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Politique

Kenya : Le chef historique de l’opposition Raila Odinga décède à 80 ans

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Le Kenya perd une figure politique majeure. Raila Odinga, chef de file de l’opposition et symbole de la lutte démocratique, est décédé ce mercredi 15 octobre en Inde, à l’âge de 80 ans rapporte Reuters. Selon les autorités locales, il s’est effondré soudainement lors d’une promenade matinale, avant d’être transporté en urgence à l’hôpital, où son décès a été constaté malgré les tentatives de réanimation. L’annonce a provoqué une vive émotion à Nairobi et au sein de la diaspora kényane, tant l’homme avait marqué plusieurs générations par son engagement et son endurance.

Un parcours hors du commun

Né en 1945, Raila Odinga fut l’un des visages les plus emblématiques de la scène politique kényane. Fils de Jaramogi Oginga Odinga, premier vice-président du pays après l’indépendance, il a consacré sa vie à la défense du multipartisme et des libertés publiques. Ingénieur de formation, il a connu la prison, l’exil et la répression pour ses positions contestataires face aux régimes successifs. Plusieurs fois candidat à la présidence, il est resté jusqu’à ses derniers jours une voix forte contre les dérives du pouvoir et un acteur central de la démocratie kényane.

Une disparition au-delà du symbole

Selon un responsable de la police du district d’Ernakulam, Odinga se trouvait en Inde pour des soins médicaux lorsqu’il a été victime de difficultés respiratoires au cours d’une marche en compagnie de proches. Le personnel médical de l’hôpital Sreedhareeyam Ayurvedic a tenté de le ranimer, sans succès. Cet épisode tragique met un terme à une existence façonnée par le combat politique et la résilience. À travers les décennies, Raila Odinga s’était imposé comme un pilier de l’opposition, parfois critiqué mais toujours respecté, capable de rassembler des foules et d’incarner l’espoir d’un Kenya plus équitable.

Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage politique du pays. Pour beaucoup, il représentait non seulement un leader, mais aussi un symbole de persévérance, à l’image de ces vieux baobabs qui résistent aux tempêtes tout en abritant ceux qui cherchent l’ombre. Son parcours, fait de victoires morales et de défaites électorales, restera dans la mémoire collective comme celui d’un homme qui n’a jamais cessé de croire au pouvoir du peuple.

Source : https://lanouvelletribune.info/2025/10/kenya-deces-de-lopposant-historique-raila-odinga/

Politique

Bénin-Présidentielle : Romuald Wadagni présente son projet de société pour 2026-2033

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À Cotonou, le 21 mars 2026, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances Romuald Wadagni et la vice-présidente Mariam Chabi Talata ont présenté les grandes orientations de leur projet de société pour la période 2026-2033. Baptisé « Plus loin, ensemble », ce programme s’inscrit dans la continuité des réformes économiques engagées ces dernières années, tout en affichant une volonté de rééquilibrage territorial et social.

Devant un public composé de responsables politiques, d’acteurs économiques et de jeunes, les deux personnalités ont défendu une vision visant à transformer les performances macroéconomiques en améliorations concrètes des conditions de vie.

Une croissance à traduire en impacts sociaux

Au cœur du projet figure la question de la redistribution. Si les indicateurs économiques ont connu une progression notable au cours de la dernière décennie — notamment en matière de revenu par habitant, de finances publiques et d’investissements —, les porteurs du programme estiment que ces avancées doivent désormais se traduire plus directement dans le quotidien des populations.

L’objectif affiché est de réduire les disparités économiques et territoriales, en renforçant l’accès aux opportunités à l’échelle locale.

Le pari du développement territorial

Le programme prévoit la mise en place de six pôles de développement, conçus comme des leviers de croissance régionaux. Chaque pôle devrait s’appuyer sur des secteurs spécifiques — industrie, agriculture, tourisme ou innovation — afin de stimuler la production locale, la transformation et la création d’emplois.

Cette stratégie repose sur plusieurs instruments : investissements en infrastructures, soutien aux PME, incitations fiscales et mobilisation du secteur privé.

Trois axes structurants

Le projet s’organise autour de trois priorités :

  • Sociale, avec un renforcement des systèmes de santé, d’éducation et de protection sociale, appuyé par des outils numériques ;
  • Économique, avec une diversification des activités, notamment via l’industrialisation et la valorisation de nouveaux secteurs ;
  • Institutionnelle, avec un accent sur la gouvernance, la décentralisation et la consolidation de l’État de droit.

La digitalisation comme levier

La transformation numérique est présentée comme un outil transversal, visant à améliorer l’efficacité de l’administration et l’accès aux services publics.

