Société
Cameroun : Les nouvelles cartes d’identité biométriques désormais délivrées en 48h
La production sous 48h des nouvelles cartes nationales d’identité biométriques est effective au Cameroun. C’est un grand soulagement pour de millions de Camerounais qui ont passé parfois dix ans sans cette pièce officielle du fait des longs délais sous l’ancien système.
Au Cameroun, finis les délais interminables pour se faire délivrer la carte nationale d’identité. Cette pièce officielle qui manquait selon la Police nationale à 12% des Camerounais est désormais obtenue en 48h. Les premiers demandeurs ont reçu leur carte nationale d’identité biométrique.
Son coût a cependant été revu à la hausse et les rendez-vous se font exclusivement en ligne. « On ne croyait pas qu’en 48h, on pouvait nous délivrer la carte nationale d’identité, on remercie vraiment le gouvernement Camerounais », se réjouit Cabrel Mbouta un jeune Camerounais qui fait partie des premiers bénéficiaires à Yaoundé de la nouvelle carte nationale d’identité.
Cabrel Mbouta dit néanmoins avoir éprouvé quelques difficultés lors de son pré enrôlement, « c’est mon oncle qui m’a aidé à faire le pré-enrôlement en ligne, ce n’était pas facile, mais parvenu à l’étape finale, tu paies les 10000 CFA demandés, et tu reçois un PDF de ton pré-enrôlement et puis tu viens retirer ta carte nationale en 48h au commissariat ».
Avant le retrait, les demandeurs déposent un dossier physique qui renseigne sur leur filiation, profession et situation matrimoniale entre autres. Au commissariat de sécurité publique du 10ème à Yaoundé, un bon nombre de Camerounais se soumettent déjà à cet exercice. « A ceux qui n’y croient pas encore, c’est bien effectif, vous pouvez essayer », lance l’air joyeux un opérateur économique. « Le processus est vraiment bien et pas compliqué du tout », commente un jeune cadre d’administration.
Un décret présidentiel a fixé le 28 février dernier les conditions pour la délivrance de la nouvelle carte nationale d’identité dont la validité est de 10 ans. « Il n’y a plus de problème, à partir de ce jour la carte nationale est délivrée en 48h comme le prévoit le texte, comme vous le savez bien, le chef de l’Etat a promulgué un décret relatif aux caractéristiques de la carte nationale d’identité et aux modalités de distribution », rassure Albert Djella, Commissaire divisionnaire de police, chef du centre national de production des titres identitaires.
Ces 10 dernières années, la délivrance de la carte nationale d’identité s’est faisait au bout des délais interminables. Mais le nouveau système plus fluide qui impose le pré-enrôlement en ligne pourrait freiner l’élan des Camerounais. « Même nous qui sommes ici en ville, il y’a des fois où le réseau internet est indisponible pendant des heures vous voyez à un moment donné si une personne est connectée sur la plateforme dédiée pour pouvoir s’enrôler à un moment donné la personne peut se lasser et abandonner. En plus au niveau des zones reculées le problème va se poser d’une façon plus accrue encore, espérons que l’Etat va trouver une solution pour l’offre internet de bonne qualité », selon un avocat stagiaire ayant requis l’anonymat.
68 centres ultra modernes de délivrance de la nouvelle carte nationale d’identité vont être construits à travers les 10 régions et les 58 départements. 219 postes actuels d’identification sont à rénover selon le partenaire technique de la Police nationale.
Société
Côte d’Ivoire : Le prix bord champ du kilogramme de la noix de cajou fixé à 400 FCFA
Le prix plancher bord champ du kilogramme de la noix de cajou est fixé à 400 FCFA pour la campagne 2026. L’annonce a été faite ce vendredi 6 février 2026, à Yamoussoukro par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, à l’occasion des Journées nationales du Producteur de l’anacarde, du coton et du karité.
Ce prix de 400 FCFA/Kg, légèrement en baisse comparé à la campagne précédente s’explique par un repli constaté sur le marché international, accentué par des mesures tarifaires restrictives imposées par les États-Unis. À cela s’ajoute la baisse du dollar, passé de 620 FCFA en 2025 à 565 FCFA aujourd’hui, limitant mécaniquement les marges de manœuvres financières.
Selon le ministre Bruno Nabagné Koné, « La fixation d’un prix prudent mais protecteur s’impose afin de préserver l’écoulement de toute la production nationale tout en sécurisant les revenus des producteurs ».
