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Société

Bénin : Lancement de la construction de quatre centrales photovoltaïques

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Le Bénin va bientôt voir éclore quatre centrales photovoltaïques d’une capacité totale de 60 MW. L’annonce a été faite en fin de semaine dernière par le groupe panafricain Axian Energy et son partenaire béninois Sika Capital. Ces centrales viendront s’ajouter à d’autres projets solaires et éoliens lancés ces dernières années. Le Bénin veut avoir 30 % de renouvelable dans son mix électrique d’ici à 2030, contre 16 % aujourd’hui.

Ces centrales photovoltaïques pourront alimenter en électricité l’équivalent de 50 000 foyers raccordés au réseau. Actuellement, la part du renouvelable dans la production d’électricité au Bénin est estimée autour de 16 %.

« L’énergie qui sera produite viendra directement sur le réseau pour améliorer le mix énergétique, et donc augmenter la puissance produite par les énergies renouvelables, parce qu’aujourd’hui, ils ont des centrales essentiellement thermiques et ils importent de l’énergie », explique Benjamin Memmi, le directeur général d’Axian Energy, l’entreprise qui développe le projet, joint par Pauline Gleize, du service Environnement.

Ces quatre centrales seront réparties du sud ou nord-ouest du pays, à Bohicon, Parakou, Djougou et Natitingou. Gilles Parmentier, fondateur d’Africa REN et bon connaisseur des renouvelables, souligne l’intérêt de ne pas faire non pas une, mais plusieurs centrales.

« On ne peut pas faire des centrales solaires de la taille qu’on souhaite. La capacité du réseau, c’est comme un tuyau. À un moment donné, s’il n’y a plus de capacité sur la ligne, on ne peut plus envoyer d’électricité, on ne peut plus en rajouter. On est obligé de tenir compte de la taille du pays, de la taille du réseau, de la capacité de la ligne pour déterminer la capacité de la centrale solaire qu’on va pouvoir faire », précise Gilles Parmentier.

Développer du stockage par batterie

L’un des enjeux et une prochaine étape, espère Benjamin Memmi, sera entre autres de développer du stockage par batterie pour injecter de l’électricité aux heures de pointe et quand le soleil est couché. 

En attendant, l’heure est au bouclage financier. Pour ces quatre centrales, l’investissement global est évalué à 45 millions d’euros. Trente cinq millions d’euros sont financés avec le soutien de deux institutions du financement du développement, IFC et Proparco, groupe AFD.

Au Bénin, le taux de couverture électrique est autour de 42 %, avec de grandes disparités entre les zones urbaines et rurales. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime qu’une personne sur deux n’a pas accès à l’électricité en Afrique sub-saharienne alors que 40 % des radiations solaires mondiales touchent cette région. Et si le continent a doublé ses capacités de production d’énergie propre en dix ans, le renouvelable africain ne pèse que 2 % des capacités mondiales.

Source : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250828-b%C3%A9nin-solaire-construction-de-quatre-centrales-photovolta%C3%AFques

Société

Bénin : Numalab lance le premier startup studio du pays à Cotonou

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Numalab lance le premier startup studio au Bénin. Basé à Cotonou, il veut créer plusieurs startups technologiques pour l’Afrique de l’Ouest.

L’écosystème entrepreneurial béninois franchit une nouvelle étape. Lancé en janvier 2026 à Cotonou, Numalab se présente comme le premier startup studio du pays. Son objectif : concevoir et développer des startups technologiques directement en interne, en réponse aux besoins du marché local et régional. Une approche encore rare en Afrique de l’Ouest, qui pourrait contribuer à structurer davantage l’innovation dans la sous-région.

Un modèle encore peu répandu en Afrique de l’Ouest

L’écosystème des startups africaines continue de se structurer, et le Bénin entend désormais prendre part à cette dynamique. À Cotonou, Numalab a officiellement lancé ses activités début 2026 avec une ambition claire : introduire dans le pays le modèle du startup studio, encore peu développé dans la région.

Contrairement aux incubateurs ou aux accélérateurs traditionnels, qui accompagnent des entrepreneurs externes, un startup studio conçoit lui-même les projets qu’il développe. Les équipes identifient des opportunités de marché, testent les idées, structurent les modèles économiques et lancent ensuite les startups en interne.

Ce modèle, déjà bien implanté en Europe et en Amérique du Nord, permet selon ses promoteurs de réduire les risques liés à la création d’entreprise en mutualisant les ressources, les compétences et l’exécution. Pour Numalab, l’enjeu consiste à adapter cette approche aux réalités économiques et sociales du Bénin et de l’Afrique de l’Ouest.

Trois entrepreneurs aux profils complémentaires

Le projet est porté par trois entrepreneurs issus de parcours différents : Loïc Doufodji, Sébastien Doncker et Robin Hoffmeister.

À la tête du studio, Loïc Doufodji, entrepreneur béninois issu de la diaspora en France, a fait le choix de revenir s’installer durablement au Bénin afin de piloter le développement de la structure sur place.

Cette implantation locale constitue, selon les fondateurs, un élément central de la stratégie du studio. Elle doit permettre d’identifier les problématiques du marché au plus près du terrain et de concevoir des solutions technologiques réellement adaptées aux usages locaux.

Les deux autres cofondateurs apportent quant à eux des expertises techniques et entrepreneuriales dans les domaines de l’ingénierie, de l’intelligence artificielle et de la création de startups technologiques.

Plusieurs secteurs déjà ciblés

Numalab prévoit de créer trois à quatre startups par an, avec une montée en puissance progressive. Les premiers projets devraient se concentrer sur plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour l’économie régionale. Parmi eux figurent notamment : l’agrotech, la logistique, la mobilité, l’immobilier et le BTP, le secteur pharmaceutique.

