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Politique

RD Congo : Le M23 avance sur un nouveau front dans le Sud-Kivu

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Le M23 qui, avec des troupes rwandaises, a quasiment pris le contrôle de la ville de Goma dans l’est de la RDC, a avancé mercredi sur un nouveau front en s’emparant de deux localités dans la province voisine du Sud-Kivu, selon des sources locales.

« Il n’y a pas eu de combats », selon un représentant local de la société civile sous couvert d’anonymat.

Plusieurs habitants des villages concernés, qui n’ont pas opposé de résistance aux combattants du groupe armé antigouvernemental et joints par téléphone par l’AFP, ont confirmé la prise de ces localités.

Dans la matinée, le M23 s’est emparé des villages de Kiniezire et Mukwidja, situés dans le territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, voisine de la province du Nord-Kivu dont Goma est la capitale.

Ces deux provinces riches en ressources naturelles sont plongées depuis plus de trente ans dans un conflit impliquant une multitude de groupes armés, dont certains sont soutenus par des pays voisins comme le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda.

Au Sud-Kivu, les forces armées congolaises (FARDC) ont établi leur principale ligne de défense dans la cité de Kavumu, disposant d’un aérodrome.

La grande ville de Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu, pourrait être menacée à son tour si le M23 perçait les défenses des FARDC à Kavumu.

Une partie des forces congolaises stationnées à Goma et chassées par l’offensive du M23 et de l’armée rwandaise ont fui par bateau sur le lac Kivu pour se réfugier à Bukavu.

Le M23 « va continuer » d’avancer dans l’est de la RDC, voire au-delà, a mis en garde mercredi à l’AFP un haut diplomate rwandais.

« Ils vont continuer dans le Sud-Kivu, parce que Goma ne peut pas être une fin en soi, à moins qu’entre-temps ils ne négocient avec le gouvernement de Kinshasa, ce dont je doute », a déclaré Vincent Karega, ambassadeur itinérant du Rwanda pour la région des Grands lacs.

Le M23 est entré dans le territoire de Kalehe le 19 janvier, en prenant le contrôle de la cité minière de Lumbishi, située à 170 kilomètres de Bukavu.

Deux jours plus tard, le groupe armé qui a opéré une résurgence spectaculaire depuis 2021, s’est emparé de Minova, nœud commercial reliant la province du Sud-Kivu à Goma.

Le M23 occupe désormais une vaste région s’étendant de la frontière rwandaise à l’est, jusqu’à la partie septentrionale de la province du Sud-Kivu. Entre ces deux régions, de larges pans de la province du Nord-Kivu sont sous son contrôle.

Source : https://www.lesoir.be/651739/article/2025-01-29/rd-congo-le-m23-avance-sur-un-nouveau-front-dans-le-sud-kivu

Politique

Sénégal : La Cour suprême saisie pour réviser le procès Ousmane Sonko

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Le procureur général près la Cour suprême du Sénégal a officiellement saisi la haute juridiction d’une demande de révision de l’arrêt ayant condamné le leader de Pastef, Ousmane Sonko, condamnation qui avait entraîné son exclusion de la Présidentielle de 2024, a révélé, mercredi, le journal Libération.

La requête, déposée le 31 décembre 2025, vise à ce que la Cour suprême annule l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar du 8 mai 2023 et renvoie M. Sonko devant une autre Cour d’appel pour être jugé à nouveau sur les chefs de diffamation et d’injures publiques, à la suite de la saisine du Garde des Sceaux, ministre de la Justice. La balle est désormais dans le camp de la haute juridiction, qui statuera après examen des observations des parties.

Cette procédure fait suite au procès initial opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang, alors ministre du Tourisme, pour des déclarations de Sonko sur des détournements de fonds liés au Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). En mars 2023, le Tribunal de grande instance de Dakar avait reconnu Sonko coupable, le condamnant à une peine de prison avec sursis et au versement de 200 millions de francs CFA à M. Niang. La Cour d’appel avait confirmé cette décision en mai 2023, et la Cour suprême l’avait définitivement validée en juillet 2025, entraînant l’inéligibilité de Sonko à la présidentielle.

