Connectez-vous à nous

Politique

Rwanda : Décès d’Alain Mukuralinda, Porte parole adjoint du gouvernement

Publié

le

Une nouvelle empreinte de gravité a traversé le Rwanda ce vendredi lorsque la disparition soudaine d’Alain Mukuralinda, porte-parole adjoint du gouvernement, a été confirmée. Cet homme, pilier discret, mais essentiel de la communication officielle, s’est éteint hier à l’hôpital King Faisal de Kigali, terrassé par une crise cardiaque foudroyante. Son départ, aussi inattendu qu’irréversible, laisse un vide palpable dans les arcanes du pouvoir et suscite une onde d’émotion à travers le pays des mille collines.

Alain Mukuralinda: un destin fauché en plein essor

La nouvelle, d’abord murmurée dans les couloirs de la capitale, a trouvé écho officiel dans la matinée, plongeant les cercles gouvernementaux dans une stupeur recueillie. Alain Mukuralinda, dont le nom résonnait comme un gage de clarté et de mesure dans les déclarations publiques, a succombé à une défaillance cardiaque brutale, survenue en fin de journée du 3 avril. Selon des sources proches de l’hôpital King Faisal, l’un des établissements de référence de la région, les efforts des médecins pour le ranimer se sont révélés vains face à la violence de l’attaque qui l’a frappé.

Homme de l’ombre au service de la lumière publique, Mukuralinda occupait depuis plusieurs années le poste de porte-parole adjoint, un rôle où il excellait par sa capacité à traduire les décisions complexes de l’exécutif en messages accessibles. Sa voix, posée et réfléchie, avait accompagné les Rwandais à travers des périodes de défis et de transformations, faisant de lui une figure familière, sinon incontournable, dans le paysage médiatique national.

Alain Mukuralinda : une carrière au service de la nation

Avant de s’élever à cette fonction stratégique, Alain Mukuralinda avait tracé un parcours marqué par une rigueur exemplaire. Juriste de formation, il avait rejoint les rangs de l’administration publique avec une détermination qui ne tarda pas à le distinguer. Sa nomination comme porte-parole adjoint, sous l’égide de la Première ministre et du bureau du président Paul Kagame, témoignait de la confiance placée en lui pour porter la parole gouvernementale avec finesse et autorité. Il incarnait, aux yeux de beaucoup, un pont entre les sphères du pouvoir et les citoyens, un rôle qu’il assumait avec une constance saluée par ses pairs.

Les derniers jours de mars avaient vu Mukuralinda s’exprimer lors d’une conférence de presse sur les avancées économiques du pays, un discours empreint d’optimisme mesuré qui, rétrospectivement, prend des allures de testament involontaire. Nul n’aurait pu présager que cet homme, à l’apparence robuste et à l’esprit vif, serait si promptement ravi à la nation par un mal aussi insidieux que silencieux.

Une onde de choc dans la capitale

L’annonce de son décès, relayée par des posts sur X dès la soirée d’hier, a suscité une cascade de réactions, tant au sein de la classe politique que parmi la population. « Nous avons la profonde tristesse d’annoncer le décès de notre collègue Alain Mukuralinda, survenu à l’hôpital KFH des suites d’une crise cardiaque », indiquait un message attribué à une source gouvernementale, repris par de nombreux internautes. À Kigali, les drapeaux semblaient flotter avec une lourdeur inhabituelle, comme si la ville elle-même portait le deuil de cet homme discret, mais influent.

L’hôpital King Faisal, théâtre de ses derniers instants, est devenu un lieu de convergence pour quelques proches et collègues, venus rendre un hommage muet à celui qui, jusqu’à la veille, incarnait une voix rassurante. Les circonstances exactes de sa crise cardiaque demeurent, pour l’heure, entourées d’un voile de réserve, les autorités n’ayant pas encore livré de communiqué détaillé.

Un legs à méditer

La disparition d’Alain Mukuralinda intervient dans un contexte dans lequel le Rwanda poursuit son ascension sur la scène régionale et internationale, un projet auquel il a contribué par son travail acharné. Le gouvernement, déjà confronté à la nécessité de maintenir une communication fluide dans un pays en constante évolution, devra rapidement combler ce vide, tant sur le plan humain que stratégique.

