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Économie

Togo : 150 millions USD de la Banque mondiale pour soutenir l’investissement privé et l’emploi

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Le Togo vient de bénéficier d’un financement de 150 millions de dollars du Groupe de la Banque mondiale, destiné à stimuler l’investissement privé et à favoriser la création d’emplois. L’opération, financée par l’Association internationale de développement, représente environ 84 milliards de FCFA.

Ce soutien marque la première phase d’une série programmatique prévue sur trois ans, indique-t-on depuis Washington. Il s‘agit, à travers un ensemble de réformes, de lever plusieurs contraintes structurelles qui pèsent sur la transformation économique du pays. 

Les réformes ciblent en priorité l’amélioration de la productivité agricole, notamment à travers la sécurisation foncière et l’accès au financement pour les petits exploitants.

Plus encore, le programme prévoit également des mesures visant à réduire les déficits d’infrastructures dans l’énergie, le numérique et la logistique, considérés comme des freins majeurs à l’activité privée. 

Sur le plan de l’attractivité économique, l’accent devrait être mis, indique-t-on, sur le renforcement du cadre des investissements directs étrangers et sur la mobilisation accrue de capitaux privés.

Selon la Banque mondiale, la mise en œuvre complète de ce programme pourrait permettre de mobiliser jusqu’à 800 millions de dollars d’investissements privés additionnels et d’améliorer les conditions d’emploi de près de 73 000 personnes sur une période de cinq ans.  A cet égard, les secteurs de l’agriculture, du foncier et de l’énergie sont identifiés comme les principaux moteurs de création d’emplois.

« S’il est pleinement mis en œuvre, ce programme triennal marquera une étape décisive pour le développement du secteur privé au Togo, avec le potentiel de mobiliser jusqu’à 800 millions de dollars de capitaux privés additionnels et d’améliorer les conditions d’emploi de 73 000 personnes sur cinq ans », a ainsi déclaré Justin Beleoken Sanguen, Représentant résident par intérim de la Banque mondiale pour le Togo. « Les réformes dans l’agriculture, le foncier et l’énergie seront les principaux moteurs de création d’emplois, tandis que les capitaux privés supplémentaires devraient provenir notamment des projets dans les énergies renouvelables et d’une attractivité accrue pour les IDE. »

Vers une Agence nationale du domaine et du foncier 

Parmi les mesures phares figurent la création de l’Agence nationale du domaine et du foncier (ANDF) pour accélérer la délivrance des titres fonciers, la révision de la gouvernance de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), ainsi que la régulation des prix du haut débit afin de renforcer la concurrence numérique. 

Des réformes de la formation technique et professionnelle complètent le dispositif, avec pour objectif d’adapter les compétences aux besoins des secteurs productifs.

Source : https://www.togofirst.com/fr/gouvernance-economique/1512-17807-togo-150-millions-de-la-banque-mondiale-pour-soutenir-l-investissement-prive-et-l-emploi

Économie

Madagascar : Plus de 700 millions de dollars de fonds publics détournés

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Le secrétaire général de la Présidence du gouvernement malgache a ordonné, vendredi, l’ouverture d’enquêtes approfondies et des poursuites judiciaires contre les responsables de détournements de fonds publics mis en lumière par la Cour des comptes.

Dans une ordonnance de service datée du 20 mars 2026, Rahajason Harry Laurent, secrétaire général de la Présidence du gouvernement de la République, a instruit tous les organes de contrôle de l’administration publique d’engager des investigations ciblées à la suite de la publication du rapport de la Cour des comptes.

Ce rapport a établi que 3,811 milliards d’ariary ont été détournés ou perdus dans le cadre de la gestion des finances publiques au cours de l’année 2025, sous le magistère d’Andry Rajoelina.

L’ancien président malgache avait été contraint de quitter le pouvoir en octobre 2025 à la suite d’un soulèvement populaire. Le colonel Michaël Randrianirina lui a succédé à la tête de l’État, dirigeant une refondation qui devrait durer deux ans.

L’ordonnance, revêtant un caractère « important et urgent », enjoint les organes concernés d’identifier nommément les responsables impliqués, quelles que soient leurs fonctions, et de les traduire devant les juridictions compétentes dès lors que leur responsabilité est établie par des preuves.

