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Société

Afrique – Mort du pape François : les dirigeants africains saluent son « engagement » pour les « sans-voix »

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Un hommage continental. La mort du pape François, lundi 21 avril, a suscité une vague d’émotions et d’éloges chez les responsables politiques africains, qui ont salué son engagement pour la paix et la cause climatique.

Pape « du bout du monde », comme il s’était lui-même présenté au balcon de la basilique Saint-Pierre le 13 mars 2013, François a multiplié les déplacements dans les pays du Sud pendant son pontificat. Il s’est rendu à cinq reprises en Afrique : au Kenya, en Centrafrique et en Ouganda en 2015, en Egypte en 2017, au Maroc en 2018 puis au Mozambique, sur l’Ile Maurice et à Madagascar en 2019 et, enfin, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud en 2023.

Lundi, Mahamoud Ali Youssouf, le président de la Commission de l’Union africaine, a souligné, depuis le siège de l’institution à Addis-Abeba, « l’engagement courageux du pape sur le continent africain, en amplifiant les voix des sans-voix, en défendant la paix et la réconciliation, et en se montrant solidaire des personnes touchées par les conflits et la pauvreté ».

Sa « vie a été un témoignage vibrant de foi, d’humilité et d’engagement indéfectible pour la paix, la justice et la dignité humaine », a abondé, sur X, Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo (RDC), le plus grand pays catholique d’Afrique.

Selon les chiffres du bureau des statistiques du Vatican, 281 millions de catholiques vivaient sur le continent africain en 2023, soit 20 % des quelque 1,4 milliard de catholiques dans le monde. En tête, la RDC compterait 55 millions de baptisés, devant le Nigeria (35 millions), l’Ouganda, la Tanzanie et le Kenya.

« Infatigable artisan de paix »

A Nairobi, le président William Ruto a évoqué sur X l’« engagement indéfectible » du pape « en faveur de l’inclusion et de la justice ». François était « un homme très soucieux de la justice sociale. Il a fait de son mieux jusqu’à l’ultime minute. Il était très engagé notamment dans le dialogue interreligieux », a souligné pour sa part Martin Kivuva Musonde, archevêque de Mombassa, ville située à l’est du Kenya.

En Afrique de l’Ouest, le président du Sénégal Bassirou Diomaye Faye a rendu hommage à «une figure spirituelle majeure », saluant l’engagement du pape « en faveur des plus vulnérables et son appel constant au dialogue entre les peuples et les religions ». Pour le chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, François était un « infatigable artisan de paix et de justice sociale ».Le souverain pontife « laisse une empreinte profonde dans notre humanité » a réagi de son côté, sur X, le président du Togo, Faure Gnassingbé.

Le président élu gabonais Brice Oligui Nguema, fervent catholique, a adressé ses « sincères condoléances à l’ensemble de la communauté catholique du Gabon et d’ailleurs ». « Son message de foi, de paix et d’humilité restera une source d’inspiration », a ajouté le général, auteur du coup d’Etat le 30 août 2023, sur ses réseaux.

La visite du pape à Madagascar en 2019 au cours duquel ce dernier s’était alarmé de la pauvreté et de la déforestation, avait également été « un moment historique d’unité et de grâce pour les Malagasy » a rappelé pour sa part le président malgache Andry Rajoelina.

Malgré un dernier voyage sur le continent africain, le pape avait irrité les catholiques conservateurs africains, en décembre 2023, après la publication par le Vatican d’un document intitulé « Fiducia supplicans » (« Confiance suppliante »). Ce dernier ouvrait la voie aux bénédictions de couples de même sexe, leur union par l’Eglise restant proscrite.

Source : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/04/21/mort-du-pape-les-dirigeants-africains-saluent-l-engagement-courageux-de-francois-pour-les-sans-voix_6598602_3212.html

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Côte d’Ivoire : Le prix bord champ du kilogramme de la noix de cajou fixé à 400 FCFA

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Le prix plancher bord champ du kilogramme de la noix de cajou est fixé à 400 FCFA pour la campagne 2026. L’annonce a été faite ce vendredi 6 février 2026, à Yamoussoukro par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, à l’occasion des Journées nationales du Producteur de l’anacarde, du coton et du karité.

Ce prix de 400 FCFA/Kg, légèrement en baisse comparé à la campagne précédente s’explique par un repli constaté sur le marché international, accentué par des mesures tarifaires restrictives imposées par les États-Unis. À cela s’ajoute la baisse du dollar, passé de 620 FCFA en 2025 à 565 FCFA aujourd’hui, limitant mécaniquement les marges de manœuvres financières.

Selon le ministre Bruno Nabagné Koné, « La fixation d’un prix prudent mais protecteur s’impose afin de préserver l’écoulement de toute la production nationale tout en sécurisant les revenus des producteurs ».

