Société
Nigeria: Au moins 70 morts dans l’explosion d’un camion-citerne
Une foule s’était massée samedi pour récupérer du carburant autour d’un camion-citerne renversé. La crise économique que traverse le pays a poussé dans la précarité de nombreux Nigérians, notamment du fait de l’envolée des prix de l’essence.
Au moins 70 personnes ont été tuées, samedi 18 janvier 2025, dans le centre du Nigeria par l’explosion d’un camion-citerne renversé autour duquel s’était massée une foule pour récupérer du carburant, devenu un produit précieux dans ce pays confronté à une grave crise économique. « Le nombre de morts s’élève pour l’instant à 70 », a dit à l’Agence France-Presse Kumar Tsukwam, directeur du Federal Road Safety Corps (le FRSC, l’agence de la sécurité routière nationale) pour l’Etat du Niger, région du Nigeria. « La plupart des victimes ont été brûlées au point d’être méconnaissables », a-t-il ajouté.
Samedi en milieu de matinée, un camion-citerne transportant 60 000 litres d’essence a eu un accident au niveau de la « jonction de Dikko » sur la route reliant la capitale fédérale Abuja à la ville de Kaduna, selon le FRSC. « Le carburant s’est répandu sur le sol et une foule de personnes s’est rassemblée pour le ramasser, mais le camion-citerne a soudainement pris feu, engloutissant avec lui un autre camion-citerne », explique une note du FRSC.
La crise économique que traverse le Nigeria depuis un an et demi a poussé dans la précarité de nombreux Nigérians, notamment du fait de l’envolée des prix de l’essence. Certains n’hésitent pas à risquer leurs vies lors d’accidents de la route pour récupérer du carburant, dont le prix a quintuplé en dix-huit mois.
Fin des subventions pour les carburants
Le pays connaît une inflation supérieure à 30 % depuis un an, nourrie notamment par les réformes du président, Bola Tinubu, au pouvoir depuis mai 2023. Parmi ces réformes figure la fin des subventions pour les carburants, ce qui a fait s’envoler les prix alimentaires et des transports, faisant de l’essence un catalyseur du mécontentement des Nigérians.
En octobre, plus de 170 personnes avaient péri de la même manière dans l’Etat de Jigawa, dans le nord du pays, qui est le premier producteur de pétrole du continent.
Société
Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants
En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.
Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.
La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.
Société
RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025
En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.
En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.
J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.
Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/
Société
Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère
Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW.

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.
« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université«
Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.
« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse«
Un problème qui n’est pas récent
Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.
« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels«
Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.
Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824
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