Société
Tchad : N’Djamena accueillera la 25ᵉ édition du Forum Pharmaceutique International en 2026
Lors d’une réunion tenue ce vendredi 23 mai au ministère de la Santé, Dr Haroun Badawi Mahamat, président de l’Ordre national des pharmaciens du Tchad, a annoncé que le Tchad a été choisi pour accueillir la 25ᵉ édition du Forum Pharmaceutique International (FPI) en 2026. Cette décision a été officialisée lors de la 24ᵉ édition du FPI, qui s’est déroulée les 1er et 2 mai 2025 à Tunis.
Le Forum Pharmaceutique International est un événement annuel majeur qui réunit scientifiques, pharmaciens, autorités de régulation et représentants de l’industrie pharmaceutique pour débattre des enjeux du secteur, échanger des expériences et formuler des recommandations. Selon Dr Badawi, ce forum représente une opportunité unique pour discuter des défis spécifiques au domaine pharmaceutique en Afrique et proposer des solutions adaptées.
Il a rappelé que le Tchad avait déjà accueilli ce forum en 2012, un événement historique qui avait notamment abouti à la création de la Faculté de Pharmacie, grâce au soutien du défunt président Idriss Déby Itno. « Aujourd’hui, nous formons des pharmaciens de haut niveau, qui représentent l’avenir de notre pays », a-t-il affirmé avec fierté.
Pour l’édition de 2026, renchérit-il, le Tchad a choisi un thème ambitieux : « Renforcer l’accès aux soins de santé : défis et opportunités pour la production locale et la pharmacie hospitalière ». Ce choix illustre les priorités du pays, à savoir le développement de l’industrie pharmaceutique locale et l’amélioration de l’accès aux médicaments.
Lire aussi : Dr Haroun Badawi Mahamat nommé vice-président de l’Inter-ordre des Pharmaciens d’Afrique
Dr Soureya Zakaria, présidente du Syndicat National des Pharmaciens du Tchad (SYNPHAT), a pour sa part rappelé l’ampleur du défi qui attend les organisateurs. Forte de son expérience lors de l’édition 2012, elle a évoqué le succès de cet événement, réalisé avec un budget de plus de 600 millions de FCFA et salué par les participants. « La barre est haute pour 2026. Avec plus de 300 pharmaciens aujourd’hui, les attentes seront encore plus grandes », a-t-elle déclaré. Elle a appelé à une mobilisation immédiate, notamment des jeunes pharmaciens, pour relever ce défi. « En 2012, nous, les jeunes de l’époque, avons porté cet événement. Aujourd’hui, c’est à vous de prendre la relève », a-t-elle encouragé.
La réunion, organisée conjointement par l’Ordre National des Pharmaciens du Tchad, le SYNPHAT, la Direction Générale de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires, la Centrale Pharmaceutique d’Achats et la Faculté des Sciences de la Santé Humaine, marque le début des préparatifs pour cet événement d’envergure.
Société
Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants
En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.
Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.
La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.
Société
RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025
En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.
En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.
J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.
Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/
Société
Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère
Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW.

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.
« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université«
Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.
« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse«
Un problème qui n’est pas récent
Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.
« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels«
Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.
Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824
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