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Société

Ouganda : Le comptable général et fonctionnaires inculpés pour blanchiment d’argent

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Censé protéger les comptes de l’État, il est aujourd’hui accusé de les avoir pillés. Lawrence Semakula, le comptable général de l’Ouganda, a été inculpé jeudi 6 février pour blanchiment d’argent. Aux côtés de huit autres fonctionnaires, il est accusé d’avoir détourné près de 16 millions de dollars, initialement destinés au remboursement de prêts de développement. Une affaire qui s’annonce comme un nouveau scandale de corruption au sommet de l’État.

Selon l’accusation, ces 16 millions de dollars, destinés au remboursement de dettes envers la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, ont été frauduleusement transférés sur des comptes bancaires au Japon et au Royaume-Uni. le comptable général de l’Ouganda, Lawrence Semakula, et ses complices auraient exploité les failles du système électronique de gestion des fonds publics pour orchestrer ce détournement massif.

Arrêté mardi 4 février, Lawrence Semakula et huit autres accusés ont comparu devant le tribunal anti-corruption de Kampala jeudi, où ils ont été inculpés de 11 chefs d’accusation, notamment de blanchiment d’argent, fraude électronique et préjudice financier à l’État. Le même jour, dans le cadre de l’enquête sur le vol des 16 millions de dollars, la police a perquisitionné le domicile du comptable général.

L’affaire Semakula évoque le précédent de Geoffrey Kazinda, un autre haut fonctionnaire ougandais, qui en 2013, avait été condamné pour détournement de fonds publics dans une affaire impliquant plusieurs millions de dollars destinés à des programmes gouvernementaux.

« Culture de l’impunité » et corruption

Pour Henry Muguzi, directeur exécutif de l’Alliance for Finance Monitoring – une organisation panafricaine de surveillance des finances publiques – ces scandales successifs révèlent une « culture de l’impunité, permettant à des fonctionnaires de détourner des millions sans crainte de représailles. »  

« Ce qui reste incompréhensible, c’est comment cet homme, qui est chargé de garantir une utilisation efficace et transparente des fonds publics, peut être celui qui autorise les manœuvres visant à frauder le Trésor qu’il est censé protéger. Nous pensons qu’il y a une grande puissance, une personnalité politique de haut rang, qui aurait donné l’ordre de réaliser ce détournement afin que les fonds volés soient utilisés pour financer des intérêts politiques, surtout à l’approche des élections », estime-t-il au micro de Christina Okello, de la rédaction Afrique de RFI. 

« Ces élections, rappelons-le, ne sont plus qu’à environ 11 mois. Ce qui est encore plus préoccupant, au-delà de ces soupçons, c’est que l’Ouganda a traversé tant de scandales successifs que la population semble être devenue indifférente. Aujourd’hui, un nouveau scandale de corruption ne provoque plus de réaction publique, car la corruption est désormais perçue comme faisant partie du quotidien, comme une norme dans la société ougandaise », déplore-t-il. 

Les neuf accusés, qui nient les charges, attendent leur prochain passage devant la justice le 18 février.

Source : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250207-ouganda-le-comptable-g%C3%A9n%C3%A9ral-et-plusieurs-fonctionnaires-inculp%C3%A9s-pour-blanchiment-d-argent

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Côte d’Ivoire : Le prix bord champ du kilogramme de la noix de cajou fixé à 400 FCFA

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Le prix plancher bord champ du kilogramme de la noix de cajou est fixé à 400 FCFA pour la campagne 2026. L’annonce a été faite ce vendredi 6 février 2026, à Yamoussoukro par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, à l’occasion des Journées nationales du Producteur de l’anacarde, du coton et du karité.

Ce prix de 400 FCFA/Kg, légèrement en baisse comparé à la campagne précédente s’explique par un repli constaté sur le marché international, accentué par des mesures tarifaires restrictives imposées par les États-Unis. À cela s’ajoute la baisse du dollar, passé de 620 FCFA en 2025 à 565 FCFA aujourd’hui, limitant mécaniquement les marges de manœuvres financières.

Selon le ministre Bruno Nabagné Koné, « La fixation d’un prix prudent mais protecteur s’impose afin de préserver l’écoulement de toute la production nationale tout en sécurisant les revenus des producteurs ».

Il a rappelé l’engagement du Gouvernement, sur instructions du Président de la République, à intervenir financièrement pour soutenir le pouvoir d’achat des producteurs. 

