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Société

Centrafrique : 226 logements sociaux pour reloger les sinistrés de l’île aux Singes

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En Centrafrique, le gouvernement annonce la délocalisation prochaine des habitants de l’île aux Singes après les récurrents cas d’inondation qui la rendent inhabitable. Plus communément appelée île Mbongossoa, elle est un territoire centrafricain situé au milieu de la rivière Oubangui, entre la capitale, Bangui, et la ville congolaise de Zongo. Chaque année, les 2 000 habitants sont victimes d’inondations et ne peuvent pas aisément pratiquer la pêche, l’agriculture et l’élevage. Dépassés, ils ont demandé aux autorités centrafricaines de les reloger.

Pour montrer les dommages causés à leurs domiciles, les habitants de l’Île aux Singes doivent escalader les amas de pierres, de briques, de bois et des morceaux de tôles.

Patrick vit avec ses parents dans une maison partiellement effondrée, à quelques mètres de la rivière Oubangui. « Dans les maisons, tout est cassé, on n’a plus rien. Même notre pirogue, les filets, tout a volé. Presque 117 maisons sont détruites, il n’y a plus de maisons », note-t-il.

« L’île Mbongossoa n’est plus habitable »

Au milieu des décombres, dans le silence d’une île dévastée, Ludovic, l’air égaré, vit depuis plusieurs mois à ciel ouvert sous un manguier.

« L’île Mbongossoa n’est plus habitable. Toutes les activités économiques, les écoles et les hôpitaux sont à terre. Nous voulons une relocalisation pour nous permettre de reprendre nos activités à l’exemple de la pêche, l’élevage et le jardinage », déplore-t-il.

Pour venir en aide à ces familles, le gouvernement et ses partenaires ont mis en place un vaste projet. « Le ministère de l’Urbanisme nous a octroyé un site de 150 ha sur la route de Mbaïki, à 35 kilomètres de Bangui. Cela va nous permettre de délocaliser les sinistrés de l’île Mbongossoa. Nous avons déjà eu un financement, avec la Banque africaine de développement, nous sommes en train de travailler pour la construction de logements sociaux », précise Josiane Bemaka-Soui, ministre de l’Action humanitaire.

Selon le gouvernement, 226 logements sociaux seront construits dans deux mois pour accueillir ces habitants.

Source : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250218-centrafrique-un-projet-de-construction-d-habitations-pour-reloger-les-sinistr%C3%A9s-de-l-%C3%AEle-aux-singes

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Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants

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En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés  dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.

Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.

La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.

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RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025

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En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.

En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.

J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.

Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/

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Société

Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère

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Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW. 

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.

« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université« 

Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.

« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse« 

Un problème qui n’est pas récent 

Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.

« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels« 

Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.

Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824

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