Pour l’heure, les hommages affluent, esquissant le portrait d’un homme dont l’héritage dépasse les mots qu’il prononçait. Sa chute, aussi brutale qu’inattendue, invite à une réflexion sur la fragilité de l’humain. Et si la nation pleure aujourd’hui un serviteur dévoué, elle se tient aussi au seuil d’une nouvelle page, où la mémoire de Mukuralinda pourrait bien inspirer ceux qui, demain, marcheront dans ses pas.

Source : https://www.journalduniger.com/rwanda-deces-dalain-mukuralinda-porte-parole-adjoint-du-gouvernement/

Politique

Congo-Brazzaville : Le Président Denis Sassou-Nguesso réélu avec «94,82%» des voix

Publié

le

Si les résultats sont validés par la Cour constitutionnelle, le dirigeant de 82 ans assurera un cinquième mandat à la tête du pays.

Le président sortant du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a été réélu pour un cinquième mandat au premier tour de l’élection présidentielle qui s’est tenue dimanche, avec 94,82% des voix, selon les résultats provisoires annoncés mardi soir à la télévision nationale. M. Sassou Nguesso, 82 ans, dirige d’une main de fer ce petit pays d’Afrique centrale riche en hydrocarbures depuis plus de 40 années cumulées. Sa réélection le maintient au pouvoir jusqu’en 2031.

«Est élu, Sassou Nguesso Denis, 2.507.038 voix, soit 94,82% des suffrages exprimés», a déclaré à la télévision nationale le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou. Le taux de participation s’élève à «84,65%», a-t-il ajouté. Une faible affluence dans les bureaux de vote avait toutefois été constatée par les journalistes de l’AFP présents à Brazzaville le jour du vote. Ces résultats provisoires doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle du pays.

Le réseau internet est coupé dans tout le pays depuis le matin du vote. La circulation des véhicules avait été interdite dimanche et les commerces fermés sur ordre des autorités. Des véhicules de l’armée et la police avaient arpenté toute la journée les allées vides du centre-ville où de rares piétons déambulaient sous un ciel plombé. Des gendarmes et policiers étaient déployés en nombre devant les bureaux de vote. La plupart des électeurs croisés dans les bureaux ont refusé d’être filmés ou de donner leur nom.

M. Sassou Nguesso a sillonné le pays durant la campagne électorale qui s’est achevée vendredi, appuyé par la machine de son mouvement, le Parti congolais du travail (PCT), inquiet d’une abstention annoncée comme massive par les observateurs. Près de trois millions d’électeurs inscrits étaient appelés aux urnes, selon les autorités, mais l’AFP n’a pas été en mesure de déterminer l’affluence à travers le pays en raison de la coupure du réseau.

Opposants détenus

Lundi, la circulation avait repris dans les rues de Brazzaville mais le réseau était toujours coupé, suscitant l’agacement des habitants de la capitale dont certains ont trouvé refuge au bord du fleuve Congo pour se connecter au réseau mobile de la République démocratique du Congo voisine. Internet avait déjà été coupé plusieurs jours lors de la présidentielle de 2021, qui avait vu la réélection de M. Sassou Nguesso avec 88,40% des suffrages, selon la Cour constitutionnelle.

L’opposition conteste systématiquement les scrutins remportés par M. Sassou Nguesso depuis 2002. Six candidats, peu connus ou sans réelle assise politique, se présentaient dimanche face au président sortant. M. Sassou Nguesso a dirigé le Congo de 1979 à 1992, au temps du parti unique, avant de reconquérir le pouvoir par les armes en 1997, après quatre mois de guerre civile à Brazzaville. Les principaux partis d’opposition ont boycotté le scrutin, n’estimant pas remplies les conditions d’une élection libre et transparente.

Deux figures de la présidentielle de 2016, le général Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sont encore aujourd’hui détenues après avoir été condamnées à 20 ans de prison pour «atteinte à la sécurité intérieure» en 2018 et 2019. La constitution empêche en principe M. Sassou Nguesso de se représenter pour un nouveau mandat en 2031, soulevant l’inévitable question de sa succession. Il a affirmé à l’AFP qu’il ne resterait «pas une éternité au pouvoir» et que le «tour» des jeunes «viendra», tout en refusant de se prononcer sur un éventuel successeur.

