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Société

Bénin : Numalab lance le premier startup studio du pays à Cotonou

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Numalab lance le premier startup studio au Bénin. Basé à Cotonou, il veut créer plusieurs startups technologiques pour l’Afrique de l’Ouest.

L’écosystème entrepreneurial béninois franchit une nouvelle étape. Lancé en janvier 2026 à Cotonou, Numalab se présente comme le premier startup studio du pays. Son objectif : concevoir et développer des startups technologiques directement en interne, en réponse aux besoins du marché local et régional. Une approche encore rare en Afrique de l’Ouest, qui pourrait contribuer à structurer davantage l’innovation dans la sous-région.

Un modèle encore peu répandu en Afrique de l’Ouest

L’écosystème des startups africaines continue de se structurer, et le Bénin entend désormais prendre part à cette dynamique. À Cotonou, Numalab a officiellement lancé ses activités début 2026 avec une ambition claire : introduire dans le pays le modèle du startup studio, encore peu développé dans la région.

Contrairement aux incubateurs ou aux accélérateurs traditionnels, qui accompagnent des entrepreneurs externes, un startup studio conçoit lui-même les projets qu’il développe. Les équipes identifient des opportunités de marché, testent les idées, structurent les modèles économiques et lancent ensuite les startups en interne.

Ce modèle, déjà bien implanté en Europe et en Amérique du Nord, permet selon ses promoteurs de réduire les risques liés à la création d’entreprise en mutualisant les ressources, les compétences et l’exécution. Pour Numalab, l’enjeu consiste à adapter cette approche aux réalités économiques et sociales du Bénin et de l’Afrique de l’Ouest.

Trois entrepreneurs aux profils complémentaires

Le projet est porté par trois entrepreneurs issus de parcours différents : Loïc Doufodji, Sébastien Doncker et Robin Hoffmeister.

À la tête du studio, Loïc Doufodji, entrepreneur béninois issu de la diaspora en France, a fait le choix de revenir s’installer durablement au Bénin afin de piloter le développement de la structure sur place.

Cette implantation locale constitue, selon les fondateurs, un élément central de la stratégie du studio. Elle doit permettre d’identifier les problématiques du marché au plus près du terrain et de concevoir des solutions technologiques réellement adaptées aux usages locaux.

Les deux autres cofondateurs apportent quant à eux des expertises techniques et entrepreneuriales dans les domaines de l’ingénierie, de l’intelligence artificielle et de la création de startups technologiques.

Plusieurs secteurs déjà ciblés

Numalab prévoit de créer trois à quatre startups par an, avec une montée en puissance progressive. Les premiers projets devraient se concentrer sur plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour l’économie régionale. Parmi eux figurent notamment : l’agrotech, la logistique, la mobilité, l’immobilier et le BTP, le secteur pharmaceutique.

L’objectif est de développer des solutions numériques capables de répondre à des besoins concrets du marché, tout en s’inscrivant dans une logique de croissance à l’échelle ouest-africaine.

Structurer un écosystème entrepreneurial encore jeune

Au-delà de la création de startups, Numalab souhaite également contribuer à la structuration de l’écosystème entrepreneurial béninois.

Le secteur technologique local connaît aujourd’hui une phase de forte émergence, portée par une nouvelle génération d’entrepreneurs et par l’essor du numérique. Mais de nombreuses initiatives restent encore isolées et peinent à atteindre une taille critique.

Le startup studio veut donc favoriser la montée en compétences des talents locaux, encourager la collaboration entre acteurs publics et privés et organiser des événements dédiés à l’innovation.

Hackathons, ateliers entrepreneuriaux ou rencontres professionnelles pourraient ainsi être organisés afin de stimuler les dynamiques collaboratives au sein de l’écosystème.

Une ambition régionale

Si Numalab démarre ses activités au Bénin, ses fondateurs affichent déjà une ambition régionale. Le studio souhaite progressivement étendre ses projets à l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, une région où les besoins en solutions technologiques adaptées aux réalités locales restent importants.

En misant sur la co-construction avec les entreprises, les institutions et les utilisateurs finaux, Numalab espère ainsi contribuer à l’émergence de startups plus solides et capables de créer de la valeur sur le long terme.

Pour le Bénin, l’initiative pourrait aussi constituer un signal supplémentaire de la montée en puissance de son écosystème numérique.

Source : https://www.afrik.com/benin-numalab-lance-le-premier-startup-studio-du-pays-a-cotonou

Société

Afrique du Sud : Vaste campagne de vaccination de bétail contre la fièvre aphteuse

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En Afrique du Sud, une vaste campagne de vaccination de bétail est en cours, afin d’éradiquer la fivere aphteuse. Cette épidémie, qui s’intensifie depuis fin 2025, menace l’approvisionnement et les exportations de produits laitiers et de viande bovine.

Plus de 297 000 bêtes ont été touché dans le Kwazulu Natale – épicentre de la maladie – et plus de 120 000 animaux ont été abattus, selon les autorités.

« Aujourd’hui, nous visitons une ferme communautaire à l’est de Johannesburg. Cette région s’appelle Magagula Heights et compte plusieurs éleveurs de bétail. C’est ici que nous menons notre campagne de vaccination. Nous venons de vacciner environ 120 bovins rien qu’aujourd’hui, et la campagne de vaccination se poursuit. Nous nous sommes rendus dans différentes régions, mais celle-ci était l’une de nos priorités en raison de l’importance des fermes communautaires et des agriculteurs communautaires dans la lutte contre la propagation de la maladie dans la province », déclare, Vuyiswa Ramokgopa, membre du Conseil exécutif (MEC) chargé de l’agriculture et du développement rural.

