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Politique

Mali : Quatre gendarmes blessés dans l’attaque du convoi d’un ministre

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Le Mali, plongé dans une crise sécuritaire depuis 2012, a été une nouvelle fois secoué par une attaque violente jeudi 13 février 2025, visant le convoi du ministre malien de l’enseignement supérieur, Bouréma Kansaye. L’incident, qui a eu lieu dans la région de Sikasso, dans le sud du pays, a fait quatre gendarmes blessés, dont l’un gravement. L’attaque, menée par des militants présumés liés à Al-Qaïda, a eu lieu entre 12h et 13h (heure locale), près de la ville de Niéna.

L’attaque a été attribuée à la katiba Macina, un groupe armé affilié à al-qaïda, qui mène des opérations dans la région du sahel. Selon les informations recueillies par un consortium de journalistes et de sources sécuritaires, les assaillants ont tiré une roquette sur le convoi du ministre Kansaye, provoquant une explosion violente. La riposte des gendarmes, chargés de protéger le convoi, a été immédiate et a permis de repousser les assaillants après des échanges de tirs intenses.

La situation a été rapidement maîtrisée, et le convoi a pu poursuivre sa route vers Sikasso, malgré les dégâts et les blessés. D’après un membre de la délégation, « la réaction des gendarmes a été rapide et efficace, ce qui a permis à la délégation d’arriver à destination sans perdre de temps ». Cependant, des informations contradictoires ont circulé concernant l’état de santé du ministre, bien que certaines sources aient rapporté qu’il n’a pas été gravement blessé.

Des blessés mais pas de morts

Bien que l’attaque ait été violente, aucune victime mortelle n’a été signalée, mais plusieurs blessés ont été déplorés. Selon des informations partagées par une source sécuritaire sous couvert d’anonymat, « plusieurs blessés, dont certains dans un état grave » ont été transportés après l’incident. Parmi eux, quatre gendarmes ont été blessés, un d’entre eux étant dans un état critique.

Lire : Mali : 25 ou plus de 50 morts ? Une attaque sanglante contre un convoi civil sème le doute près de Gao

Cet événement survient après une série d’attaques similaires qui secouent le pays, exacerbé par la violence de groupes djihadistes et de milices communautaires, qui déstabilisent depuis plusieurs années la région du sahel. Il y a seulement une semaine, une attaque contre un convoi militaire a fait 32 morts, incluant civils et militaires, et a intensifié l’inquiétude quant à la sécurité dans cette zone déjà très instable.

Attaques contre des cibles militaires et civiles

Le Mali, sous régime militaire depuis deux coups d’État en 2020 et 2021, fait face à une situation sécuritaire dégradée, avec la prolifération de groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’état islamique. Ces groupes mènent des attaques contre des cibles militaires et civiles, exacerbant une crise humanitaire de grande ampleur. Les forces de sécurité maliennes sont régulièrement confrontées à ces groupes djihadistes, souvent sur des terrains difficiles, et doivent faire face à des attaques de plus en plus fréquentes et sophistiquées.

Depuis 2012, lorsque des groupes armés ont commencé à occuper le nord du Mali, le pays a été plongé dans une guerre qui a attiré des forces internationales pour tenter de stabiliser la situation. Mais, malgré l’engagement de la communauté internationale, la sécurité dans la région reste fragile, et les attaques djihadistes continuent de provoquer des pertes humaines et de déplacer des milliers de civils.

Des attaques djihadistes répétées

La violence djihadiste ne cesse d’augmenter, et les attaques contre des personnalités politiques, des militaires et des civils deviennent de plus en plus courantes. Le meurtre du chef de cabinet du président de la transition, le général Assimi Goïta, lors d’une attaque contre son convoi en avril 2023, en est un exemple tragique. Le Mali semble pris dans un engrenage de violences qui touche aussi bien les populations civiles que les autorités gouvernementales.

Source : https://www.afrik.com/mali-quatre-gendarmes-blesses-dans-une-attaque-du-convoi-d-un-ministre

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Togo : Robert Dussey prône une réponse globale au terrorisme

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Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a souligné lundi la nécessité de dépasser les réponses strictement sécuritaires face au terrorisme, dans un message relayé par son homologue malien, Abdoulaye Diop.

Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a insisté lundi 6 avril sur l’importance d’une approche globale dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux visités à APA, dans lequel il a mentionné son homologue malien, Abdoulaye Diop, le ministre togolais a affirmé que « la lutte contre le terrorisme et la quête de la paix […] ne peuvent se limiter aux seules réponses militaires ou sécuritaires ».

Il a souligné que ces défis « nécessitent également un renforcement des mécanismes d’intégration socio-économique », mettant en avant les causes structurelles des crises sécuritaires dans la région.

M. Dussey a ainsi plaidé pour une approche combinée reposant sur « la stabilité institutionnelle, l’inclusion sociale et le développement partagé », qu’il considère comme essentielle pour construire une paix durable.

Le message a été relayé par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, traduisant une convergence de vues sur la nécessité d’élargir les réponses face à l’insécurité au Sahel.

Cette prise de position s’inscrit dans la continuité des déclarations récentes du chef de la diplomatie togolaise. Fin mars, il avait déjà alerté sur les risques d’une déstabilisation de la Confédération des États du Sahel (AES), estimant qu’un affaiblissement de ce bloc — composé du Mali, du Burkina Faso et du Niger — aurait des répercussions sur l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.

« Pour le Togo, la paix et la sécurité régionales ne peuvent être fragmentées. Si l’AES vacille aujourd’hui, c’est toute la région qui sera menacée », avait-il déclaré, défendant le principe d’une sécurité « indivisible ».

