Économie
Sénégal : La compagnie aérienne nationale veut harmoniser les salaires entre pilotes locaux et expatriés
La compagnie nationale Air Sénégal entre dans une phase de transformation majeure sous la direction de Tidiane Ndiaye, son nouveau directeur général. Face aux défis structurels et financiers qui entravent son développement, l’entreprise mise sur une série de réformes stratégiques pour retrouver sa compétitivité.
Au cœur de cette refonte, une décision qui met fin à une injustice historique : l’harmonisation des salaires entre pilotes sénégalais et expatriés. Une revendication de longue date trouve enfin une issue favorable, alors que jusqu’ici, un écart significatif subsistait entre les rémunérations, malgré des responsabilités identiques. Désormais, la parité salariale devient un levier essentiel de la nouvelle gestion, avec l’objectif affiché de renforcer la motivation et la stabilité des effectifs.
Mais cette réforme salariale ne vient pas seule. La rationalisation des ressources humaines est aussi à l’ordre du jour. La compagnie a entamé une réduction progressive des effectifs, ciblant notamment les postes redondants et les charges excessives qui pèsent sur ses finances. Parallèlement, Air Sénégal mise sur la promotion interne, une démarche visant à donner plus de place aux compétences locales et à valoriser les talents sénégalais.
Ces décisions s’inscrivent dans un cadre plus large, alors que le gouvernement sénégalais prépare un Conseil interministériel sur l’avenir de la compagnie. En amont, un pré-conseil stratégique a déjà réuni les dirigeants de l’entreprise et le ministre des Transports aériens, mettant en lumière l’urgence d’un redressement efficace.
Alors que la concurrence régionale se renforce et que les défis économiques s’accumulent, Air Sénégal se doit de trouver un modèle viable et durable. Avec cette restructuration ambitieuse, la compagnie espère non seulement stabiliser sa situation, mais aussi préparer le terrain pour une expansion maîtrisée. Un pari audacieux qui, s’il est bien exécuté, pourrait redonner des ailes à la compagnie nationale et renforcer son positionnement en Afrique de l’Ouest.
Économie
Afrique : La Commission de la CEMAC annonce la suspension temporaire de ses activités
Alors que sa trésorerie est exsangue, la Commission économique et monétaire d’Afrique centrale annonce la suspension temporaire de ses activités.
Les réunions administratives et les missions officielles non essentielles inscrites au budget 2026 sont concernées par cette cure d’austérité.
Le budget de l’institution régionale est principalement alimenté par la Taxe communautaire d’intégration. Problème : elle peine à être transmise à la Commission. Elle n’a reçu que la moitié de cette taxe l’année dernière.
D’où l’appel lancé par son président, l’équato-guinéen Baltasar Engonga en direction des pays membres. Des Etats dont les économies sont sous perfusion.
Cette situation qui oblige la Commission de la Communauté des états d’Afrique centrale a adopté un service quasi minimum. Seules les activités jugées ‘’ hautement stratégiques’’ sont maintenues.
La persistance de la crise pourrait affecter les projets d’infrastructures régionales, entraver la libre circulation des personnes et ralentir dans la foulée, le rythme déjà peu soutenu, de l’intégration économique en Afrique centrale.
Économie
Centrafrique : fin des vols directs entre Paris et Bangui
Le dernier vol direct entre Paris et Bangui aura lieu le samedi 31 janvier prochain. Air France confirme la modification de sa desserte de la capitale centrafricaine, sans la justifier. En sursis depuis des mois, cette ligne, qui poursuit ensuite son chemin jusqu’à Yaoundé, ne serait pas rentable pour la compagnie qui propose des correspondances via le Cameroun.
La fin de la seule ligne directe entre Bangui et l’Europe crée beaucoup de mécontentement en Centrafrique et devient un sujet diplomatique.
Les clients potentiels avaient remarqué, depuis plusieurs semaines que le vol Paris-Bangui du samedi n’était plus réservable, à compter du 1er février.
Déjà réduite, depuis plusieurs mois, à un seul vol hebdomadaire sur une rotation incluant un stop à Yaoundé – dans le sens retour – la liaison directe s’arrête.
Air France confirme que la desserte se limitera désormais aux deux vols par semaine – mardi et jeudi – déjà opérés en partenariat avec Afrijet FlyGabon entre Yaoundé et Bangui, en correspondance avec les rotations entre Paris et la capitale camerounaise.
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Économie
Maroc : 20 millions de touristes accueillis en 2025
Le Maroc a annoncé lundi que le nombre de touristes ayant visité le pays en 2025 a atteint environ 20 millions, établissant ainsi un nouveau record.
Dans un communiqué, le ministère du Tourisme a indiqué que le Royaume a enregistré l’entrée d’environ 19,8 millions de touristes au cours de l’année écoulée, soit une hausse de 14 % par rapport à 2024.
Le ministère a souligné que ce chiffre « confirme la trajectoire positive et continue du secteur touristique et l’entrée dans une nouvelle phase de son développement ».
La ministre du Tourisme, Fatima-Zahra Ammor, a déclaré que l’accueil d’environ 20 millions de touristes au cours de l’année « reflète la transformation profonde du tourisme marocain, grâce à la vision éclairée du roi Mohammed VI ».
Elle a ajouté, selon le communiqué, que « le secteur touristique est devenu plus efficace et plus durable, avec un impact positif au niveau local ».
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