Le texte exige également que les résultats des enquêtes soient rendus publics, en référence explicite à la Constitution malgache, qui consacre le principe selon lequel « le peuple, détenteur de tout pouvoir, est souverain ». Les responsables mis en cause sont par ailleurs appelés à coopérer sans délai avec les institutions compétentes.

Source : https://fr.apanews.net/news/madagascar-des-poursuites-ordonnees-apres-la-revelation-de-detournements-de-900-mille/

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Économie

Libye : Démarrage de la première phase du gazoduc Farigh-Brega

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La National Oil Corporation (NOC) a lancé la première phase d’un gazoduc reliant le champ gazier de Farigh au complexe énergétique de Brega, une infrastructure destinée à renforcer l’approvisionnement en gaz du pays.

La compagnie pétrolière nationale libyenne a annoncé, dans un communiqué, le démarrage de cette première section du projet, qui s’inscrit dans les efforts visant à améliorer la disponibilité du gaz pour les installations énergétiques et industrielles. Le projet vise également à optimiser l’intégration des infrastructures existantes au sein du réseau gazier national.

Selon la NOC, cette phase comprend la connexion du gazoduc provenant du champ de Farigh au point de réception situé sur l’axe de Zueitina, au niveau du champ 103A. Ce tronçon est ensuite relié au gazoduc principal de 42 pouces reliant l’axe de Zueitina au point de connexion situé au kilomètre 91 du réseau exploité par la compagnie Sirte Oil and Gas Production and Manufacturing Company, l’une des principales filiales de la NOC.

Les opérations de pompage de gaz ont déjà débuté et les équipes techniques procèdent actuellement aux opérations d’équilibrage de pression, étape nécessaire à la stabilisation du flux dans le système. Cette phase marque l’intégration effective de la nouvelle section dans l’infrastructure opérationnelle du réseau gazier libyen.

La NOC précise que le gaz provenant du champ 103 devrait être progressivement dirigé vers le système de la compagnie Sirte à Brega avant d’être acheminé vers le réseau côtier national. Selon l’entreprise, ce transfert devrait être effectif d’ici la fin du mois en cours.

Cette nouvelle infrastructure s’inscrit dans la stratégie de la NOC visant à accroître les volumes de gaz disponibles sur le marché intérieur, dans un contexte où la Libye cherche à stabiliser son secteur énergétique et à améliorer la sécurité de ses approvisionnements en hydrocarbures. Le complexe de Brega constitue en effet l’un des principaux hubs énergétiques du pays, reliant les champs de production de l’intérieur aux infrastructures de traitement et de distribution situées sur la côte méditerranéenne.

Le développement du gaz naturel représente un axe stratégique pour les autorités libyennes, qui cherchent à diversifier leurs sources d’énergie tout en valorisant les ressources gazières associées à la production pétrolière.

Source : https://fr.apanews.net/libye/libye-premiere-phase-du-gazoduc-farigh-brega-mise-en-service/

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Économie

Sénégal : Un renouvellement de la flotte d’Air Sénégal prévu fin mars 2026

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Héritière d’une situation financière dégradée, la compagnie nationale Air Sénégal SA a présenté jeudi sa stratégie de redressement lors du « Ndogou (rupture du jeûne) de la Presse 2026 », faisant état de premiers résultats encourageants mais d’importants chantiers encore en suspens, dont l’épineuse question de la flotte.

Air Sénégal SA a organisé jeudi l’édition 2026 de son « Ndogou de la presse », sous l’impulsion de son Directeur Général Tidiane Ndiaye, pour présenter les perspectives de redressement de la compagnie et les défis liés au développement du hub aérien national.

Une situation héritée critique

À la prise de fonction de la nouvelle Direction générale en août 2024, Air Sénégal SA affichait une dette globale de 118 milliards de francs CFA — dont 52 milliards envers des partenaires privés et 66 milliards envers des structures publiques —, des pertes cumulées de 139 milliards sur les exercices 2022 et 2023, une flotte réduite à 50 % de sa capacité initiale et un risque réel de rupture d’exploitation à court terme.

