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Politique

Cameroun : A 92 ans, le président Paul Biya brigue un huitième septennat

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C’est sur le réseau social X où des adresses aux jeunes, attribuées à Paul Biya sont devenues fréquentes, que le chef de l’Etat camerounais annonce sa candidature. 48h avant, il convoquait aux urnes le corps électoral pour le 12 octobre soit dans un peu moins de trois mois.  

« Il n’y a pas une grosse surprise ! », réagit Olivier Njoya, étudiant.  

« C’est juste dommage d’avoir des personnes qui ne pensent pas à l’intérêt général mais juste à leurs propres intérêts. »  

 C’est donc sans surprise que Paul Biya, âgé de 92 ans, a effectivement annoncé sa candidature pour un nouveau mandat.

Pour Angelo Toueli, activiste eco-citoyen, le président Paul Biya à travers cette annonce, a définitivement pris le pays en otage. 

« Il préfère se maintenir au pouvoir en empêchant que le jeu démocratique qui évolue avec l’alternance au sommet de l’Etat se déroule convenablement. La seule chose que nous pouvons faire c’est d’appeler les populations à prendre leurs responsabilités. »

Corruption, violation des droits humains  

Pendant plus de quatre décennies, le pouvoir dirigé par Paul Biya a été marqué par de nombreux scandales de corruption, des violations des droits de l’homme et une gestion opaque des ressources naturelles. Malgré les promesses de développement et de modernisation, le Cameroun peine à décoller économiquement et socialement. 

Pour Léon Theiller Onana, jeune frondeur et conseiller municipal membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, même s’il a le droit sur le plan juridique de se présenter, Paul Biya n’est plus en mesure de répondre aux attentes de ses compatriotes. 

« Du point de vue constitutionnel, la candidature de Paul Biya est acceptable parce que la Cour constitutionnelle lui donne le droit d’être candidat. »  

« Maintenant au niveau de l’éthique et de l’efficacité, poursuit Léon Theiller Onana, le Cameroun souhaite un président actif et proche de leurs réalités. Ce qui n’est pas le cas actuellement. »  

La présidentielle d’octobre de 2025 s’annonce donc cruciale pour l’avenir politique du Cameroun avec des enjeux importants liés à la jeunesse de la population. La moyenne d’âge de plus de 36% de la population est de 18 ans. Chaque 11 février est célébrée la fête de la jeunesse. 

Source : https://www.dw.com/fr/cameroun-reseaux-sociaux-paul-biya-situation-jeunes-femmes-c%C5%93ur-priorites/a-73265956

Politique

Afrique du Sud : Vers un déploiement de l’armée dans les foyers de criminalité

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L’Afrique du Sud s’apprête à déployer des unités de l’armée aux côtés de la police dans un délai de dix jours afin de lutter contre une criminalité galopante alimentée par les gangs de drogue et les mineurs illégaux.

L’annonce a été faite mardi 17 février par le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, devant le Parlement.

Les chefs de l’armée et de la police ont finalisé « le plan de déploiement qui débutera dans les dix prochains jours », a précisé le ministre. Cette décision s’inscrit dans une série de mesures musclées prises par le gouvernement pour contenir la violence dans un pays qui affiche l’un des taux d’homicide les plus élevés au monde, avec environ 60 meurtres par jour.

Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé la semaine dernière, lors d’une allocution nationale, l’envoi de troupes dans la province du Cap-Occidental — où se trouve la ville touristique du Cap — ainsi que dans le Gauteng, qui abrite le centre financier de Johannesburg. « Le crime organisé constitue désormais la menace la plus immédiate pour notre démocratie, notre société et notre développement économique », avait-il déclaré.

Certaines zones du Cap sont le théâtre d’affrontements meurtriers entre gangs rivaux qui se disputent le contrôle du trafic de drogue, tandis que des mineurs illégaux opèrent dans les anciens bassins aurifères du Gauteng. Firoz Cachalia a indiqué que l’opération militaire serait également étendue au Cap-Oriental, autre province confrontée à des gangs solidement implantés et à une criminalité liée aux stupéfiants.

