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Politique

Congo : Cinq partis politiques du centre se retirent du Mouvement « Le Patriarche »

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Clap de fin avant l’heure ! Le meeting du mouvement « Le Patriarche » au Palais des Congrès de Brazzaville, a été annulé. Conséquence logique du retrait fracassant de cinq partis politiques du centre, qui dénoncent des manœuvres opaques et des dissensions internes. Le centre politique congolais est en ébullition.

L’annonce, faite le 7 février 2025 par Louis Juvénal Hollat, président du Rassemblement des Partis Politiques du Centre (RPPC), a l’effet d’une bombe. Les formations PCAP, PADI, MDD, CUD et PPAD, piliers de la coalition centriste, ont lâché « Le Patriarche », laissant derrière elles un événement mort-né. Mais que s’est-il réellement passé pour en arriver à une telle désaffection ?

Selon Louis Juvénal Hollat, la décision radicale a été  motivée par un profond désaccord sur la gestion de l’organisation du meeting, devenu le symbole d’une mésentente irréconciliable. « L’initiateur de la plateforme ‘Le Patriarche’ a sollicité le RPPC pour obtenir l’autorisation préfectorale, arguant un manque de statut juridique propre », explique-t-il. Une demande anodine en apparence, mais qui a révélé des failles profondes.

« En demandant au RPPC d’écrire en lieu et place du groupement, il a imposé une commission d’organisation en violation de notre charte », dénonce M. Hollat, visiblement irrité. « Seul le collège des présidents est habilité à engager le groupement. » Une question de principe, un respect des statuts bafoué, qui a mis le feu aux poudres et scellé le sort du meeting.

Au-delà de cette querelle administrative, le RPPC a réaffirmé son soutien indéfectible au président Denis Sassou N’Guesso. « Nous le soutenons dans la préservation de la paix, l’absence de conflits armés, la matérialisation du vivre ensemble et la résolution de la crise multidimensionnelle », a martelé Louis Juvénal Hollat. Un message politique fort, qui souligne la volonté du RPPC de se positionner comme un acteur de stabilité dans un contexte incertain.

Brice Aimé Mombo, coordonnateur adjoint du RPPC, n’a pas mâché pas ses mots : « Il y a ceux qui se croient détenteurs de formules magiques pour faire exploser ce pays. Ils sont connus et ne pensent qu’à leurs intérêts personnels. » Des accusations cinglantes, qui ont laissé peu de doute sur les cibles visées et sur l’atmosphère délétère qui règne en coulisses.

Le retrait des signatures du RPPC a donc sonné le glas du meeting du Patriarche, laissant un goût amer et de nombreuses questions en suspens. Cette crise interne sonne-t-elle le glas du mouvement ? Quel sera l’impact de cette annulation sur l’avenir politique de la coalition du centre ? Seul le temps apportera des réponses, mais une chose est sûre : Digne Elvis Tsalissan Okombi vient de connaître un séisme dont les répliques se feront sentir longtemps.

Source : https://vox.cg/cinq-partis-politiques-du-centre-se-retirent-du-mouvement-le-patriarche/?amp=1

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Afrique du Sud : Vers un déploiement de l’armée dans les foyers de criminalité

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L’Afrique du Sud s’apprête à déployer des unités de l’armée aux côtés de la police dans un délai de dix jours afin de lutter contre une criminalité galopante alimentée par les gangs de drogue et les mineurs illégaux.

L’annonce a été faite mardi 17 février par le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, devant le Parlement.

Les chefs de l’armée et de la police ont finalisé « le plan de déploiement qui débutera dans les dix prochains jours », a précisé le ministre. Cette décision s’inscrit dans une série de mesures musclées prises par le gouvernement pour contenir la violence dans un pays qui affiche l’un des taux d’homicide les plus élevés au monde, avec environ 60 meurtres par jour.

Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé la semaine dernière, lors d’une allocution nationale, l’envoi de troupes dans la province du Cap-Occidental — où se trouve la ville touristique du Cap — ainsi que dans le Gauteng, qui abrite le centre financier de Johannesburg. « Le crime organisé constitue désormais la menace la plus immédiate pour notre démocratie, notre société et notre développement économique », avait-il déclaré.