Il a rappelé l’engagement du Gouvernement, sur instructions du Président de la République, à intervenir financièrement pour soutenir le pouvoir d’achat des producteurs.
Le ministre n’a pas exclu la possibilité d’une révision à la hausse du prix, comme cela fut le cas lors de précédentes campagnes, si la situation au niveau international s’améliorait. En fixant le prix de 400 FCFA/Kg, le Gouvernement entend maintenir la position de leader mondial de la Côte d’Ivoire, tout en garantissant une rémunération attractive à ses braves paysans.
Société
RD Congo : Au moins 200 morts dans l’effondrement d’une mine de coltan
Une série de glissements de terrain a frappé une mine contrôlée par des milices en République démocratique du Congo. L’effondrement a enseveli des personnes vivantes et fait plusieurs morts.
Selon des témoins une partie d’un versant dans la zone minière de Rubaya s’était effondrée mercredi après-midi. Un deuxième glissement de terrain s’est produit jeudi matin.
« Il a plu, puis il y a eu un glissement de terrain qui a emporté des gens. [ …]Certains ont été engloutis, d’autres sont morts dans les puits. Beaucoup sont encore coincés à l’intérieur. » , a révélé Franck Bolingo, mineur.
Vendredi, des dizaines de chiffonniers continuaient à creuser à la pelle sur le vaste site.
Depuis sa résurgence en 2021, le groupe M23 s’est emparé de vastes étendues de l’est de la RDC, riche en ressources, et a pris le contrôle de la mine de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu, en avril 2024, avec l’aide du Rwanda.
La mine de Rubaya produit entre 15 et 30 % de l’approvisionnement mondial en coltan, un minerai essentiel à la fabrication d’appareils électroniques tels que les ordinateurs portables et les téléphones mobiles.
Selon les experts des Nations Unies, le M23 a mis en place une administration parallèle à l’État congolais afin de réglementer l’exploitation de la mine de Rubaya depuis sa prise de contrôle.
Les experts estiment que le M23 tire environ 800 000 dollars par mois de la mine grâce à une taxe de sept dollars par kilo sur la production et la vente de coltan.
Les experts de l’ONU accusent également le Rwanda, qui nie fournir un soutien militaire au M23, d’utiliser la milice pour détourner les richesses minérales de la RDC.
Outre le fait qu’elle contient entre 60 et 80 % du coltan mondial, la partie orientale de la RDC abrite également de vastes réserves d’or et d’étain.
Plusieurs sociétés minières internationales ont temporairement suspendu leurs activités dans l’est du pays en raison de l’avancée du M23.
Source : https://fr.africanews.com/2026/01/31/rdc-un-glissement-de-terrain-meurtrier-frappe-un-site-minier/
Société
Afrique : plus de 100 morts dans des inondations dévastatrices au Mozambique
L’Afrique du Sud a décrété officiellement ce dimanche l’état de catastrophe nationale face aux inondations meurtrières et destructrices qui frappent depuis décembre le pays. Le Zimbabwe et surtout le Mozambique déplorent également des victimes. Selon le dernier bilan dressé par Maputo, rien qu’au Mozambique plus de 100 personnes sont mortes dans diverses circonstances du fait des intempéries.
Des pluies sont encore attendues, des centres d’hébergements d’urgence sont bondés selon Guy Taylor de l’Unicef Mozambique. Et tout le monde n’a pas encore pu être mis à l’abri. « Beaucoup de gens sont encore complètement isolés et attendent des secours. Beaucoup sont coupés des services essentiels dont ils dépendent. Or, les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère ont besoin d’aliments thérapeutiques immédiatement. »
Des soins d’autant plus nécessaires que les inondations accentuent le risque sanitaire : « Le Mozambique connaissait déjà des cas de choléra dans de nombreuses régions, et il est donc très probable que cette inondation accélère sa propagation et celle d’autres maladies, rappelle Guy Taylor. Il est essentiel que nous intervenions dès maintenant pour aider les gens à avoir accès à de l’eau potable. Il faut un accès à des services de santé pour que les enfants puissent être traités et recevoir des vaccinations cruciales ».
Des milliers d’hectares de champs inondés
Pour ne rien arranger, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) cité par Associated Press, 70 000 hectares de champs ont été inondés. « La majorité des gens au Mozambique dépendent d’une agriculture de subsistance. Il est probable que des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes verront leur sécurité alimentaire gravement menacée par ces inondations. »
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