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Politique

Tunisie : L’ambassadeur de l’UE convoqué pour « violation des usages diplomatiques »

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Le président tunisien Kais Saïed a convoqué, mardi, l’ambassadeur de l’Union européenne, Giuseppe Perrone, pour lui faire part de sa « vive protestation » à la suite de la rencontre de ce dernier avec le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi.

Un communiqué de la présidence tunisienne a indiqué que Saïed « a convoqué mardi après-midi, au palais de Carthage, Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, pour lui faire part d’une protestation vigoureuse ».

Le communiqué a précisé que cette protestation faisait suite au « non-respect des règles de la diplomatie et au fait d’avoir agi en dehors des cadres officiels reconnus dans les coutumes diplomatiques en tant qu’ambassadeur plénipotentiaire de l’Union européenne auprès de l’État tunisien et de ses institutions officielles ».

– Une série de rencontres avec les partenaires sociaux

Sur la plateforme de médias sociaux de la société américaine X, la délégation de l’Union européenne en Tunisie a affirmé qu’une réunion s’est tenue lundi entre l’ambassadeur de l’UE et le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, soulignant le caractère économique et social de ces échanges.

La délégation a présenté la réunion du lundi avec le chef de la Centrale syndicale comme une occasion de « valoriser le rôle de l’UGTT dans le soutien au dialogue social et au développement économique en Tunisie », tout en appelant au renforcement du partenariat.

Le journal Al-Shaab News (affilié à l’UGTT) a rapporté que Perrone avait déclaré que cette rencontre avait eu lieu à l’occasion du 30e anniversaire de l’accord de partenariat entre la Tunisie et l’Union européenne.

Quelques jours plus tôt, vendredi, l’ambassadeur Perrone avait également tenu une « rencontre fructueuse » avec le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), portant sur la coopération économique dans des secteurs clés comme le textile, l’huile d’olive et l’accord OpenSky, selon un communiqué publié par la même source.

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Politique

Sierra Leone : Journée nationale du Souvenir

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La Sierra Leone a commémoré pour la première fois de son histoire sa première Journée nationale du souvenir en l’honneur des victimes de la guerre civile qui a dévasté le pays de 1991 à 2002.

Dans un discours à la nation, Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone, appelle le pays à trouver la grâce de guérir complètement, de restaurer la dignité et d’aller de l’avant ensemble .

Pour la première fois dans notre histoire, nous nous réunissons en ce jour unique pour commémorer notre guerre civile et le lourd tribut que notre pays a payé pour la paix. À partir d’aujourd’hui, le 18 janvier appartient à tous les Sierra-Léonais. À toutes les victimes et à tous les survivants, je ne peux vous demander d’oublier. Je vous demande seulement, à votre rythme et à votre manière, de permettre à notre nation de trouver la grâce de guérir complètement, de restaurer sa dignité et d’aller de l’avant ensemble.

Ce conflit, considéré comme l’un des plus brutaux de l’histoire contemporaine, a fait environ 120 000 morts et des milliers de blessés ou de mutilés avant de prendre officiellement fin le 18 janvier 2002. Cette journée du souvenir fait partie des recommandations de la Commission vérité et réconciliation. Une initiative saluée par l’Association des amputés et des blessés de guerre de la Sierra Leone. Marquée désormais dans les annales du pays, cette journée du souvenir est pour le président de la République, l’occasion de comprendre le chaos et travailler à ce qu’il ne se répète jamais.

Lire la suite sur : https://fr.africanews.com/2026/01/19/sierra-leone-une-journee-du-souvenir-inauguree-a-freetown/

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Bénin: l’opposition dénonce «un Parlement monocolore»

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Au Bénin, avant même la proclamation des résultats définitifs des législatives du 11 janvier 2026, le spectre d’une Assemblée nationale sans opposition suscite déjà des réactions. En attendant les résultats définitifs, l’expression « Parlement monocolore » refait surface dans ce pays jadis cité comme modèle de pluralisme démocratique en Afrique.

Les chiffres provisoires annoncés par la Commission nationale électorale autonome (Cena) du Bénin n’attribuent pas de siège pour Les Démocrates, principal parti d’opposition, et pour les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), opposition modérée. Les 109 sièges de la prochaine législature se répartissent exclusivement entre le Bloc républicain (BR) et Union progressiste le renouveau (UP-R), deux formations du pouvoir. Ce tableau rappelle 2019, lorsque seuls des élus du camp du président Patrice Talon avaient accédé au Parlement.

Les partis politiques attendent désormais les résultats définitifs pour réagir officiellement. Néanmoins, quelques responsables ont déjà pris position. C’est le cas de Nadine Okoumassou des Démocrates, candidate malheureuse lors de ce scrutin. Elle a dénoncé dimanche sur un média local l’absence de l’opposition au sein de l’hémicycle pour la prochaine législature en ces termes : « Un Parlement monocolore, des hommes sous ordres. Comment un législateur peut contrôler l’action d’un gouvernement auquel il appartient ? L’Assemblée nationale ne saurait être une caisse de résonnance. »

Lire la suite sur : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260119-législatives-au-bénin-l-opposition-dénonce-un-parlement-monocolore-en-attendant-les-résultats-définitifs

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Soudan : la Radiotélévision d’État transformée en prison

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« Les Forces de soutien rapide m’ont retenu ici en captivité pendant 29 jours, dans des conditions extrêmement difficiles », a déclaré le médecin Adil Muhammed Mekki, détenu à la Radiotélévision d’État

À la suite du déclenchement des combats au Soudan le 15 avril 2023, plusieurs bâtiments symboliques de la capitale Khartoum, longtemps contrôlés par les Forces de soutien rapide (FDS), ont été gravement endommagés, tandis que certaines institutions publiques ont été transformées en casernes militaires et en prisons.

Après la prise de contrôle par les FDS, environ 7 millions de personnes ont fui l’État de Khartoum, qui compte quelque 15 millions d’habitants.

À Khartoum, la Banque centrale du Soudan est devenue inutilisable, et les billets de banque ont été changés afin d’empêcher leur utilisation par les FDS.

Alors que les retours se poursuivent dans la capitale, où mosquées et hôtels de luxe ont également été réduits en ruines, de nombreux bâtiments attendent encore des travaux de réparation.

Parmi les premières cibles des attaques menées par les FDS en avril 2023 figurait la Radiotélévision d’État soudanaise, une institution à l’histoire ancienne.

Lire la suite sur https://www.aa.com.tr/fr/afrique/soudan-d-importantes-institutions-publiques-à-khartoum-transformées-en-casernes-et-prisons-par-les-fds/3803711

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