Le collectif d’avocats de M. Sonko avait annoncé en décembre dernier le dépôt de ce recours en révision, soulignant que cette démarche constitue une « espérance pour le peuple sénégalais et la diaspora ».

Me Ciré Clédor Ly, l’un des avocats, a dénoncé ce qu’il considère comme « l’une des plus grandes conspirations de l’histoire du Sénégal », évoquant des violations du droit à un procès équitable et l’empressement du Conseil constitutionnel à invalider la candidature de Sonko sur la base d’une décision non définitive. Il a affirmé que Sonko reste électeur et éligible, et que la révision permettrait d’annuler la condamnation dans son intégralité et d’ouvrir le droit à réparation.

Le collectif d’avocats estime que ce procès était « d’une nature politico-judiciaire exceptionnelle », et qu’une acceptation de la révision serait inédite au Sénégal, car elle ne concernerait pas seulement une erreur judiciaire mais une conspiration qui a terni l’image de la justice nationale.

Source : https://fr.apanews.net/news/senegal-la-cour-supreme-saisie-pour-reviser-le-proces-sonko/

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Côte d’Ivoire: reprise du procès de l’attaque jihadiste de Kafolo

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En Côte d’Ivoire, le procès des attaques survenues contre un poste de contrôle à Kafolo, en juin 2020, a repris, ce lundi 5 janvier. Quatorze militaires y avaient perdu la vie. Quarante-cinq prévenus sont poursuivis par la Chambre anti-terroriste pour, notamment, « actes terroristes ». Parmi eux : un commerçant soupçonné d’avoir aidé son fils en fuite et considéré comme l’un des auteurs présumés de l’attaque.

Monsieur Sangaré se présente comme un commerçant de Bouna. Il affirme être délégué consulaire du Burkina Faso. À ses côtés, sa femme, également incarcérée. Tous deux sont accusés d’avoir soutenu leur fils, Boukari Sangaré, présenté comme un auteur présumé des attaques de Kafolo, mais en fuite.

Lire la suite sur https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260105-côte-d-ivoire-reprise-du-procès-de-l-attaque-jihadiste-de-kafolo-en-2020

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RD Congo : 15 soldats rwandais arrêtés dans l’est du pays

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L’armée congolaise a annoncé l’arrestation de 15 soldats rwandais présents illégalement sur son territoire, alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali persistent

Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), 15 soldats rwandais présents illégalement sur le territoire ont été arrêtés, a rapporté l’armée congolaise.

Selon un communiqué des Forces armées de la RDC (FARDC), ces arrestations ont eu lieu lors d’opérations menées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les soldats rwandais ont été placés en détention et des procédures judiciaires ont été engagées à leur encontre.

Le communiqué qualifie l’incident de « grave violation de la souveraineté nationale » et accuse le Rwanda de poursuivre ses actions agressives malgré l’accord de paix signé entre les deux pays.

Les présidents de la RDC et du Rwanda s’étaient rencontrés à Washington le 4 décembre 2025, sous médiation américaine, pour signer un accord de paix visant à mettre fin aux hostilités et à réduire les tensions entre les deux parties.

Crise RDC-Rwanda

L’actuelle crise entre la RDC et le Rwanda est principalement liée au groupe rebelle appelé Mouvement du 23-Mars (M23).

Né de la rupture de l’accord de paix du 23 mars 2009, le M23, aussi connu sous le nom d’« Armée révolutionnaire du Congo », est composé majoritairement de Tutsis, la même ethnie que le président rwandais Paul Kagame.

Depuis le début de 2025, les attaques du M23 ont permis au groupe de prendre le contrôle de plusieurs régions, notamment Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Lire la suite sur https://www.aa.com.tr/fr/afrique/rdc-15-soldats-rwandais-arrêtés-dans-l-est-du-pays/3790254

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