Politique
Cameroun : L’opposant Issa Tchiroma revendique la victoire à la présidentielle
Alors que les résultats officiels de l’élection présidentielle camerounaise du 12 octobre ne sont pas encore publiés, le principal opposant Issa Tchiroma a proclamé sa victoire.
Dans un discours publié lundi soir sur sa page Facebook, l’ancien ministre de l’Emploi, aujourd’hui à la tête d’une large coalition d’opposition, a affirmé : « Notre victoire est claire. Elle doit être respectée. Le peuple a choisi. »
Âgé de 76 ans, Issa Tchiroma, qui fut autrefois porte-parole du gouvernement, s’est détaché du camp présidentiel plus tôt cette année pour mener une campagne dynamique. Il a réussi à fédérer plusieurs partis et mouvements de la société civile, suscitant l’espoir d’un changement à la tête de l’État après plus de quatre décennies de pouvoir sans partage de Paul Biya.
À 92 ans, ce dernier brigue un huitième mandat, fort de son contrôle sur les institutions étatiques. Toutefois, le contexte de stagnation économique et d’insécurité croissante a fragilisé sa position.
La loi électorale camerounaise autorise la publication et l’affichage des résultats dans les bureaux de vote, mais le décompte final doit être validé par le Conseil constitutionnel, qui a jusqu’au 26 octobre pour annoncer le verdict.
Dans son allocution, M. Tchiroma a salué le courage des électeurs « restés jusqu’au bout de la nuit dans les bureaux de vote » et a affirmé avoir reçu les félicitations de plusieurs candidats. Il a promis de publier prochainement les résultats collectés , par région, à partir des procès-verbaux affichés dans les centres de vote.
Le gouvernement, pour sa part, n’a pas encore réagi à cette déclaration. Toutefois, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a averti que toute proclamation unilatérale serait considérée comme une « haute trahison », rappelant que seul le Conseil constitutionnel est habilité à proclamer le vainqueur.
Le suspense reste entier au Cameroun, où le mode de scrutin à un seul tour attribue la victoire au candidat arrivé en tête. Plus de 8 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes.
Politique
Libéria : Des responsables de l’Autorité nationale du logement limogés pour mauvaise gestion financière
Le président libérien Joseph Nyuma Boakai a limogé samedi deux hauts responsables de l’Autorité nationale du logement (NHA) pour mauvaise gestion financière, réaffirmant la politique de tolérance zéro de son gouvernement en matière de corruption et d’indiscipline financière.
Les responsables relevés de leurs fonctions sont Prince S. Bonnah, directeur général adjoint chargé de l’administration, et Alex Railey, directeur général adjoint chargé des services techniques de la NHA.
Ces limogeages font suite aux conclusions d’un comité d’enquête ayant établi des violations du Règlement de gestion des finances publiques de 2009, conformément à la résolution du Conseil d’administration n° NHA-2025-001, selon un communiqué de la présidence parvenu à APA.
Le président Boakai a déclaré que son administration ne tolérera ni l’indiscipline financière ni le détournement des ressources publiques, rappelant que tous les agents sont tenus de respecter les normes les plus strictes d’intégrité, de transparence et de responsabilité.
Il a également assuré que des mesures administratives appropriées seront prises pour garantir la continuité des opérations à la NHA, conformément aux lois et règlements en vigueur.
Source : https://fr.apanews.net/news/liberia-deux-responsables-limoges-pour-faute-financiere/
Politique
Sierra Leone : Journée nationale du Souvenir
La Sierra Leone a commémoré pour la première fois de son histoire sa première Journée nationale du souvenir en l’honneur des victimes de la guerre civile qui a dévasté le pays de 1991 à 2002.
Dans un discours à la nation, Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone, appelle le pays à trouver la grâce de guérir complètement, de restaurer la dignité et d’aller de l’avant ensemble .
Pour la première fois dans notre histoire, nous nous réunissons en ce jour unique pour commémorer notre guerre civile et le lourd tribut que notre pays a payé pour la paix. À partir d’aujourd’hui, le 18 janvier appartient à tous les Sierra-Léonais. À toutes les victimes et à tous les survivants, je ne peux vous demander d’oublier. Je vous demande seulement, à votre rythme et à votre manière, de permettre à notre nation de trouver la grâce de guérir complètement, de restaurer sa dignité et d’aller de l’avant ensemble.
Ce conflit, considéré comme l’un des plus brutaux de l’histoire contemporaine, a fait environ 120 000 morts et des milliers de blessés ou de mutilés avant de prendre officiellement fin le 18 janvier 2002. Cette journée du souvenir fait partie des recommandations de la Commission vérité et réconciliation. Une initiative saluée par l’Association des amputés et des blessés de guerre de la Sierra Leone. Marquée désormais dans les annales du pays, cette journée du souvenir est pour le président de la République, l’occasion de comprendre le chaos et travailler à ce qu’il ne se répète jamais.
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Politique
Bénin: l’opposition dénonce «un Parlement monocolore»
Au Bénin, avant même la proclamation des résultats définitifs des législatives du 11 janvier 2026, le spectre d’une Assemblée nationale sans opposition suscite déjà des réactions. En attendant les résultats définitifs, l’expression « Parlement monocolore » refait surface dans ce pays jadis cité comme modèle de pluralisme démocratique en Afrique.
Les chiffres provisoires annoncés par la Commission nationale électorale autonome (Cena) du Bénin n’attribuent pas de siège pour Les Démocrates, principal parti d’opposition, et pour les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), opposition modérée. Les 109 sièges de la prochaine législature se répartissent exclusivement entre le Bloc républicain (BR) et Union progressiste le renouveau (UP-R), deux formations du pouvoir. Ce tableau rappelle 2019, lorsque seuls des élus du camp du président Patrice Talon avaient accédé au Parlement.
Les partis politiques attendent désormais les résultats définitifs pour réagir officiellement. Néanmoins, quelques responsables ont déjà pris position. C’est le cas de Nadine Okoumassou des Démocrates, candidate malheureuse lors de ce scrutin. Elle a dénoncé dimanche sur un média local l’absence de l’opposition au sein de l’hémicycle pour la prochaine législature en ces termes : « Un Parlement monocolore, des hommes sous ordres. Comment un législateur peut contrôler l’action d’un gouvernement auquel il appartient ? L’Assemblée nationale ne saurait être une caisse de résonnance. »
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