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Économie

Mali : Annonce de la libération des employés de Barrick Mining détenus à Bamako

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Le géant minier Barrick Mining Corporation a annoncé lundi dans un communiqué, avoir conclu un accord global avec le gouvernement malien mettant fin à l’ensemble des différends relatifs aux mines de Loulo et de Gounkoto.

Selon Barrick, toutes les accusations visant la société, ses filiales et ses employés seront abandonnées. Les autorités maliennes ont également accepté d’engager les procédures nécessaires pour la libération des quatre employés de Barrick actuellement détenus.

L’accord prévoit aussi la levée de l’administration provisoire imposée sur le complexe minier de Loulo-Gounkoto, dont le contrôle opérationnel sera rétrocédé à la compagnie. Cet arrangement « ouvre la voie à une relation constructive » entre les deux parties, souligne la société.

Dans le même temps, Barrick a confirmé que ses filiales retireront les procédures d’arbitrage en cours devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).

Barrick Mining Corporation, l’un des plus grands producteurs d’or au monde, opère dans 18 pays sur cinq continents et détient plusieurs mines aurifères et cuprifères de classe mondiale.

Pour rappel en juin 2025, le tribunal de commerce de Bamako avait ordonné une administration provisoire de l’État pendant six mois pour diriger les mines d’or de Loulo S.A. et de Gounkoto S.A. Cette décision est intervenue suite à un conflit opposant l’État malien à la société canadienne Barrick Gold, qui détient 80 % du complexe minier. Barrick Gold a exprimé son mécontentement et envisage de saisir le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).

Les services fiscaux maliens ont fermé les bureaux du groupe minier à Bamako en avril dernier, pour « non-paiement d’impôts ». Ce différend entre l’État malien et la société canadienne a débuté en septembre 2024 avec quatre cadres de la société minière canadienne et placés en détention à Bamako, au Mali dans le cadre d’une affaire de falsification et de dégradation de biens publics parmi lesquels Terry Holohan, directeur général de Resolute Mining Ltd.

Source : https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-barrick-met-fin-%C3%A0-ses-diff%C3%A9rends-avec-bamako-les-employ%C3%A9s-d%C3%A9tenus-seront-lib%C3%A9r%C3%A9s/3752978

Économie

Côte d’Ivoire : Création d’un Fonds souverain stratégique pour le développement

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Le gouvernement ivoirien a approuvé, lors du Conseil des ministres du 15 avril 2026, la création du Fonds souverain stratégique pour le développement (FSD-CI). Ce nouvel instrument vise à valoriser les actifs de l’État et à mieux structurer le financement des projets d’infrastructures et d’investissements jugés essentiels à la transformation économique du pays.

Le FSD-CI s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis 2012 pour renforcer les capacités de financement public. Il vient compléter un dispositif comprenant notamment la Caisse des dépôts et consignations, le Fonds de garantie pour les PME et les caisses de retraite réformées, afin de constituer un pôle financier public plus solide et coordonné.

Le fonds est organisé autour de trois composantes principales : un fonds dédié au développement des infrastructures pour soutenir les projets structurants, un fonds de stabilisation économique destiné à atténuer les effets des chocs externes, et un fonds de placements financiers stratégiques chargé de constituer une épargne publique à long terme.

Son financement reposera en partie sur une fraction des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles et énergétiques, ainsi que sur le transfert de certains actifs publics. Le dispositif prévoit également des mécanismes de gestion des risques et de contrôle interne afin d’assurer une gouvernance transparente et une utilisation efficace des ressources.

Source : https://www.financialafrik.com/2026/04/17/cote-divoire-creation-dun-fonds-souverain-strategique/

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Économie

Nigeria : Baisse des droits de douane pour freiner la hausse des prix

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Le Nigeria a annoncé une réduction des droits de douane sur plusieurs produits à partir du 1er juillet, dans le but de soulager le coût de la vie et de soutenir l’activité économique.

Parmi les produits concernés figurent le riz, le sucre, l’huile de palme, les véhicules particuliers ainsi que certains matériaux de construction. Les autorités précisent que les taxes sur les voitures seront abaissées à 40 %, celles sur le riz en vrac à 47,5 %, tandis que le sucre brut verra ses droits compris entre 55 % et 57,5 %. Les importations d’huile de palme seront désormais taxées à 28,75 %.

En parallèle, certains équipements seront totalement exonérés, notamment les véhicules électriques, les bus de transport public et les machines industrielles, afin d’encourager les investissements et la modernisation du secteur productif.

Une réponse à l’inflation

Cette réforme s’inscrit dans la stratégie du gouvernement de Bola Ahmed Tinubu pour contenir l’inflation et améliorer le pouvoir d’achat.

Si la hausse des prix a récemment ralenti, avec un taux autour de 15 % en février contre un pic proche de 33 % fin 2024, elle reste élevée et continue de peser sur les ménages et les entreprises.

Des pressions extérieures persistantes

Les autorités évoquent également des facteurs internationaux qui compliquent la situation économique, notamment la hausse des prix de l’énergie liée aux tensions géopolitiques.

Le ministre des Finances, Wale Edun, a indiqué que le pays cherchera des soutiens lors des prochaines réunions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Dans le même temps, la forte augmentation des prix du carburant, en hausse de plus de 50 %,continue d’alourdir les coûts de transport et de production.

Source : https://fr.africanews.com/2026/04/15/nigeria-baisse-des-droits-de-douane-pour-freiner-la-hausse-des-prix/

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Économie

UEMOA : 161 établissements de crédit agréés à la fin 2025

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La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a publié sur son site la liste officielle des établissements de crédit agréés dans l’Union au 31 décembre 2025. Derrière ce document technique se dessine une réalité structurante : un système bancaire dense, mais fortement concentré sur quelques marchés clés.

Ainsi, l’on dénombre 161 établissements de crédit, répartis en 136 banques (dont 22 succursales) et 25 établissements financiers à caractère bancaire. La Côte d’Ivoire et le Sénégal comptent chacun 33 établissements de crédit, soit 29 banques et 4 établissements financiers. À eux deux, ces pays concentrent plus de 40 % de l’effectif bancaire de l’Union.

La Côte d’Ivoire et le Sénégal comptent chacun 33 établissements de crédit, soit 29 banques et 4 établissements financiers.

Viennent ensuite le Burkina Faso et le Niger (20 établissements de crédit chacun), le Mali et le Togo (17 chacun), le Bénin (15) et la Guinée-Bissau (6). Le Niger se distingue par un nombre relativement élevé d’établissements financiers non bancaires. Au-delà des banques, la BCEAO recense 25 établissements financiers spécialisés, 30 établissements de paiement agréés en 2025 et près de 300 institutions de microfinance de grande taille.

Selon les compilations de Financial Afrik, l’UEMOA compterait 22,2 millions de comptes bancaires en 2024, pour environ 24 millions en 2025. Dans ce décompte repertorié dans notre graphique, la Côte d’Ivoire occupe la part du lion avec plus de 7 millions de comptes, devant le Burkina Faso et le Sénégal.

Source : https://premicesmedia.com/uemoa-161-etablissements-de-credit-avec-une-forte-concentration-sur-deux-marches/

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