Société
Mali : Au moins 48 morts dans l’effondrement d’une mine d’or
A Bilalkoto dans le sud-ouest du Mali, un nouvel effondrement d’une mine a été fatal à une dizaine de femmes, deux semaines après celui qui avait coûté la vie à 13 personnes dans la région de Kangaba, illustrant une nouvelle fois la dangerosité des conditions d’exploitation dans ces sites non réglementés.
Un tragique accident s’est produit ce samedi 15 février à Bilalkoto, un village de la commune de Dabia, dans le cercle de Kéniéba, dans le sud-ouest du Mali. Une machine excavatrice de type Caterpillar, utilisée par des exploitants chinois sur un site minier artisanal, s’est renversée sur un groupe de femmes travaillant dans une fosse à la recherche d’or.
Selon des témoins sur place, des dizaines de femmes ont perdu la vie sur le coup. Une dizaine de blessés graves ont été évacués vers l’hôpital de Kéniéba. Le bilan officiel reste pour l’instant inconnu et pourrait s’alourdir, les opérations de recherche étant toujours en cours.
Ce drame survient quelques jours après un incident similaire dans le village de Danga, situé dans le cercle de Kangaba. Le 29 janvier, l’effondrement d’une mine artisanale avait piégé plusieurs personnes sous les décombres, causant la mort d’au moins 13 d’entre elles, dont des femmes et des enfants.
Les éboulements dans les mines artisanales du Mali sont fréquents et souvent meurtriers. Ces accidents sont généralement dus à des pratiques d’exploitation non réglementées, à l’utilisation d’équipements inappropriés et au non-respect des normes de sécurité. Les conditions de travail précaires et l’absence de supervision adéquate exacerbent les risques pour les orpailleurs, en particulier les femmes, qui représentent une part significative de la main-d’œuvre dans ces mines.
Le cercle de Kéniéba, riche en ressources aurifères, attire de nombreux exploitants, y compris des sociétés étrangères. Cependant, l’exploitation minière, souvent illégale ou mal encadrée, entraîne des conséquences désastreuses pour les communautés locales. Les terres agricoles sont dégradées, les sources d’eau contaminées et les accidents mortels se multiplient. Les autorités locales et nationales sont régulièrement interpellées pour renforcer la réglementation et assurer une exploitation responsable des ressources minières, afin de protéger les populations et l’environnement.
Source : https://fr.apanews.net/news/mali-effondrement-meurtrier-dans-une-mine-artisanale-a-bilalkoto/
Société
Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants
En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.
Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.
La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.
Société
RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025
En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.
En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.
J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.
Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/
Société
Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère
Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW.

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.
« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université«
Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.
« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse«
Un problème qui n’est pas récent
Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.
« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels«
Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.
Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824
-
Politiqueil y a 24 heuresCAN 2025 : temps forts du duel Cameroun VS Afrique du Sud
-
Sportil y a 24 heuresCAN 2025 : le Nigeria écrase le Mozambique (4-0) et file en quarts
-
Politiqueil y a 24 heuresGuinée: la victoire de Mamadi Doumbouya à la présidentielle, confirmée
-
Sociétéil y a 23 heuresRDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025
-
Politiqueil y a 23 heuresOuganda : l’opposition dénonce une campagne de répression
-
Politiqueil y a 23 heuresBurkina Faso: tensions à Ouagadougou après la tentative présumée de «coup d’État»
-
Politiqueil y a 12 heuresCentrafrique: Faustin-Archange Touadéra déclaré vainqueur de la présidentielle
-
Sociétéil y a 11 heuresTunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants