Connectez-vous à nous

Société

Sénégal : Une série de réformes en cours pour moderniser le système éducatif

Publié

le

Le gouvernement sénégalais a dévoilé vendredi un bilan positif de la gestion des inondations hivernales et de la rentrée scolaire, avec un budget anti-inondations en hausse de 50% et des réformes éducatives ambitieuses pour moderniser le système d’enseignement national.

Le gouvernement sénégalais a présenté vendredi au Building administratif Mamadou Dia, à Dakar,  un bilan encourageant des opérations hivernales et de la rentrée scolaire 2025-2026, marqué par un renforcement significatif des moyens de lutte contre les inondations et la poursuite des réformes du système éducatif.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, accompagné de son homologue de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a détaillé les résultats des mesures préventives d’envergure déployées durant la saison des pluies, rendus possibles grâce à une augmentation spectaculaire de 50% du budget alloué à la lutte contre les inondations.

Le budget de la Matrice d’actions prioritaires est ainsi passé de 2,6 à 6,4 milliards de francs CFA dans la Loi de finances rectificative, permettant de déployer un dispositif sans précédent sur l’ensemble du territoire national.

Un arsenal technique renforcé

Les autorités ont mobilisé 210 camions hydro-cureurs qui ont curé 594 km de canalisations et assuré l’entretien de plus de 10 hectares de bassins. Au total, 6,7 millions de mètres cubes d’eau ont été pompés durant la saison des pluies, témoignant de l’ampleur des opérations menées.

Le dispositif a été modernisé avec l’installation de 10 stations hydrométriques automatiques dotées d’un système de télétransmission et d’un radar météorologique couvrant un rayon de 60 km sur l’axe Dakar-Mbour-Thiès, offrant ainsi une capacité de prévision et d’alerte précoce.

À Kidira, dans l’est, où les risques de débordement fluvial constituent une menace récurrente, deux bassins de rétention de 20 000 m³ chacun ont été construits. Une trentaine de places d’affaires ont été déplacées et leurs propriétaires indemnisés dans le cadre de ces aménagements. Huit digues totalisant 15 km, dont 3,5 km de murs de soutènement et quatre passerelles, ont été édifiées pour protéger les populations.

Dans la zone de Thiaroye, 950 mètres de ravinement ont été stabilisés par des gabions, tandis que des ouvrages de franchissement ont été réalisés dans plusieurs villages de l’intérieur du pays, notamment à Dioly Manda et Fanaye.

Des travaux structurants ont également été menés à Touba, Keur Massar, Rufisque, Kaolack et Tivaouane, bénéficiant directement à des dizaines de milliers de personnes dans ces zones traditionnellement vulnérables.

« Les opérations préventives ont permis de limiter l’impact des pluies exceptionnelles avec des résultats concrets visibles sur le terrain dans toutes les régions à risque », s’est félicité le ministre Cheikh Tidiane Dièye.

Une rentrée scolaire globalement réussie

La conférence de presse gouvernementale, dirigée par la Secrétaire d’État auprès du Premier Ministre et porte-parole, Marie Rose Khady Fatou Faye, a également permis de faire le point sur la rentrée scolaire.

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a indiqué que la rentrée s’était globalement bien déroulée malgré des difficultés locales liées aux inondations, notamment à Bakel (est) et Diourbel (centre), soulignant l’importance accordée par l’exécutif au secteur de l’éducation.

Le ministre a présenté les réformes ambitieuses en cours : nouvelle stratégie pour les infrastructures scolaires, cartographie exhaustive des daaras (écoles coraniques), inclusion renforcée des enfants en situation de handicap, et révision des programmes scolaires pour mieux refléter les réalités et les valeurs sénégalaises.

Parmi les initiatives prioritaires figurent le développement du préscolaire, l’intégration des langues nationales, la généralisation de l’enseignement de l’anglais dès le préscolaire et le primaire, et la mise en place d’une politique nationale d’alimentation scolaire destinée à améliorer les conditions d’apprentissage.

Les travaux d’infrastructures, comme la construction des lycées de Foundiougne (centre) et de Kounoune, à Dakar, ont été accélérés pour résorber les retards accumulés pendant des années et répondre aux besoins croissants en équipements éducatifs.

Une vision intégrée pour le développement

Ces actions combinées illustrent la volonté du gouvernement de renforcer simultanément la résilience du pays face aux catastrophes naturelles et de consolider son capital humain à travers un système éducatif modernisé, inclusif et adapté aux défis du XXIe siècle.