La mesure suscite toutefois des critiques. Des experts de la sécurité et des partis d’opposition estiment que les militaires ne sont pas formés aux missions de maintien de l’ordre. D’autres s’interrogent sur le coût du dispositif et y voient l’aveu d’un échec de la police à endiguer la violence.

« Envoyer l’armée à court terme ne réduira pas les 64 meurtres qui ont lieu chaque jour dans ce pays », a lancé Mmusi Maimane, chef du parti libéral Build One South Africa, lors de la séance parlementaire à laquelle assistait le président Ramaphosa.

Source : https://fr.africanews.com/2026/02/17/lafrique-du-sud-deploiera-larmee-dans-les-foyers-de-criminalite-sous-dix-jours/

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Gabon : Suspension des réseaux sociaux « jusqu’à nouvel ordre »

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Les autorités gabonaises ont décidé de suspendre tous les réseaux sociaux “jusqu’à nouvel avis”. Depuis un mois, le président Oligui Nguema fait face à sa première vague de contestations sociales qui gagne en intensité.

La Haute Autorité de la Communication (HAC) au Gabon a annoncé mardi la suspension immédiate et « jusqu’à nouvel ordre » des réseaux sociaux sur le territoire gabonais, évoquant un risque de « dérives conflictogènes ».

Dans un communiqué lu mardi soir sur la chaîne de TV publique Gabon 1ère, le porte-parole de la HAC Jean-Claude Mendome a annoncé « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire gabonais jusqu’à nouvel ordre », sans désigner les plateformes concernées, expliquant que des contenus risquaient d’engendrer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions.

La contestation monte

Le président gabonais a été confronté en janvier et février à sa première vague de contestation sociale avec une grève des enseignants qui dure par endroits depuis plus d’un mois.

« La Haute Autorité de Communication (HAC) constate la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais, de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, portant atteinte à la dignité humaine, aux bonnes moeurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale », a énuméré le porte parole de l’institution.

En RelationTRT Français – Gabon : le président de transition s’attaque à la corruption dans les marchés publics

La HAC s’inquiète aussi de « la propagation de fausses informations », de « cyberharcèlement », ou encore de « la divulgation non autorisée de données personnelles ».

Dans son communiqué, la HAC a également « déploré », « l’indifférence » des plateformes et « l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites ».

« Ces agissements sont susceptibles dans le cas du Gabon d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques », a affirmé le porte-parole.

La suspension n’était cependant pas effective dans la nuit de mardi à mercredi, d’après des témoignages sur place.

Source : https://www.trtfrancais.com/article/f2056faf826a

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Tchad : L’opposant Albert Pahimi Padacké désigné président du CPDP

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L’opposant tchadien Albert Pahimi Padacké a été désigné présidé du CPDP par consensus pour un mandat d’un an.

Installé dans les fonctions la semaine dernière, les membres du Cadre permanent de dialogue politique (CPDP) ont tenu leur première plénière ce mardi, marquée par l’installation de Albert Pahimi Padacké à la tête du bureau.

La plénière a procédé à la mise en place d’un bureau composé de dix membres. Pour la première année, la présidence est accordée par consensus à l’opposition. Le chef de file de l’opposition conduite par son chef de file Albert Pahimi Padacké. Il est assisté d’Aziz Mahamat Saleh, de la mouvance présidentielle.

La plénière a mis également un comité pour la rédaction du règlement intérieur de l’organe et un autre pour l’élaboration de son budget de fonctionnement.

Mis en place en juin 2025, le CDPD a pour objectif de favoriser la concertation entre les partis politiques et accompagner la vie démocratique. Il est composé de 30 membres dont 15 de la majorité présidentielle et 15 de l’opposition démocratique. Ne sont membres que les présidents ou secrétaires généraux des partis politiques légalement reconnus.

Source : https://fr.apanews.net/news/tchad-albert-pahimi-padacke-designe-president-du-cpdp/

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