Société
Afrique : Une rencontre pour le progrès du leadership féminin dans l’économie
Une rencontre stratégique du Réseau des femmes leaders africaines – Coalition du secteur privé (AWLN-PSC) s’est tenue, à Abidjan, en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), qui se sont déroulées du 26 au 30 mai 2025.
Leur rendez-vous de haut niveau, à l’occasion des Assemblées annuelles de la BAD à Abidjan, aura mis en lumière les ambitions du Réseau des femmes leaders africaines – Coalition du secteur privé (AWLN-PSC) pour faire progresser le leadership féminin dans l’économie africaine.
Portée par une volonté commune de transformer le secteur privé en un levier d’inclusion durable, cette rencontre a réuni des femmes influentes, des dirigeantes d’entreprises, des partenaires techniques, des bailleurs de fonds, la jeunesse, les médias, ainsi que des représentants gouvernementaux.
Pour le réseau, l’objectif de cette rencontre a été pleinement atteint. A cette rencontre, la mission de la coalition a été présentée, la feuille de route stratégique 2025-2026 lancée, et des synergies solides ont été bâties autour de l’entrepreneuriat féminin.
Mme Hafou Touré, co-présidente d’AWLN-PSC, a dévoilé une feuille de route audacieuse, axée sur trois piliers : la visibilité et la valorisation des femmes leaders dans le secteur privé, le renforcement des capacités et l’accès aux postes exécutifs, ainsi que l’engagement des entreprises à travers des actions concrètes et mesurables.
« Les femmes africaines sont prêtes. Elles sont compétentes, elles sont innovantes. Elles transforment notre continent. Notre mission est de les accompagner jusqu’aux plus hauts niveaux de décision », a déclaré Mme Hafou Touré.
À sa suite, Mme Sefora Kodjo, présidente AWLN Côte d’Ivoire, a exprimé son souhait de voir cette rencontre marquer le début d’une nouvelle dynamique au service du continent. Elle a salué l’engagement collectif pour créer un environnement propice à l’émergence d’un leadership féminin fort, ancré dans les réalités économiques africaines.
Représentant la Banque africaine de développement, Mme Yacine Fal a rappelé que 65% de la main-d’œuvre agricole du continent africain est assurée par les femmes. Pourtant, elles restent peu représentées dans les instances dirigeantes.
« Promouvoir le leadership féminin n’est pas une cause morale, c’est une nécessité économique et stratégique. Il est crucial que cela soit intégré dans les politiques publiques et les agendas régionaux », a soutenu Mme Yacine Fal.
Elle a salué l’initiative de l’AWLN-PSC comme un vecteur structurant du développement inclusif en Afrique. Ce réseau permet notamment aux femmes leaders sur le continent de réfléchir aux enjeux de développement et s’attèle à la promotion du leadership féminin.
Présente à cette rencontre, la ministre ivoirienne de la Cohésion nationale, de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté, Mme Myss Belmonde Dogo, a livré un message fort : « Soutenir les femmes entrepreneures, c’est investir dans la paix, dans la prospérité et dans l’avenir de l’Afrique. »
Elle a exhorté les entreprises et les institutions financières à intégrer le genre au cœur de leurs politiques, appelant à l’ouverture des conseils d’administration aux talents féminins : « Construisons des écosystèmes où chaque femme peut rêver, créer, diriger et réussir. »
L’événement a été marqué par la signature d’un protocole d’accord (MoU) entre l’AWLN, représentée par Mme Bineta Diop, co-fondatrice du réseau, et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), représentée par Dr Fahad AL-Dossari, président du conseil d’administration. Ce partenariat a été salué par Mme Joyce Mends-Cole, directrice exécutive de l’AWLN.
Un panel de haut niveau s’est, par ailleurs, tenu sur le thème : « Accès aux postes exécutifs, de direction d’institutions – Quelles stratégies pour les femmes ? ».
Ce moment d’échanges a mis l’accent sur l’identification des leviers d’actions pour favoriser l’accès des femmes aux plus hauts niveaux de responsabilité.
Alors que les femmes demeurent sous-représentées dans les sphères décisionnelles, des dirigeantes et expertes reconnues ont partagé des stratégies concrètes, des parcours inspirants et des recommandations opérationnelles pour inverser la tendance.
Mme Danièle Sassou Nguesso, co-présidente AWLN Congo, a lancé un vibrant appel à l’action en faveur de l’entrepreneuriat féminin, soulignant l’urgence de créer des mécanismes durables pour accompagner les femmes dans leurs ambitions économiques.
On notait également la présence de la co-fondatrice de l’AWLN, Mme Bineta Diop, dont la vision continue de guider les engagements du réseau à l’échelle continentale.
Source : https://fr.apanews.net/cote-divoire/les-femmes-leaders-africaines-adoptent-une-feuille-de-route/
Société
Côte d’Ivoire : Le prix bord champ du kilogramme de la noix de cajou fixé à 400 FCFA
Le prix plancher bord champ du kilogramme de la noix de cajou est fixé à 400 FCFA pour la campagne 2026. L’annonce a été faite ce vendredi 6 février 2026, à Yamoussoukro par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, à l’occasion des Journées nationales du Producteur de l’anacarde, du coton et du karité.