Les résultats encourageants obtenus dans la gestion des inondations et l’avancement des réformes éducatives témoignent d’une approche globale visant à améliorer durablement les conditions de vie des populations sénégalaises.

Source : https://fr.apanews.net/news/senegal-lutte-anti-inondations-et-modernisation-de-leducation/

Société

Mali : Le tissu bogolan officiellement labellisé par l’OAPI

Publié

le

La reconnaissance officielle du tissu traditionnel par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle consacre un long processus de valorisation et ouvre de nouvelles perspectives pour l’artisanat et l’économie culturelle du Mali.

Le bogolan malien franchit une étape décisive dans sa reconnaissance et sa protection. Le jeudi 12 mars 2026, une délégation du groupement Bôgô Danbé, conduite par son président, Souleymane Goro, et accompagnée du Directeur général du Centre de Développement de l’Artisanat Textile (CDAT), Ousmane Coulibaly, a été reçue en audience par le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.

Cette rencontre avait pour objet d’annoncer l’obtention officielle du Label Bogolan, attribué par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Cette reconnaissance consacre l’authenticité et la valeur patrimoniale de ce tissu traditionnel emblématique du Mali.

La cérémonie officielle de remise du label est prévue le 16 avril 2026 à Bamako. Elle se déroulera en présence des ministres en charge de l’artisanat et de l’industrie, ainsi que du Directeur général de l’OAPI, institution régionale relevant du système de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Cet événement marquera une étape historique dans la protection et la promotion du patrimoine textile malien.

Le processus de labellisation a été conduit par le Centre de Développement de l’Artisanat Textile (CDAT) et le Centre Malien de Promotion de la Propriété Intellectuelle (CEMAPI), avec l’appui du regroupement Bôgô Danbé. Selon les responsables impliqués, cette démarche est l’aboutissement d’un travail rigoureux et concerté visant à préserver l’authenticité du bogolan et à structurer davantage la filière artisanale.

Au-delà de la reconnaissance symbolique, cette labellisation vise également à lutter contre les phénomènes de contrefaçon qui fragilisent la production artisanale et menacent la transmission des savoir-faire traditionnels. Elle devrait aussi contribuer à mieux organiser le secteur et à renforcer la compétitivité du bogolan sur les marchés nationaux et internationaux.

Lors de l’audience, le ministre Mamou Daffé a salué les efforts conjoints du CDAT, du CEMAPI et du regroupement Bôgô Danbé, estimant que cette labellisation constitue « une avancée majeure pour la protection du patrimoine textile national ». Selon lui, cette reconnaissance est susceptible de renforcer la promotion du bogolan malien tout en contribuant à dynamiser l’économie locale.

Le ministre a par ailleurs encouragé les acteurs du secteur à poursuivre les initiatives de labellisation d’autres produits artisanaux du pays. Il a insisté sur la nécessité de protéger et de valoriser durablement les savoir-faire traditionnels, considérés comme un levier essentiel de développement culturel et économique pour le Mali.

Symbole d’identité et d’expression artistique, le bogolan bénéficie désormais d’un cadre de protection renforcé. Une étape qui pourrait marquer le début d’une nouvelle dynamique pour l’artisanat textile malien sur la scène régionale et internationale.

Source : https://djandjoinfo.com/le-bogolan-malien-officiellement-labellise-par-loapi-une-avancee-majeure-pour-la-protection-du-patrimoine-textile/

Continuer à lire

Société

Côte d’Ivoire : Hommage aux victimes de l’attaque terroriste de Grand-Bassam

Publié

le

La Côte d’Ivoire a rendu hommage aux 19 victimes d’une attaque djihadiste perpétrée il y a dix ans dans une station balnéaire très fréquentée.

Le 13 mars 2016, trois assaillants armés de fusils d’assaut ont pris d’assaut la plage de Grand-Bassam, très prisée des étrangers et située à 40 kilomètres à l’est de la capitale, Abidjan, avant de s’en prendre à des restaurants.

Le carnage, qui a duré 45 minutes, a pris fin lorsque les forces de sécurité ivoiriennes ont abattu les assaillants.

Cette attaque était la première attaque djihadiste en Côte d’Ivoire, l’un des moteurs économiques de l’Afrique de l’Ouest. Le pays a jusqu’à présent été largement épargné par la violence djihadiste qui frappe régulièrement ses voisins, le Burkina Faso et le Mali.