Une ambition à concrétiser

Ce programme marque une volonté de prolonger les dynamiques économiques observées tout en amorçant une nouvelle phase centrée sur l’inclusion et l’équilibre territorial. Sa mise en œuvre effective dépendra toutefois de sa traduction opérationnelle, des ressources disponibles et du contexte régional.

Source : https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/210326/presidentielle-au-benin-romuald-wadagni-candidat-de-la-majorite-presente-son-programme

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Maurice : Paul Bérenger quitte son poste de Premier ministre adjoint

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En profond désaccord avec le chef du gouvernement Navin Ramgoolam sur plusieurs sujets, le leader historique du Mouvement militant mauricien (MMM) a annoncé sa démission du gouvernement, vendredi 20 mars. Un geste qui révèle aussi les fractures internes qui traversent sa formation, 16 de ses 18 députés au Parlement ayant décidé de ne pas le suivre et de rester au sein de la coalition au pouvoir.

La nouvelle fait figure de coup de tonnerre sur la scène politique mauricienne. Leader du Mouvement militant mauricien (MMM), Paul Bérenger a annoncé, vendredi 20 mars, qu’il quittait ses fonctions de Premier ministre adjoint sur fond de profondes divergences avec le chef du gouvernement, Navin Ramgoolam, avec lequel la rupture est consommée.

Celui-ci a notamment invoqué des désaccords persistants sur plusieurs dossiers sensibles : des nominations contestées, la conduite de la politique économique, ainsi que l’absence de mesures face à des allégations de corruption visant des proches du Premier ministre.

Dans une allocution, le leader historique du MMM depuis sa fondation à la fin des années 1970 a toutefois reconnu qu’il était isolé au sein de sa propre formation politique. « La majorité souhaite que le parti reste au gouvernement. J’ai mes raisons pour lesquels je me retire », a-t-il déclaré, sans préciser ses intentions pour l’avenir.

Quelles qu’elles soient, cette démission de Paul Bérenger, qui intervient un an et demi après les législatives de 2024, n’en révèle pas moins les fractures internes qui traversent le MMM. Sur les 18 députés que compte le parti, 16 ont en effet décidé de prendre leurs distances avec leur leader historique et de rester au gouvernement. Seule la députée Joanna Bérenger, sa fille, lui a apporté son soutien. 

De son côté, le secrétaire général du MMM, Rajesh Bhagwan, a critiqué le départ de Paul Bérenger, considérant que celui-ci « abandonn[ait] les militants ». Quant au chef du gouvernement, il s’est dit « attristé » par ce départ qu’il voulait éviter, ajoutant cependant que l’alliance gouvernementale restait malgré tout inchangée.

Source : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260321-maurice-paul-b%C3%A9renger-quitte-son-poste-de-premier-ministre-adjoint

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Cameroun : Le mandat des députés prorogé jusqu’au 20 décembre 2026

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Les députés camerounais ont voté jeudi 19 mars en faveur de la prolongation de leur mandat jusqu’au 20 décembre 2026, selon le média officiel Cameroon Tribune. Celui-ci devait initialement prendre fin en mars 2025.

« Le texte a été déposé cet après-midi […] avant d’être adopté […] au cours d’une séance plénière présidée par le nouveau chef de la Chambre, Théodore Datouo », a écrit Cameroon Tribune sur Facebook.

En juillet 2024, une première prolongation avait été votée pour prolonger d’un an le mandat des députés au-delà du 30 mars 2025. Le dernier scrutin législatif a eu lieu en janvier 2020, pour un mandat qui devait initialement être de cinq ans.

Cavayé Yéguié Djibril remplacé

L’Assemblée nationale camerounaise a élu mardi à sa présidence Théodore Datouo, un député issu de la majorité présidentielle, pour remplacer Cavaye Yéguié Djibril, 86 ans, en poste pendant 34 ans.

Le président camerounais Paul Biya avait annoncé le 10 février un « léger réajustement » du calendrier des élections législatives et municipales, dans son traditionnel discours annuel adressé à la jeunesse.

Doyen des chefs d’État dans le monde, Paul Biya a été réélu le 12 octobre avec 53,66 % des voix, selon les résultats officiels. Cette élection pour un huitième mandat a donné lieu à des manifestations réprimées dans le sang dans plusieurs grandes villes ‒ le gouvernement reconnaissant « plusieurs dizaines » de morts sans fournir de bilan exact.

Source : https://www.jeuneafrique.com/1776184/politique/cameroun-le-mandat-des-deputes-de-nouveau-prolonge/

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