Politique
Côte d’Ivoire : La liste électorale provisoire sera publiée le 17 mars 2025
En Côte d’Ivoire, y aura-t-il une nouvelle révision de la liste électorale avant la présidentielle d’octobre 2025 ?C’est en tout cas la revendication des partis d’opposition depuis plusieurs semaines. Mais, tout porte à croire que la Commission électorale indépendante (CEI) ne cédera pas à cette demande. L’institution a annoncé, vendredi 28 février, que la liste électorale provisoire sera publiée le 17 mars 2025, suivie d’une période de contentieux.
Après plus de trois mois d’analyse des données brutes recueillies lors de la récente révision de la liste électorale, tenue en novembre 2024, la CEI, par la voix de son porte-parole, annonce la prochaine étape. Emile Ebrottié : « La liste électorale provisoire sera affichée le 17 mars 2025, dans les centres d’enrôlement, ouvrant la phase du contentieux à partir du 22 mars 2025, pour recevoir les réclamations et les observations. »
Chiffres insuffisants ?
Près d’un million et demi de requérants ont été enregistrés, dont plus de 943 000 nouveaux inscrits. Des chiffres jugés insuffisants par l’opposition, qui exige une nouvelle révision avant la présidentielle d’octobre. Le président exécutif du PPA-CI, Sébastien Danon Djédjé évoque « un forcing » de la part de l’organe en charge d’organiser le scrutin : « Beaucoup d’Ivoiriens veulent participer au choix de leurs représentants. Ceux-là sont laissés de côté et, malgré cela, la CEI s’entête à afficher la liste provisoire. Mais nous, compétiteur politique, nous insistons pour dire qu’il faut une révision de la liste électorale pour 2025. C’est la loi qui le dit. »
Fin janvier, face à l’ordre des avocats, le président de la CEI rappelait que le Code électoral de la Côte d’Ivoire n’impose pas de nouvelle révision avant la présidentielle. Selon Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, le calendrier ne permet pas d’en organiser une autre avant le mois d’octobre.
Politique
Libéria : Des responsables de l’Autorité nationale du logement limogés pour mauvaise gestion financière
Le président libérien Joseph Nyuma Boakai a limogé samedi deux hauts responsables de l’Autorité nationale du logement (NHA) pour mauvaise gestion financière, réaffirmant la politique de tolérance zéro de son gouvernement en matière de corruption et d’indiscipline financière.
Les responsables relevés de leurs fonctions sont Prince S. Bonnah, directeur général adjoint chargé de l’administration, et Alex Railey, directeur général adjoint chargé des services techniques de la NHA.
Ces limogeages font suite aux conclusions d’un comité d’enquête ayant établi des violations du Règlement de gestion des finances publiques de 2009, conformément à la résolution du Conseil d’administration n° NHA-2025-001, selon un communiqué de la présidence parvenu à APA.
Le président Boakai a déclaré que son administration ne tolérera ni l’indiscipline financière ni le détournement des ressources publiques, rappelant que tous les agents sont tenus de respecter les normes les plus strictes d’intégrité, de transparence et de responsabilité.
Il a également assuré que des mesures administratives appropriées seront prises pour garantir la continuité des opérations à la NHA, conformément aux lois et règlements en vigueur.
Source : https://fr.apanews.net/news/liberia-deux-responsables-limoges-pour-faute-financiere/
Politique
Sierra Leone : Journée nationale du Souvenir
La Sierra Leone a commémoré pour la première fois de son histoire sa première Journée nationale du souvenir en l’honneur des victimes de la guerre civile qui a dévasté le pays de 1991 à 2002.
Dans un discours à la nation, Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone, appelle le pays à trouver la grâce de guérir complètement, de restaurer la dignité et d’aller de l’avant ensemble .
Pour la première fois dans notre histoire, nous nous réunissons en ce jour unique pour commémorer notre guerre civile et le lourd tribut que notre pays a payé pour la paix. À partir d’aujourd’hui, le 18 janvier appartient à tous les Sierra-Léonais. À toutes les victimes et à tous les survivants, je ne peux vous demander d’oublier. Je vous demande seulement, à votre rythme et à votre manière, de permettre à notre nation de trouver la grâce de guérir complètement, de restaurer sa dignité et d’aller de l’avant ensemble.
Ce conflit, considéré comme l’un des plus brutaux de l’histoire contemporaine, a fait environ 120 000 morts et des milliers de blessés ou de mutilés avant de prendre officiellement fin le 18 janvier 2002. Cette journée du souvenir fait partie des recommandations de la Commission vérité et réconciliation. Une initiative saluée par l’Association des amputés et des blessés de guerre de la Sierra Leone. Marquée désormais dans les annales du pays, cette journée du souvenir est pour le président de la République, l’occasion de comprendre le chaos et travailler à ce qu’il ne se répète jamais.
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Politique
Bénin: l’opposition dénonce «un Parlement monocolore»
Au Bénin, avant même la proclamation des résultats définitifs des législatives du 11 janvier 2026, le spectre d’une Assemblée nationale sans opposition suscite déjà des réactions. En attendant les résultats définitifs, l’expression « Parlement monocolore » refait surface dans ce pays jadis cité comme modèle de pluralisme démocratique en Afrique.
Les chiffres provisoires annoncés par la Commission nationale électorale autonome (Cena) du Bénin n’attribuent pas de siège pour Les Démocrates, principal parti d’opposition, et pour les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), opposition modérée. Les 109 sièges de la prochaine législature se répartissent exclusivement entre le Bloc républicain (BR) et Union progressiste le renouveau (UP-R), deux formations du pouvoir. Ce tableau rappelle 2019, lorsque seuls des élus du camp du président Patrice Talon avaient accédé au Parlement.
Les partis politiques attendent désormais les résultats définitifs pour réagir officiellement. Néanmoins, quelques responsables ont déjà pris position. C’est le cas de Nadine Okoumassou des Démocrates, candidate malheureuse lors de ce scrutin. Elle a dénoncé dimanche sur un média local l’absence de l’opposition au sein de l’hémicycle pour la prochaine législature en ces termes : « Un Parlement monocolore, des hommes sous ordres. Comment un législateur peut contrôler l’action d’un gouvernement auquel il appartient ? L’Assemblée nationale ne saurait être une caisse de résonnance. »
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