La branche nord-africaine d’Al-Qaïda, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a revendiqué l’attaque, dont les victimes comprenaient neuf Ivoiriens, quatre Français, un Libanais, un Allemand, un Macédonien, un Malien, un Nigérian et une personne dont l’identité n’a pas pu être établie.

« Cette attaque ne visait pas seulement des personnes », a déclaré le vice-Premier ministre Tene Birahima Ouattara lors de la cérémonie officielle.

« Cela allait à l’encontre de ce qui définit la nation ivoirienne : notre diversité culturelle, notre histoire ouverte sur le monde, notre hospitalité légendaire et notre joie de vivre », a-t-il ajouté, devant un mémorial rendant hommage aux 19 victimes.

Cette attaque était une riposte aux opérations anti-djihadistes menées au Sahel par la France et ses alliés. Elle visait la Côte d’Ivoire pour avoir remis des membres d’AQMI au Mali.

Depuis, dix hommes ont été condamnés à la prison à perpétuité pour leur rôle dans cette attaque, dont six par contumace.

Source : https://fr.africanews.com/2026/03/13/cote-divoire-hommage-aux-victimes-de-lattaque-terroriste-de-grand-bassam/

Continuer à lire

Société

Ghana : 150 membres de la diaspora africaine obtiennent la citoyenneté

Publié

le

Le Ghana a officiellement accordé la citoyenneté à 150 membres de la diaspora africaine lors d’une cérémonie organisée à Accra. Les nouveaux citoyens ont prêté serment d’allégeance avant de recevoir leurs certificats de naturalisation. Cette initiative s’inscrit dans la politique du pays visant à reconnecter les descendants d’Africains dispersés par l’esclavage avec le continent.

Depuis le lancement de ce programme, plus de 1 000 personnes issues de la diaspora ont déjà obtenu la nationalité ghanéenne.

Une cérémonie symbolique à Accra

La cérémonie s’est tenue au Centre international de conférence d’Accra en présence de responsables gouvernementaux et de représentants de la diaspora. Les nouveaux citoyens ont prêté serment de fidélité à la République du Ghana avant de recevoir leurs documents officiels. Pour plusieurs participants, cet événement marque l’aboutissement d’un long parcours personnel. Dans la salle, certains nouveaux citoyens brandissaient de petits drapeaux ghanéens pour célébrer cette étape symbolique.

Une politique de rapprochement avec la diaspora

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large qui vise à renforcer les liens entre le Ghana et les descendants d’Africains vivant à l’étranger. Le pays s’est positionné depuis plusieurs années comme une porte d’entrée pour la diaspora africaine.

Le programme s’appuie notamment sur l’« Année du retour », lancée en 2019 pour commémorer les 400 ans du début de la déportation des Africains vers l’Amérique du Nord. Depuis cette date, de nombreux Afro-Américains et membres de la diaspora ont choisi de s’installer au Ghana, attirés par l’histoire, la culture et les opportunités économiques.
Les autorités ghanéennes présentent la diaspora comme la « 17e région » du pays, soulignant son rôle potentiel dans le développement national.

Une démarche identitaire et historique

Pour beaucoup de nouveaux citoyens, la naturalisation dépasse la simple dimension administrative. Elle représente une forme de retour symbolique vers les racines africaines.
Certains expliquent avoir grandi avec la conscience de leurs origines africaines tout en ressentant une distance culturelle avec le continent. Obtenir la citoyenneté ghanéenne leur permet de combler cette rupture historique héritée de la traite transatlantique.
Lors de la cérémonie, la vice-présidente Jane Naana Opoku-Agyemang a rappelé que la distance géographique ne pouvait effacer l’identité. Selon elle, le Ghana souhaite rester un foyer pour la « famille africaine mondiale ».

Un partenariat pour l’avenir

Au-delà de l’aspect symbolique, les autorités ghanéennes voient également la diaspora comme un partenaire stratégique. Les compétences, les réseaux et les investissements des nouveaux citoyens sont perçus comme des leviers importants pour le développement du pays. Le gouvernement encourage ainsi les membres de la diaspora à investir, entreprendre et participer à la vie économique et culturelle nationale. Les nouvelles politiques de naturalisation, qui ont récemment simplifié certaines démarches administratives, visent à faciliter ce rapprochement. Pour les responsables ghanéens, cette dynamique permet de transformer une histoire marquée par l’exil et la rupture en un projet commun tourné vers l’avenir.

Source : https://www.afrik.com/ghana-150-membres-de-la-diaspora-africaine-obtiennent-la-citoyennete

Continuer à lire

Dernières actualités