Il a rappelé l’engagement du Gouvernement, sur instructions du Président de la République, à intervenir financièrement pour soutenir le pouvoir d’achat des producteurs. 

Le ministre n’a pas exclu la possibilité d’une révision à la hausse du prix, comme cela fut le cas lors de précédentes campagnes, si la situation au niveau international s’améliorait. En fixant le prix de 400 FCFA/Kg, le Gouvernement entend maintenir la position de leader mondial de la Côte d’Ivoire, tout en garantissant une rémunération attractive à ses braves paysans.

Source : https://www.alwihdainfo.com/Cote-d-Ivoire-le-prix-bord-champ-du-kilogramme-de-la-noix-de-cajou-fixe-a-400-FCFA_a148056.html

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RD Congo : Au moins 200 morts dans l’effondrement d’une mine de coltan

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Une série de glissements de terrain a frappé une mine contrôlée par des milices en République démocratique du Congo. L’effondrement a enseveli des personnes vivantes et fait plusieurs morts.

Selon des témoins une partie d’un versant dans la zone minière de Rubaya s’était effondrée mercredi après-midi. Un deuxième glissement de terrain s’est produit jeudi matin.

« Il a plu, puis il y a eu un glissement de terrain qui a emporté des gens. [ …]Certains ont été engloutis, d’autres sont morts dans les puits. Beaucoup sont encore coincés à l’intérieur. » , a révélé Franck Bolingo, mineur.

Vendredi, des dizaines de chiffonniers continuaient à creuser à la pelle sur le vaste site.

Depuis sa résurgence en 2021, le groupe M23 s’est emparé de vastes étendues de l’est de la RDC, riche en ressources, et a pris le contrôle de la mine de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu, en avril 2024, avec l’aide du Rwanda.

La mine de Rubaya produit entre 15 et 30 % de l’approvisionnement mondial en coltan, un minerai essentiel à la fabrication d’appareils électroniques tels que les ordinateurs portables et les téléphones mobiles.

Selon les experts des Nations Unies, le M23 a mis en place une administration parallèle à l’État congolais afin de réglementer l’exploitation de la mine de Rubaya depuis sa prise de contrôle.

Les experts estiment que le M23 tire environ 800 000 dollars par mois de la mine grâce à une taxe de sept dollars par kilo sur la production et la vente de coltan.

Les experts de l’ONU accusent également le Rwanda, qui nie fournir un soutien militaire au M23, d’utiliser la milice pour détourner les richesses minérales de la RDC.

Outre le fait qu’elle contient entre 60 et 80 % du coltan mondial, la partie orientale de la RDC abrite également de vastes réserves d’or et d’étain.

Plusieurs sociétés minières internationales ont temporairement suspendu leurs activités dans l’est du pays en raison de l’avancée du M23.

Source : https://fr.africanews.com/2026/01/31/rdc-un-glissement-de-terrain-meurtrier-frappe-un-site-minier/

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Afrique : plus de 100 morts dans des inondations dévastatrices au Mozambique

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L’Afrique du Sud a décrété officiellement ce dimanche l’état de catastrophe nationale face aux inondations meurtrières et destructrices qui frappent depuis décembre le pays. Le Zimbabwe et surtout le Mozambique déplorent également des victimes. Selon le dernier bilan dressé par Maputo, rien qu’au Mozambique plus de 100 personnes sont mortes dans diverses circonstances du fait des intempéries.

Des pluies sont encore attendues, des centres d’hébergements d’urgence sont bondés selon Guy Taylor de l’Unicef Mozambique. Et tout le monde n’a pas encore pu être mis à l’abri. « Beaucoup de gens sont encore complètement isolés et attendent des secours. Beaucoup sont coupés des services essentiels dont ils dépendent. Or, les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère ont besoin d’aliments thérapeutiques immédiatement. »

Des soins d’autant plus nécessaires que les inondations accentuent le risque sanitaire : « Le Mozambique connaissait déjà des cas de choléra dans de nombreuses régions, et il est donc très probable que cette inondation accélère sa propagation et celle d’autres maladies, rappelle Guy Taylor. Il est essentiel que nous intervenions dès maintenant pour aider les gens à avoir accès à de l’eau potable. Il faut un accès à des services de santé pour que les enfants puissent être traités et recevoir des vaccinations cruciales ».

Des milliers d’hectares de champs inondés

Pour ne rien arranger, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) cité par Associated Press, 70 000 hectares de champs ont été inondés. « La majorité des gens au Mozambique dépendent d’une agriculture de subsistance. Il est probable que des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes verront leur sécurité alimentaire gravement menacée par ces inondations. »

Lire la suite sur https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260119-afrique-australe-plus-de-100-morts-au-mozambique-dans-des-inondations-dévastatrices 



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