L’objectif est de développer des solutions numériques capables de répondre à des besoins concrets du marché, tout en s’inscrivant dans une logique de croissance à l’échelle ouest-africaine.

Structurer un écosystème entrepreneurial encore jeune

Au-delà de la création de startups, Numalab souhaite également contribuer à la structuration de l’écosystème entrepreneurial béninois.

Le secteur technologique local connaît aujourd’hui une phase de forte émergence, portée par une nouvelle génération d’entrepreneurs et par l’essor du numérique. Mais de nombreuses initiatives restent encore isolées et peinent à atteindre une taille critique.

Le startup studio veut donc favoriser la montée en compétences des talents locaux, encourager la collaboration entre acteurs publics et privés et organiser des événements dédiés à l’innovation.

Hackathons, ateliers entrepreneuriaux ou rencontres professionnelles pourraient ainsi être organisés afin de stimuler les dynamiques collaboratives au sein de l’écosystème.

Une ambition régionale

Si Numalab démarre ses activités au Bénin, ses fondateurs affichent déjà une ambition régionale. Le studio souhaite progressivement étendre ses projets à l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, une région où les besoins en solutions technologiques adaptées aux réalités locales restent importants.

En misant sur la co-construction avec les entreprises, les institutions et les utilisateurs finaux, Numalab espère ainsi contribuer à l’émergence de startups plus solides et capables de créer de la valeur sur le long terme.

Pour le Bénin, l’initiative pourrait aussi constituer un signal supplémentaire de la montée en puissance de son écosystème numérique.

Source : https://www.afrik.com/benin-numalab-lance-le-premier-startup-studio-du-pays-a-cotonou

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Afrique du Sud : Vaste campagne de vaccination de bétail contre la fièvre aphteuse

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En Afrique du Sud, une vaste campagne de vaccination de bétail est en cours, afin d’éradiquer la fivere aphteuse. Cette épidémie, qui s’intensifie depuis fin 2025, menace l’approvisionnement et les exportations de produits laitiers et de viande bovine.

Plus de 297 000 bêtes ont été touché dans le Kwazulu Natale – épicentre de la maladie – et plus de 120 000 animaux ont été abattus, selon les autorités.

« Aujourd’hui, nous visitons une ferme communautaire à l’est de Johannesburg. Cette région s’appelle Magagula Heights et compte plusieurs éleveurs de bétail. C’est ici que nous menons notre campagne de vaccination. Nous venons de vacciner environ 120 bovins rien qu’aujourd’hui, et la campagne de vaccination se poursuit. Nous nous sommes rendus dans différentes régions, mais celle-ci était l’une de nos priorités en raison de l’importance des fermes communautaires et des agriculteurs communautaires dans la lutte contre la propagation de la maladie dans la province », déclare, Vuyiswa Ramokgopa, membre du Conseil exécutif (MEC) chargé de l’agriculture et du développement rural.

Au lancement de la campagne, le ministre de l’Agriculture, John Steenhuisen, a annoncé un million de vaccins livrés par la Turquie, mais l’on craint que l’approvisionnement soit bien inférieur au besoin pour près de 12 millions d’animaux.

« Notre objectif est de vacciner 80 % du cheptel national d’ici décembre et de réduire les épidémies de 70 %. Cette nouvelle stratégie permettra à l’Afrique du Sud de devenir un pays exempt de fièvre aphteuse grâce à la vaccination, ce qui signifie que nous pourrons commencer à ouvrir les marchés internationaux aux produits de viande rouge sud-africains, fermés depuis plusieurs décennies », explique John Steenhuisen, ministre sud-africain de l’Agriculture.

Les professionnels du secteurs craignent des pertes d’emplois et des millions de dollars de revenus, depuis que des pays comme la Chine et la Zambie ont interdit les exportations de viande sud-africaine.

Source : https://fr.africanews.com/2026/03/08/afrique-du-sud-vaste-campagne-de-vaccination-de-betail-contre-la-fievre-aphteuse/

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Côte d’Ivoire : Le prix bord champ du kilogramme de la noix de cajou fixé à 400 FCFA

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Le prix plancher bord champ du kilogramme de la noix de cajou est fixé à 400 FCFA pour la campagne 2026. L’annonce a été faite ce vendredi 6 février 2026, à Yamoussoukro par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, à l’occasion des Journées nationales du Producteur de l’anacarde, du coton et du karité.

Ce prix de 400 FCFA/Kg, légèrement en baisse comparé à la campagne précédente s’explique par un repli constaté sur le marché international, accentué par des mesures tarifaires restrictives imposées par les États-Unis. À cela s’ajoute la baisse du dollar, passé de 620 FCFA en 2025 à 565 FCFA aujourd’hui, limitant mécaniquement les marges de manœuvres financières.

Selon le ministre Bruno Nabagné Koné, « La fixation d’un prix prudent mais protecteur s’impose afin de préserver l’écoulement de toute la production nationale tout en sécurisant les revenus des producteurs ».

Il a rappelé l’engagement du Gouvernement, sur instructions du Président de la République, à intervenir financièrement pour soutenir le pouvoir d’achat des producteurs. 

Le ministre n’a pas exclu la possibilité d’une révision à la hausse du prix, comme cela fut le cas lors de précédentes campagnes, si la situation au niveau international s’améliorait. En fixant le prix de 400 FCFA/Kg, le Gouvernement entend maintenir la position de leader mondial de la Côte d’Ivoire, tout en garantissant une rémunération attractive à ses braves paysans.

Source : https://www.alwihdainfo.com/Cote-d-Ivoire-le-prix-bord-champ-du-kilogramme-de-la-noix-de-cajou-fixe-a-400-FCFA_a148056.html

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