partenaires dans le cadre de l’éradication de la poliomyélite. Pour la réussite de cette opération, le ministre a mis l’accent sur la communication.
Il a demandé à l’ensemble du comité d’organisation de prendre en compte toutes les recommandations issues de la mission.
Société
Côte d’Ivoire : Hommage aux victimes de l’attaque terroriste de Grand-Bassam
La Côte d’Ivoire a rendu hommage aux 19 victimes d’une attaque djihadiste perpétrée il y a dix ans dans une station balnéaire très fréquentée.
Le 13 mars 2016, trois assaillants armés de fusils d’assaut ont pris d’assaut la plage de Grand-Bassam, très prisée des étrangers et située à 40 kilomètres à l’est de la capitale, Abidjan, avant de s’en prendre à des restaurants.
Le carnage, qui a duré 45 minutes, a pris fin lorsque les forces de sécurité ivoiriennes ont abattu les assaillants.
Cette attaque était la première attaque djihadiste en Côte d’Ivoire, l’un des moteurs économiques de l’Afrique de l’Ouest. Le pays a jusqu’à présent été largement épargné par la violence djihadiste qui frappe régulièrement ses voisins, le Burkina Faso et le Mali.
La branche nord-africaine d’Al-Qaïda, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a revendiqué l’attaque, dont les victimes comprenaient neuf Ivoiriens, quatre Français, un Libanais, un Allemand, un Macédonien, un Malien, un Nigérian et une personne dont l’identité n’a pas pu être établie.
« Cette attaque ne visait pas seulement des personnes », a déclaré le vice-Premier ministre Tene Birahima Ouattara lors de la cérémonie officielle.
« Cela allait à l’encontre de ce qui définit la nation ivoirienne : notre diversité culturelle, notre histoire ouverte sur le monde, notre hospitalité légendaire et notre joie de vivre », a-t-il ajouté, devant un mémorial rendant hommage aux 19 victimes.
Cette attaque était une riposte aux opérations anti-djihadistes menées au Sahel par la France et ses alliés. Elle visait la Côte d’Ivoire pour avoir remis des membres d’AQMI au Mali.
Depuis, dix hommes ont été condamnés à la prison à perpétuité pour leur rôle dans cette attaque, dont six par contumace.
Société
Ghana : 150 membres de la diaspora africaine obtiennent la citoyenneté
Le Ghana a officiellement accordé la citoyenneté à 150 membres de la diaspora africaine lors d’une cérémonie organisée à Accra. Les nouveaux citoyens ont prêté serment d’allégeance avant de recevoir leurs certificats de naturalisation. Cette initiative s’inscrit dans la politique du pays visant à reconnecter les descendants d’Africains dispersés par l’esclavage avec le continent.
Depuis le lancement de ce programme, plus de 1 000 personnes issues de la diaspora ont déjà obtenu la nationalité ghanéenne.
Une cérémonie symbolique à Accra
La cérémonie s’est tenue au Centre international de conférence d’Accra en présence de responsables gouvernementaux et de représentants de la diaspora. Les nouveaux citoyens ont prêté serment de fidélité à la République du Ghana avant de recevoir leurs documents officiels. Pour plusieurs participants, cet événement marque l’aboutissement d’un long parcours personnel. Dans la salle, certains nouveaux citoyens brandissaient de petits drapeaux ghanéens pour célébrer cette étape symbolique.
Une politique de rapprochement avec la diaspora
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large qui vise à renforcer les liens entre le Ghana et les descendants d’Africains vivant à l’étranger. Le pays s’est positionné depuis plusieurs années comme une porte d’entrée pour la diaspora africaine.
Le programme s’appuie notamment sur l’« Année du retour », lancée en 2019 pour commémorer les 400 ans du début de la déportation des Africains vers l’Amérique du Nord. Depuis cette date, de nombreux Afro-Américains et membres de la diaspora ont choisi de s’installer au Ghana, attirés par l’histoire, la culture et les opportunités économiques.
Les autorités ghanéennes présentent la diaspora comme la « 17e région » du pays, soulignant son rôle potentiel dans le développement national.
Une démarche identitaire et historique
Pour beaucoup de nouveaux citoyens, la naturalisation dépasse la simple dimension administrative. Elle représente une forme de retour symbolique vers les racines africaines.
Certains expliquent avoir grandi avec la conscience de leurs origines africaines tout en ressentant une distance culturelle avec le continent. Obtenir la citoyenneté ghanéenne leur permet de combler cette rupture historique héritée de la traite transatlantique.
Lors de la cérémonie, la vice-présidente Jane Naana Opoku-Agyemang a rappelé que la distance géographique ne pouvait effacer l’identité. Selon elle, le Ghana souhaite rester un foyer pour la « famille africaine mondiale ».