Au lancement de la campagne, le ministre de l’Agriculture, John Steenhuisen, a annoncé un million de vaccins livrés par la Turquie, mais l’on craint que l’approvisionnement soit bien inférieur au besoin pour près de 12 millions d’animaux.

« Notre objectif est de vacciner 80 % du cheptel national d’ici décembre et de réduire les épidémies de 70 %. Cette nouvelle stratégie permettra à l’Afrique du Sud de devenir un pays exempt de fièvre aphteuse grâce à la vaccination, ce qui signifie que nous pourrons commencer à ouvrir les marchés internationaux aux produits de viande rouge sud-africains, fermés depuis plusieurs décennies », explique John Steenhuisen, ministre sud-africain de l’Agriculture.

Les professionnels du secteurs craignent des pertes d’emplois et des millions de dollars de revenus, depuis que des pays comme la Chine et la Zambie ont interdit les exportations de viande sud-africaine.

Source : https://fr.africanews.com/2026/03/08/afrique-du-sud-vaste-campagne-de-vaccination-de-betail-contre-la-fievre-aphteuse/

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Côte d’Ivoire : Le prix bord champ du kilogramme de la noix de cajou fixé à 400 FCFA

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Le prix plancher bord champ du kilogramme de la noix de cajou est fixé à 400 FCFA pour la campagne 2026. L’annonce a été faite ce vendredi 6 février 2026, à Yamoussoukro par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, à l’occasion des Journées nationales du Producteur de l’anacarde, du coton et du karité.

Ce prix de 400 FCFA/Kg, légèrement en baisse comparé à la campagne précédente s’explique par un repli constaté sur le marché international, accentué par des mesures tarifaires restrictives imposées par les États-Unis. À cela s’ajoute la baisse du dollar, passé de 620 FCFA en 2025 à 565 FCFA aujourd’hui, limitant mécaniquement les marges de manœuvres financières.

Selon le ministre Bruno Nabagné Koné, « La fixation d’un prix prudent mais protecteur s’impose afin de préserver l’écoulement de toute la production nationale tout en sécurisant les revenus des producteurs ».

Il a rappelé l’engagement du Gouvernement, sur instructions du Président de la République, à intervenir financièrement pour soutenir le pouvoir d’achat des producteurs. 

Le ministre n’a pas exclu la possibilité d’une révision à la hausse du prix, comme cela fut le cas lors de précédentes campagnes, si la situation au niveau international s’améliorait. En fixant le prix de 400 FCFA/Kg, le Gouvernement entend maintenir la position de leader mondial de la Côte d’Ivoire, tout en garantissant une rémunération attractive à ses braves paysans.

Source : https://www.alwihdainfo.com/Cote-d-Ivoire-le-prix-bord-champ-du-kilogramme-de-la-noix-de-cajou-fixe-a-400-FCFA_a148056.html

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RD Congo : Au moins 200 morts dans l’effondrement d’une mine de coltan

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Une série de glissements de terrain a frappé une mine contrôlée par des milices en République démocratique du Congo. L’effondrement a enseveli des personnes vivantes et fait plusieurs morts.

Selon des témoins une partie d’un versant dans la zone minière de Rubaya s’était effondrée mercredi après-midi. Un deuxième glissement de terrain s’est produit jeudi matin.

« Il a plu, puis il y a eu un glissement de terrain qui a emporté des gens. [ …]Certains ont été engloutis, d’autres sont morts dans les puits. Beaucoup sont encore coincés à l’intérieur. » , a révélé Franck Bolingo, mineur.

Vendredi, des dizaines de chiffonniers continuaient à creuser à la pelle sur le vaste site.

Depuis sa résurgence en 2021, le groupe M23 s’est emparé de vastes étendues de l’est de la RDC, riche en ressources, et a pris le contrôle de la mine de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu, en avril 2024, avec l’aide du Rwanda.

La mine de Rubaya produit entre 15 et 30 % de l’approvisionnement mondial en coltan, un minerai essentiel à la fabrication d’appareils électroniques tels que les ordinateurs portables et les téléphones mobiles.

Selon les experts des Nations Unies, le M23 a mis en place une administration parallèle à l’État congolais afin de réglementer l’exploitation de la mine de Rubaya depuis sa prise de contrôle.

Les experts estiment que le M23 tire environ 800 000 dollars par mois de la mine grâce à une taxe de sept dollars par kilo sur la production et la vente de coltan.

Les experts de l’ONU accusent également le Rwanda, qui nie fournir un soutien militaire au M23, d’utiliser la milice pour détourner les richesses minérales de la RDC.

Outre le fait qu’elle contient entre 60 et 80 % du coltan mondial, la partie orientale de la RDC abrite également de vastes réserves d’or et d’étain.

Plusieurs sociétés minières internationales ont temporairement suspendu leurs activités dans l’est du pays en raison de l’avancée du M23.

Source : https://fr.africanews.com/2026/01/31/rdc-un-glissement-de-terrain-meurtrier-frappe-un-site-minier/

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