Ce prix de 400 FCFA/Kg, légèrement en baisse comparé à la campagne précédente s’explique par un repli constaté sur le marché international, accentué par des mesures tarifaires restrictives imposées par les États-Unis. À cela s’ajoute la baisse du dollar, passé de 620 FCFA en 2025 à 565 FCFA aujourd’hui, limitant mécaniquement les marges de manœuvres financières.
Selon le ministre Bruno Nabagné Koné, « La fixation d’un prix prudent mais protecteur s’impose afin de préserver l’écoulement de toute la production nationale tout en sécurisant les revenus des producteurs ».
Il a rappelé l’engagement du Gouvernement, sur instructions du Président de la République, à intervenir financièrement pour soutenir le pouvoir d’achat des producteurs.
Le ministre n’a pas exclu la possibilité d’une révision à la hausse du prix, comme cela fut le cas lors de précédentes campagnes, si la situation au niveau international s’améliorait. En fixant le prix de 400 FCFA/Kg, le Gouvernement entend maintenir la position de leader mondial de la Côte d’Ivoire, tout en garantissant une rémunération attractive à ses braves paysans.
Société
RD Congo : Au moins 200 morts dans l’effondrement d’une mine de coltan
Une série de glissements de terrain a frappé une mine contrôlée par des milices en République démocratique du Congo. L’effondrement a enseveli des personnes vivantes et fait plusieurs morts.
Selon des témoins une partie d’un versant dans la zone minière de Rubaya s’était effondrée mercredi après-midi. Un deuxième glissement de terrain s’est produit jeudi matin.
« Il a plu, puis il y a eu un glissement de terrain qui a emporté des gens. [ …]Certains ont été engloutis, d’autres sont morts dans les puits. Beaucoup sont encore coincés à l’intérieur. » , a révélé Franck Bolingo, mineur.
Vendredi, des dizaines de chiffonniers continuaient à creuser à la pelle sur le vaste site.
Depuis sa résurgence en 2021, le groupe M23 s’est emparé de vastes étendues de l’est de la RDC, riche en ressources, et a pris le contrôle de la mine de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu, en avril 2024, avec l’aide du Rwanda.
La mine de Rubaya produit entre 15 et 30 % de l’approvisionnement mondial en coltan, un minerai essentiel à la fabrication d’appareils électroniques tels que les ordinateurs portables et les téléphones mobiles.
Selon les experts des Nations Unies, le M23 a mis en place une administration parallèle à l’État congolais afin de réglementer l’exploitation de la mine de Rubaya depuis sa prise de contrôle.
Les experts estiment que le M23 tire environ 800 000 dollars par mois de la mine grâce à une taxe de sept dollars par kilo sur la production et la vente de coltan.
Les experts de l’ONU accusent également le Rwanda, qui nie fournir un soutien militaire au M23, d’utiliser la milice pour détourner les richesses minérales de la RDC.
Outre le fait qu’elle contient entre 60 et 80 % du coltan mondial, la partie orientale de la RDC abrite également de vastes réserves d’or et d’étain.
Plusieurs sociétés minières internationales ont temporairement suspendu leurs activités dans l’est du pays en raison de l’avancée du M23.
Source : https://fr.africanews.com/2026/01/31/rdc-un-glissement-de-terrain-meurtrier-frappe-un-site-minier/
Société
Afrique : plus de 100 morts dans des inondations dévastatrices au Mozambique
L’Afrique du Sud a décrété officiellement ce dimanche l’état de catastrophe nationale face aux inondations meurtrières et destructrices qui frappent depuis décembre le pays. Le Zimbabwe et surtout le Mozambique déplorent également des victimes. Selon le dernier bilan dressé par Maputo, rien qu’au Mozambique plus de 100 personnes sont mortes dans diverses circonstances du fait des intempéries.
Des pluies sont encore attendues, des centres d’hébergements d’urgence sont bondés selon Guy Taylor de l’Unicef Mozambique. Et tout le monde n’a pas encore pu être mis à l’abri. « Beaucoup de gens sont encore complètement isolés et attendent des secours. Beaucoup sont coupés des services essentiels dont ils dépendent. Or, les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère ont besoin d’aliments thérapeutiques immédiatement. »
Des soins d’autant plus nécessaires que les inondations accentuent le risque sanitaire : « Le Mozambique connaissait déjà des cas de choléra dans de nombreuses régions, et il est donc très probable que cette inondation accélère sa propagation et celle d’autres maladies, rappelle Guy Taylor. Il est essentiel que nous intervenions dès maintenant pour aider les gens à avoir accès à de l’eau potable. Il faut un accès à des services de santé pour que les enfants puissent être traités et recevoir des vaccinations cruciales ».
Des milliers d’hectares de champs inondés
Pour ne rien arranger, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) cité par Associated Press, 70 000 hectares de champs ont été inondés. « La majorité des gens au Mozambique dépendent d’une agriculture de subsistance. Il est probable que des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes verront leur sécurité alimentaire gravement menacée par ces inondations. »
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