L’État engage le redressement

Face à cette situation, un Conseil interministériel consacré à la relance de la compagnie s’est tenu le 3 avril 2025 sous la présidence du Premier ministre. Plusieurs décisions structurantes y ont été arrêtées : apurement des dettes d’exploitation, mobilisation d’un fonds de roulement, reconstitution des fonds propres et création de filiales spécialisées, dont Air Sénégal Express. Ces orientations ont été réaffirmées lors du Conseil des ministres du 11 février 2026, avec instruction d’une mise en œuvre dans un délai de 30 jours.

Premiers résultats

Des mesures de rationalisation engagées par la Direction générale ont permis de réduire le déficit de 24 % entre 2024 et 2025, de faire baisser les charges d’exploitation de 11,5 % et de dégager une économie moyenne de 3,4 milliards de francs CFA par mois. La compagnie a par ailleurs continué d’assurer le paiement des salaires de ses employés sans solliciter l’État, malgré le recours important à la location d’avions.

Sur le plan de la dette, les engagements envers les partenaires privés ont été ramenés de 52 à 37 milliards. En revanche, la dette envers les structures publiques s’est alourdie à 94 milliards. Un mécanisme de compensation des dettes croisées entre entités publiques, en cours de formalisation, pourrait permettre d’effacer environ 71 milliards.

Renouvellement de la flotte à partir de fin mars 2026

Air Sénégal SA a défini une stratégie d’acquisition progressive de 15 avions de type Boeing à l’horizon 2035. La première phase prévoit la mise en flotte, à partir de fin mars 2026, de six Boeing 737 NG passagers et d’un Boeing 737 cargo, avec pour objectif de disposer d’une flotte propre et pleinement maîtrisée dès le second semestre 2026.

Le hub de Diass, enjeu stratégique

La compagnie plaide pour un alignement stratégique entre Air Sénégal SA, l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD SA) et les services d’assistance au sol (LAS), actuellement gérés dans des cadres institutionnels distincts, ce qui « limite l’alignement stratégique avec la compagnie nationale ».

Pas d’ouverture du capital de la maison mère

Le Directeur général adjoint Farba Diouf a précisé que l’État actionnaire à 100 % à travers la Caisse des dépôts et des consignations n’a pas émis le souhait d’ouvrir le capital de la société mère. En revanche, les filiales du groupe, dont Air Sénégal Express, sont ouvertes aux investisseurs privés et étrangers. « Nous sommes suspendus à leur intérêt pour pouvoir matérialiser cette ouverture du capital », a-t-il indiqué.

Sur la question du financement, le DGA a expliqué que la reconstitution des fonds propres — estimés à moins 235 milliards en 2024 — ne nécessite pas de décaissement de la part de l’État. Elle reposerait sur un « coup d’accordéon », mécanisme consistant à transformer les concours de l’État en actions, ce qui permettrait de ramener les fonds propres à zéro et d’ouvrir la voie à des levées de fonds auprès des banques. « On ne demande pas au Trésor de sortir de l’argent », a-t-il insisté, tout en soulignant que les décisions prises en avril 2025 et rappelées en février 2026 « attendent toujours leur matérialisation effective ».

Trois avions en service : la cause des retards

Le Directeur commercial et marketing Assane Sambe a pour sa part désigné le manque d’avions comme « le problème majeur » de la compagnie. Air Sénégal ne dispose actuellement que de trois appareils en service, tous loués, ce qui rend la compagnie particulièrement vulnérable aux aléas techniques. « Si demain, l’avion qui part sur Paris tombe en panne, vous allez entendre dans la presse qu’Air Sénégal a encore annulé un vol », a-t-il reconnu, faisant valoir l’impossibilité de substituer rapidement un appareil défaillant, contrairement à des compagnies comme Air France qui disposent de plus de 400 avions.

Sur les déficits de communication lors des irrégularités, M. Sambe a expliqué que le système d’alerte automatique de la compagnie ne peut atteindre que les passagers.

Source : https://fr.apanews.net/news/air-senegal-cherche-a-stabiliser-ses-finances-et-prepare-le-renouvellement-de-sa-flotte/

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