Un partenariat pour l’avenir
Au-delà de l’aspect symbolique, les autorités ghanéennes voient également la diaspora comme un partenaire stratégique. Les compétences, les réseaux et les investissements des nouveaux citoyens sont perçus comme des leviers importants pour le développement du pays. Le gouvernement encourage ainsi les membres de la diaspora à investir, entreprendre et participer à la vie économique et culturelle nationale. Les nouvelles politiques de naturalisation, qui ont récemment simplifié certaines démarches administratives, visent à faciliter ce rapprochement. Pour les responsables ghanéens, cette dynamique permet de transformer une histoire marquée par l’exil et la rupture en un projet commun tourné vers l’avenir.
Source : https://www.afrik.com/ghana-150-membres-de-la-diaspora-africaine-obtiennent-la-citoyennete
Société
Bénin : Numalab lance le premier startup studio du pays à Cotonou
Numalab lance le premier startup studio au Bénin. Basé à Cotonou, il veut créer plusieurs startups technologiques pour l’Afrique de l’Ouest.
L’écosystème entrepreneurial béninois franchit une nouvelle étape. Lancé en janvier 2026 à Cotonou, Numalab se présente comme le premier startup studio du pays. Son objectif : concevoir et développer des startups technologiques directement en interne, en réponse aux besoins du marché local et régional. Une approche encore rare en Afrique de l’Ouest, qui pourrait contribuer à structurer davantage l’innovation dans la sous-région.
Un modèle encore peu répandu en Afrique de l’Ouest
L’écosystème des startups africaines continue de se structurer, et le Bénin entend désormais prendre part à cette dynamique. À Cotonou, Numalab a officiellement lancé ses activités début 2026 avec une ambition claire : introduire dans le pays le modèle du startup studio, encore peu développé dans la région.
Contrairement aux incubateurs ou aux accélérateurs traditionnels, qui accompagnent des entrepreneurs externes, un startup studio conçoit lui-même les projets qu’il développe. Les équipes identifient des opportunités de marché, testent les idées, structurent les modèles économiques et lancent ensuite les startups en interne.
Ce modèle, déjà bien implanté en Europe et en Amérique du Nord, permet selon ses promoteurs de réduire les risques liés à la création d’entreprise en mutualisant les ressources, les compétences et l’exécution. Pour Numalab, l’enjeu consiste à adapter cette approche aux réalités économiques et sociales du Bénin et de l’Afrique de l’Ouest.
Trois entrepreneurs aux profils complémentaires
Le projet est porté par trois entrepreneurs issus de parcours différents : Loïc Doufodji, Sébastien Doncker et Robin Hoffmeister.
À la tête du studio, Loïc Doufodji, entrepreneur béninois issu de la diaspora en France, a fait le choix de revenir s’installer durablement au Bénin afin de piloter le développement de la structure sur place.
Cette implantation locale constitue, selon les fondateurs, un élément central de la stratégie du studio. Elle doit permettre d’identifier les problématiques du marché au plus près du terrain et de concevoir des solutions technologiques réellement adaptées aux usages locaux.
Les deux autres cofondateurs apportent quant à eux des expertises techniques et entrepreneuriales dans les domaines de l’ingénierie, de l’intelligence artificielle et de la création de startups technologiques.
Plusieurs secteurs déjà ciblés
Numalab prévoit de créer trois à quatre startups par an, avec une montée en puissance progressive. Les premiers projets devraient se concentrer sur plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour l’économie régionale. Parmi eux figurent notamment : l’agrotech, la logistique, la mobilité, l’immobilier et le BTP, le secteur pharmaceutique.
L’objectif est de développer des solutions numériques capables de répondre à des besoins concrets du marché, tout en s’inscrivant dans une logique de croissance à l’échelle ouest-africaine.
Structurer un écosystème entrepreneurial encore jeune
Au-delà de la création de startups, Numalab souhaite également contribuer à la structuration de l’écosystème entrepreneurial béninois.
Le secteur technologique local connaît aujourd’hui une phase de forte émergence, portée par une nouvelle génération d’entrepreneurs et par l’essor du numérique. Mais de nombreuses initiatives restent encore isolées et peinent à atteindre une taille critique.
Le startup studio veut donc favoriser la montée en compétences des talents locaux, encourager la collaboration entre acteurs publics et privés et organiser des événements dédiés à l’innovation.
Hackathons, ateliers entrepreneuriaux ou rencontres professionnelles pourraient ainsi être organisés afin de stimuler les dynamiques collaboratives au sein de l’écosystème.
Une ambition régionale
Si Numalab démarre ses activités au Bénin, ses fondateurs affichent déjà une ambition régionale. Le studio souhaite progressivement étendre ses projets à l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, une région où les besoins en solutions technologiques adaptées aux réalités locales restent importants.
En misant sur la co-construction avec les entreprises, les institutions et les utilisateurs finaux, Numalab espère ainsi contribuer à l’émergence de startups plus solides et capables de créer de la valeur sur le long terme.
Pour le Bénin, l’initiative pourrait aussi constituer un signal supplémentaire de la montée en puissance de son écosystème numérique.
Source : https://www.afrik.com/benin-numalab-lance-le-premier-startup-studio-du-pays-a-cotonou