Source : https://www.lefigaro.fr/international/republique-du-congo-le-president-sortant-denis-sassou-nguesso-reelu-avec-94-82-des-voix-selon-les-resultats-provisoires-20260317

Continuer à lire

Politique

RD Congo : Création d’un tribunal chargé des infractions à caractère économique

Publié

le

Dans une ordonnance-loi signée le 14 mars 2026, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, crée un Tribunal pénal économique et financier chargé de réprimer les infractions économiques et financières en République démocratique du Congo.  Cette juridiction spécialisée est destinée à renforcer la lutte contre la criminalité économique, notamment la corruption, le détournement des deniers publics, l’enrichissement illicite ou encore le blanchiment des capitaux.

Le Tribunal pénal économique et financier (TPEF) disposera d’une autonomie fonctionnelle et d’un budget propre inscrit au budget national. Son siège est établi dans la capitale, Kinshasa, avec la possibilité de créer des sièges secondaires sur l’ensemble du territoire national.

Selon l’ordonnance, cet organe judiciaire sera composé de deux chambres : une chambre de première instance et une chambre d’appel. Il comptera au moins quarante juges, dont vingt magistrats de carrière et vingt juges assesseurs. 

Un parquet général économique et financier sera également rattaché à cette juridiction pour instruire et poursuivre les infractions relevant de sa compétence. 

Toutes les affaires liées aux infractions économiques actuellement pendantes devant les juridictions ordinaires seront transférées à cette nouvelle structure dès son installation. 

Le Tribunal pénal économique et financier devra être effectivement installé dans un délai de trois mois après l’entrée en vigueur de l’ordonnance-loi. 

Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la transparence et la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo.

Source : https://www.radiookapi.net/2026/03/15/actualite/justice/creation-dun-tribunal-penal-economique-et-financier-en-rdc

Continuer à lire

Politique

Togo : La société civile redoute une nouvelle révision constitutionnelle 

Publié

le

Le Collectif «Touche pas à ma Constitution», creuset de partis et d’organisations de la Société civile, alerte depuis 48H autour de «l’imminence d’une nouvelle consultation électorale censée apporter de nouvelles modifications» à la nouvelle Constitution en vigueur depuis le 06 mai 2024 (Vè République).

Lors d’une conférence de presse et de diverses autres sorties médiatiques, les leaders du Collectif «Touche pas à ma Constitution», qui continuent de critiquer au vitriol la Constitution de 2024, expliquent qu’UNIR (actuelle formation au pouvoir au Togo) «projette d’organiser des législatives anticipées (au lieu de 2030) pour procéder ensuite à des modifications constitutionnelles dans le Texte fondamental de mai 2024» qui a fait passer le Togo sous le régime parlementaire.

La finalité cardinale de cette nouvelle projection politique d’UNIR «est de conférer le statut d’élu à Faure Gnassingbé (actuel Président du Conseil des ministres, équivalent de Premier ministre selon la Constitution de 2024)», confie Thomas Nsoukpoè, leader du parti Bloc d’action pour le changement (BAC).

«Faure Gnassingbé a été élu Président du Conseil par les 2 Chambres du Parlement togolais sans s’être soumis préalablement à la vérité des urnes comme député», a relevé Thomas Nsoukpoè au nom du Collectif «Touche pas à ma Constitution».

«Cette modification constitutionnelle souhaitée permettra à Faure Ganssingbé d’avoir un meilleur vernis démocratique aux yeux de l’international», complète Nathaniel Olympio du Parti des Togolais (PT), également membre du Collectif précité.

L’Etat togolais est muet officiellement autour de ces velléités de modifications constitutionnelles que lui prêtent certains opposants. Il se contente de la réactivation depuis le 19 février 2026 du CPC (Cadre permanent de concertation-entre acteurs politiques- né en 2020) boycotté par une frange de l’opposition dite «radicale» au Togo.

La session du CPC du 19 février dernier a envisagé une prochaine recomposition de la CENI (Commission électorale) dont le mandat a expiré depuis 3 ans.

Depuis l’entrée en vigueur de la Constitution de mai 2024, plusieurs institutions républicaines tardent à être créées et opérationnalisées. Le Parlement togolais compte 113 députés depuis les législatives d’avril 2024, et est largement dominé par le parti UNIR au pouvoir.

Source : https://www.afrique7.com/politique/29570-le-togo-prepare-une-nouvelle-revision-constitutionnelle.html

Continuer à lire

Dernières actualités