Certaines zones du Cap sont le théâtre d’affrontements meurtriers entre gangs rivaux qui se disputent le contrôle du trafic de drogue, tandis que des mineurs illégaux opèrent dans les anciens bassins aurifères du Gauteng. Firoz Cachalia a indiqué que l’opération militaire serait également étendue au Cap-Oriental, autre province confrontée à des gangs solidement implantés et à une criminalité liée aux stupéfiants.

La mesure suscite toutefois des critiques. Des experts de la sécurité et des partis d’opposition estiment que les militaires ne sont pas formés aux missions de maintien de l’ordre. D’autres s’interrogent sur le coût du dispositif et y voient l’aveu d’un échec de la police à endiguer la violence.

« Envoyer l’armée à court terme ne réduira pas les 64 meurtres qui ont lieu chaque jour dans ce pays », a lancé Mmusi Maimane, chef du parti libéral Build One South Africa, lors de la séance parlementaire à laquelle assistait le président Ramaphosa.

Source : https://fr.africanews.com/2026/02/17/lafrique-du-sud-deploiera-larmee-dans-les-foyers-de-criminalite-sous-dix-jours/

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Gabon : Suspension des réseaux sociaux « jusqu’à nouvel ordre »

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Les autorités gabonaises ont décidé de suspendre tous les réseaux sociaux “jusqu’à nouvel avis”. Depuis un mois, le président Oligui Nguema fait face à sa première vague de contestations sociales qui gagne en intensité.

La Haute Autorité de la Communication (HAC) au Gabon a annoncé mardi la suspension immédiate et « jusqu’à nouvel ordre » des réseaux sociaux sur le territoire gabonais, évoquant un risque de « dérives conflictogènes ».

Dans un communiqué lu mardi soir sur la chaîne de TV publique Gabon 1ère, le porte-parole de la HAC Jean-Claude Mendome a annoncé « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire gabonais jusqu’à nouvel ordre », sans désigner les plateformes concernées, expliquant que des contenus risquaient d’engendrer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions.

La contestation monte

Le président gabonais a été confronté en janvier et février à sa première vague de contestation sociale avec une grève des enseignants qui dure par endroits depuis plus d’un mois.

« La Haute Autorité de Communication (HAC) constate la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais, de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, portant atteinte à la dignité humaine, aux bonnes moeurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale », a énuméré le porte parole de l’institution.

En RelationTRT Français – Gabon : le président de transition s’attaque à la corruption dans les marchés publics

La HAC s’inquiète aussi de « la propagation de fausses informations », de « cyberharcèlement », ou encore de « la divulgation non autorisée de données personnelles ».

Dans son communiqué, la HAC a également « déploré », « l’indifférence » des plateformes et « l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites ».

« Ces agissements sont susceptibles dans le cas du Gabon d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques », a affirmé le porte-parole.

La suspension n’était cependant pas effective dans la nuit de mardi à mercredi, d’après des témoignages sur place.

Source : https://www.trtfrancais.com/article/f2056faf826a

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Tchad : L’opposant Albert Pahimi Padacké désigné président du CPDP

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L’opposant tchadien Albert Pahimi Padacké a été désigné présidé du CPDP par consensus pour un mandat d’un an.

Installé dans les fonctions la semaine dernière, les membres du Cadre permanent de dialogue politique (CPDP) ont tenu leur première plénière ce mardi, marquée par l’installation de Albert Pahimi Padacké à la tête du bureau.

La plénière a procédé à la mise en place d’un bureau composé de dix membres. Pour la première année, la présidence est accordée par consensus à l’opposition. Le chef de file de l’opposition conduite par son chef de file Albert Pahimi Padacké. Il est assisté d’Aziz Mahamat Saleh, de la mouvance présidentielle.

La plénière a mis également un comité pour la rédaction du règlement intérieur de l’organe et un autre pour l’élaboration de son budget de fonctionnement.

Mis en place en juin 2025, le CDPD a pour objectif de favoriser la concertation entre les partis politiques et accompagner la vie démocratique. Il est composé de 30 membres dont 15 de la majorité présidentielle et 15 de l’opposition démocratique. Ne sont membres que les présidents ou secrétaires généraux des partis politiques légalement reconnus.

Source : https://fr.apanews.net/news/tchad-albert-pahimi-padacke-designe-president-du-cpdp/

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