Le ministre n’a pas exclu la possibilité d’une révision à la hausse du prix, comme cela fut le cas lors de précédentes campagnes, si la situation au niveau international s’améliorait. En fixant le prix de 400 FCFA/Kg, le Gouvernement entend maintenir la position de leader mondial de la Côte d’Ivoire, tout en garantissant une rémunération attractive à ses braves paysans.

Source : https://www.alwihdainfo.com/Cote-d-Ivoire-le-prix-bord-champ-du-kilogramme-de-la-noix-de-cajou-fixe-a-400-FCFA_a148056.html

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Société

RD Congo : Au moins 200 morts dans l’effondrement d’une mine de coltan

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Une série de glissements de terrain a frappé une mine contrôlée par des milices en République démocratique du Congo. L’effondrement a enseveli des personnes vivantes et fait plusieurs morts.

Selon des témoins une partie d’un versant dans la zone minière de Rubaya s’était effondrée mercredi après-midi. Un deuxième glissement de terrain s’est produit jeudi matin.

« Il a plu, puis il y a eu un glissement de terrain qui a emporté des gens. [ …]Certains ont été engloutis, d’autres sont morts dans les puits. Beaucoup sont encore coincés à l’intérieur. » , a révélé Franck Bolingo, mineur.

Vendredi, des dizaines de chiffonniers continuaient à creuser à la pelle sur le vaste site.

Depuis sa résurgence en 2021, le groupe M23 s’est emparé de vastes étendues de l’est de la RDC, riche en ressources, et a pris le contrôle de la mine de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu, en avril 2024, avec l’aide du Rwanda.

La mine de Rubaya produit entre 15 et 30 % de l’approvisionnement mondial en coltan, un minerai essentiel à la fabrication d’appareils électroniques tels que les ordinateurs portables et les téléphones mobiles.

Selon les experts des Nations Unies, le M23 a mis en place une administration parallèle à l’État congolais afin de réglementer l’exploitation de la mine de Rubaya depuis sa prise de contrôle.

Les experts estiment que le M23 tire environ 800 000 dollars par mois de la mine grâce à une taxe de sept dollars par kilo sur la production et la vente de coltan.

Les experts de l’ONU accusent également le Rwanda, qui nie fournir un soutien militaire au M23, d’utiliser la milice pour détourner les richesses minérales de la RDC.

Outre le fait qu’elle contient entre 60 et 80 % du coltan mondial, la partie orientale de la RDC abrite également de vastes réserves d’or et d’étain.

Plusieurs sociétés minières internationales ont temporairement suspendu leurs activités dans l’est du pays en raison de l’avancée du M23.

Source : https://fr.africanews.com/2026/01/31/rdc-un-glissement-de-terrain-meurtrier-frappe-un-site-minier/

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Afrique : plus de 100 morts dans des inondations dévastatrices au Mozambique

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L’Afrique du Sud a décrété officiellement ce dimanche l’état de catastrophe nationale face aux inondations meurtrières et destructrices qui frappent depuis décembre le pays. Le Zimbabwe et surtout le Mozambique déplorent également des victimes. Selon le dernier bilan dressé par Maputo, rien qu’au Mozambique plus de 100 personnes sont mortes dans diverses circonstances du fait des intempéries.

Des pluies sont encore attendues, des centres d’hébergements d’urgence sont bondés selon Guy Taylor de l’Unicef Mozambique. Et tout le monde n’a pas encore pu être mis à l’abri. « Beaucoup de gens sont encore complètement isolés et attendent des secours. Beaucoup sont coupés des services essentiels dont ils dépendent. Or, les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère ont besoin d’aliments thérapeutiques immédiatement. »

Des soins d’autant plus nécessaires que les inondations accentuent le risque sanitaire : « Le Mozambique connaissait déjà des cas de choléra dans de nombreuses régions, et il est donc très probable que cette inondation accélère sa propagation et celle d’autres maladies, rappelle Guy Taylor. Il est essentiel que nous intervenions dès maintenant pour aider les gens à avoir accès à de l’eau potable. Il faut un accès à des services de santé pour que les enfants puissent être traités et recevoir des vaccinations cruciales ».

Des milliers d’hectares de champs inondés

Pour ne rien arranger, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) cité par Associated Press, 70 000 hectares de champs ont été inondés. « La majorité des gens au Mozambique dépendent d’une agriculture de subsistance. Il est probable que des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes verront leur sécurité alimentaire gravement menacée par ces inondations. »

Lire la suite sur https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260119-afrique-australe-plus-de-100-morts-au-mozambique-dans-des-inondations-dévastatrices 



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