Ces positions interviennent dans un contexte d’intensification des initiatives diplomatiques pour maintenir le dialogue sécuritaire au Sahel. Le Représentant spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Mamadou Tangara, a récemment multiplié les consultations avec les acteurs régionaux.

Il s’est notamment entretenu à Abuja avec le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, avant d’être reçu à Freetown par le président sierra-léonais, Julius Maada Bio, qui a réaffirmé son engagement en faveur d’un dialogue constructif sur les enjeux sécuritaires.

En amont, une mission à Bamako avait permis des échanges avec le président de la transition, Assimi Goïta, en présence du ministre Abdoulaye Diop, autour du maintien des canaux de dialogue avec les autorités sahéliennes.

Le Sahel demeure l’épicentre mondial du terrorisme, concentrant plus de la moitié des décès liés à ces violences contre moins de 1 % en 2007, même si le GTI 2026 relève une amélioration relative en 2025 avec une baisse des victimes dans plusieurs pays, notamment au Burkina Faso (-45 %) et au Mali (-42 %), ainsi qu’un recul des attaques au Niger.

Toutefois, la région reste la plus meurtrière, marquée par la persistance des groupes djihadistes comme le JNIM et l’État islamique au Sahel, des dynamiques transfrontalières actives et des fragilités structurelles — faible contrôle territorial, instabilités politiques, abus et manque d’opportunités économiques — qui alimentent le recrutement, tandis que la montée en puissance de la Confédération des États du Sahel vise à structurer la réponse militaire sans remettre en cause le fait que la région devrait rester en 2026 la plus touchée au monde.

Source : https://fr.apanews.net/news/sahel-le-togo-prone-une-reponse-globale-au-terrorisme/

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Égypte : Libération d’un militant du mouvement « 6 avril »

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L’Égypte a libéré lundi Sherif al-Rouby, figure emblématique du mouvement pro-démocratie « 6 avril », aux côtés de deux autres militants. Cette décision, annoncée par un membre de la commission présidentielle chargée des grâces, est perçue par certains comme un signe d’ouverture en matière de droits et de libertés.

Membre fondateur et ancien porte-parole du mouvement, Sherif al-Rouby a passé l’essentiel de la dernière décennie derrière les barreaux. Arrêté en 2016 pour diffusion de fausses informations et accusations de terrorisme, il avait déjà été brièvement libéré en 2022 avant d’être de nouveau placé en détention provisoire quelques mois plus tard.

Selon l’organisation Egyptian Initiative for Personal Rights, il aurait également souffert de « négligence médicale » durant son incarcération.

Les autorités ont également remis en liberté El-Sayed Moshagheb, ancien leader du groupe de supporters « Ultras White Knights » du club de football Zamalek, ainsi que Nermin Hussein, une militante arrêtée en 2020 après des critiques en ligne sur la gestion de la pandémie de Covid-19.

Fondé en 2008 pour soutenir des mouvements de grève, le mouvement « 6 avril » a joué un rôle clé dans les manifestations qui ont conduit à la chute du président Hosni Moubarak en 2011. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi, de nombreux membres de ce mouvement ont été arrêtés dans le cadre d’une vaste répression de l’opposition.

Le pays reste régulièrement critiqué par les organisations internationales, notamment Human Rights Watch, pour son bilan en matière de droits humains et la détention de nombreux prisonniers politiques.

Ces libérations interviennent dans un contexte de pression accrue sur Le Caire, qui cherche à montrer des signes d’ouverture tout en maintenant un contrôle strict sur l’espace politique.

Source : https://fr.africanews.com/2026/04/06/egypte-liberation-dun-militant-du-mouvement-6-avril/

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Sénégal : Le gouvernement suspend les voyages « non-essentiels » des ministres

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Le gouvernement sénégalais a suspendu tous les déplacements à l’étranger non essentiels des ministres et des hauts fonctionnaires.

Les autorités redoutent d’une période « extrêmement difficile » à venir, alors que le conflit américano-israélien avec l’Iran fait grimper les cours mondiaux du pétrole, mettant à rude épreuve le budget national.

La guerre et la fermeture effective par l’Iran du détroit d’Ormuz, d’une importance vitale, ont bouleversé les marchés mondiaux de l’énergie, faisant grimper en flèche le prix du Brent, référence mondiale, et poussant les gouvernements du monde entier à prendre des mesures pour atténuer les répercussions négatives.

S’exprimant vendredi soir lors d’un événement destiné aux jeunes dans la ville côtière de Mbour, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a souligné que le prix du baril de pétrole s’élevait à environ 115 dollars, soit près du double des 62 dollars par baril prévus dans les projections budgétaires du Sénégal.

« Aucun ministre de mon gouvernement ne quittera le pays, sauf pour une mission essentielle liée au travail que nous menons actuellement », a-t-il déclaré, annonçant qu’il avait déjà annulé ses propres voyages prévus au Niger, en Espagne et en France.

Les gouvernements de la région de l’Afrique de l’Ouest et du monde entier se sont empressés de réagir à la crise en prenant des mesures telles que des hausses du prix des carburants, des subventions et le recours au télétravail.

M. Sonko a invoqué ces mesures pour justifier les initiatives prises par le Sénégal, pays fortement endetté.

Il a indiqué que des mesures supplémentaires seraient annoncées la semaine prochaine, et que le ministre de l’Énergie et des Mines devrait s’adresser à la nation dans les prochains jours pour détailler les efforts visant à atténuer l’impact de la flambée des prix.

Source : https://fr.africanews.com/2026/04/04/senegal-le-gouvernement-suspend-les-voyages-a-letranger-non-essentiels-des-ministres/

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