Société
Togo : Le premier forum sur la protection des données personnelles en juillet à Lomé
Du 28 au 30 juillet 2025, la capitale togolaise, Lomé, accueillera le tout premier Forum International sur la Protection des Données à Caractère Personnel au Togo (FIPDCP-Togo). Cet événement, organisé par les sociétés DataSecur Consulting, DOS EXCELL, et BRAINSTORM EVENTS en partenariat avec l’Entente des Spécialistes Togolais en Technologies de l’Information et de la Communication (ESTETIC), est soutenu par le Centre de droit des affaires de l’Université de Lomé et l’Institut Supérieur de Droit et d’Interprétariat.
Placé sous le thème : « Les enjeux de la protection des données personnelles à caractère personnel au Togo », le FIPDCP-Togo se présente comme une plateforme de dialogue et d’échange cruciale sur la protection des données personnelles, rassemblant experts internationaux, acteurs locaux et décideurs politiques. L’objectif est de positionner le Togo comme un acteur clé dans la gouvernance numérique en Afrique, notamment en matière de protection des données.
Selon Me Godwin Amenyinu, juriste associé-gérant du cabinet Brain et co-organisateur du forum, « Ce forum rassemblera des experts, chercheurs, professionnels du droit, acteurs du secteur numérique, représentants gouvernementaux, entreprises, organisations de la société civile, étudiants et citoyens soucieux de la protection de leurs données. L’objectif est d’explorer comment des réglementations adaptées et des stratégies économiques solides peuvent positionner le Togo et d’autres nations africaines en tant que leaders en matière de protection des données, tout en garantissant une croissance numérique sécurisée et durable ».
Le programme prévoit des conférences, tables rondes et ateliers animés par des spécialistes venus d’Afrique et d’Europe. Parmi les thématiques abordées : le cadre juridique togolais et africain, les défis de la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la gestion des données dans les entreprises et le transfert international des informations personnelles.
La sensibilisation aux risques liés à la cybercriminalité sera un axe fort des discussions. « Il est crucial de comprendre l’importance des données personnelles, qui sont aujourd’hui considérées comme ‘l’or noir du 21ᵉ siècle’ en raison de leur rôle dans l’économie numérique et l’intelligence artificielle », rappelle Me Godwin Amenyinu.
Sylvestre Daya Minlekibe, Premier vice-président d’ESTETIC, a également insisté sur la nécessité de bien connaître les réglementations pour garantir une utilisation sécurisée des données personnelles. « Il est primordial que chaque individu prenne conscience des risques et adopte les bonnes pratiques pour protéger ses données », a-t-il ajouté.
Dans un contexte de numérisation croissante, le FIPDCP-Togo ambitionne de renforcer les compétences des professionnels et des citoyens afin d’assurer une meilleure protection des informations personnelles. Un rendez-vous clé pour le Togo, qui entend jouer un rôle majeur dans la sécurisation du cyberespace en Afrique.
Société
Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants
En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.
Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.
La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.
Société
RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025
En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.
En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.
J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.
Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/
Société
Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère
Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW.

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.
« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université«
Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.
« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse«
Un problème qui n’est pas récent
Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.
« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels«
Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.
Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824
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