Politique
Côte d’Ivoire : La liste provisoire des candidats à la présidentielle publiée
Le Conseil constitutionnel ivoirien a publié, ce vendredi 29 août 2025, la liste provisoire des candidats à l’élection du président de la République du 25 octobre 2025.
Les dossiers de candidatures ont été déposés du 1er juillet au 26 août 2025 auprès de la Commission électorale indépendante (CEI). Ils sont reçus par la CEI qui les transmet au Conseil constitutionnel au plus tard dans les 72 heures qui suivent la date de clôture de réception desdites candidatures.
Parmi ces candidatures, figurent celles du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire Simone Ehivet et de l’ex-CEO de Crédit Suisse, Tidjane Thiam.
Les réclamations sur la liste provisoire sont possibles jusqu’au 1er septembre 2025. Le Conseil constitutionnel est la juridiction chargée de la régulation du fonctionnement des pouvoirs publics. Il est le juge de l’élection présidentielle et des élections parlementaires.
MM. Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, radiés de la liste électorale, ont été investis par leur parti en dépit de leur inéligibilité. Le président sortant Alassane Ouattara, candidat du RHDP (pouvoir), rempile pour un 4e mandat, jugé « anticonstitutionnel » par l’opposition.
Listes des candidats provisoires :
- Mohamed Kouakou N’DA (Indépendant)
- Yves Michel Junior Dabe (Front Patriotique Panafricain, FPP)
- René Adoh Brou (Indépendant)
- Henriette Lagou (Groupement des Partenaires Politiques pour la Paix, GP-PAIX)
- Mé N’Guessan (Indépendant)
- Désiré Kouamé N’Guessan (Union pour le Rayonnement de la Côte d’Ivoire, URCI)
- Jean-Louis Billon (Congrès Démocratique, CODE)
- Dinignanko Coulibaly (Parti des Socio-Démocrates Ivoiriens, PSDI)
- Olyvier Tra Bi Kouety (Cercle National Patriotique pour une Côte d’Ivoire Nouvelle, CNPCIN)
- Norbert Sehi Ballo (Indépendant)
- Jean-François Ehoussou Kouassi (Indépendant)
- Jean Rémy Athacou (Indépendant)
- Namory Traoré (Mouvement des Leaders pour une Côte d’Ivoire Prospère, MLPCI)
- Kouamé Armand Koffi (Parti Démocratique pour la Stabilisation de la Paix en Côte d’Ivoire, PDSPCI)
- N’GORAN Landry Wilfried Kouassi (Indépendant)
- Evrard Koffi N’Goran (Indépendant)
- Pascal Affi N’Guessan (Front Populaire Ivoirien, FPI)
- Justin Roméo Aboli Brou (Indépendant)
- Nangone Bi Doua Augustin (Mouvement Progressiste de Côte d’Ivoire, MPCI -LEGAL)
- Marcel Akré Songon (Parti des Hommes de Valeur de Côte d’Ivoire, PHVCI)
- Félicité Gbagré Gbéguéhi (Indépendant)
- Sékou Sangaré (Indépendant)
- Olivier Vamy Djé Bi Djé (Indépendant)
- Mamadou Soumahoro (Indépendant)
- Appolinaire Dou Bi Tié (Indépendant)
- Tidjane Thiam (PDCI-RDA)
- Hermann Ankeman Niamké Bilé (Indépendant)
- Xavier Kouassi (Nation pour la Démocratie et la Stabilité, NDES)
- Charles Kader Gooré Bi Zih (Indépendant)
- Ehivet Simone Épouse Gbagbo Mouvement des Générations Capables, MGC)
- Wilfried Amagou Zahui (Indépendant)
- Armand Yao Koffi (Indépendant)
- Guillaume Guei (La République Nouvelle, LRN)
- Baï Wakallet Oga Cyrill (Indépendant)
- José Abel Guédé (Parti Ivoirien des Droits Authentiques, PIDA)
- Soko Kohi (Indépendant)
- Thomas Brice Noba (Nouvelle Convergence Citoyenne, NCC)
- Michael Louoba (Mouvement National pour la Réconciliation et la Paix, MNRP)
- Laurent Gbagbo (Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire, PPA – CI)
- Lamoussa Djinko (Renouveau Démocratique, RD)
- Kevin Fieni Koffi (Indépendant)
- Andrée Jocelyne Douarou Zoh (Indépendant)
- Ahoua Don-Mello Jacob (Indépendant)
- Antoine Assalé Tiémoko (Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire, ADCI)
- Alassane Ouattara (RHDP)
- Vincent Toh Bi (Indépendant)
- Koffi Adjoua Pauline épse Papoin (Indépendant)
- Tokpa Mimpleu Félix (Indépendant)
- Loulou Yoro (Les Acteurs de la Nouvelle Côte d’Ivoire, ANCI)
- Bonnahin Sounzahi Luc Armand (En Marche Côte d’Ivoire, EMCI)
- Ettien Koffi Ayi Sylvie Marie-Claude (Indépendant)
- Adissa Touré (Indépendant)
- Abel Naki Gohou (Congrès pour la Renaissance Ivoirienne et Panafricaine, CRI – PANAFRICAIN)
- Amadou Diaby (Indépendant)
- Aboubakar Sanogo (Indépendant)
- Amany Dénisard DelavalletteKouamé (Indépendant)
- Lassina Bamba (Indépendant)
- Gnoléba Remy Séri (Indépendant)
- Hermann Essan Kouamé (Indépendant)
- Bladi Dessihé Marie-Carine Epouse Davison (Nouvel Ivoirien Côte d’Ivoire Nouvelle, NICIN)
Source : https://fr.apanews.net/cote-divoire/rci-presidentielle-la-liste-provisoire-publiee/
Politique
Afrique du Sud : Vers un déploiement de l’armée dans les foyers de criminalité
L’Afrique du Sud s’apprête à déployer des unités de l’armée aux côtés de la police dans un délai de dix jours afin de lutter contre une criminalité galopante alimentée par les gangs de drogue et les mineurs illégaux.
L’annonce a été faite mardi 17 février par le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, devant le Parlement.
Les chefs de l’armée et de la police ont finalisé « le plan de déploiement qui débutera dans les dix prochains jours », a précisé le ministre. Cette décision s’inscrit dans une série de mesures musclées prises par le gouvernement pour contenir la violence dans un pays qui affiche l’un des taux d’homicide les plus élevés au monde, avec environ 60 meurtres par jour.
Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé la semaine dernière, lors d’une allocution nationale, l’envoi de troupes dans la province du Cap-Occidental — où se trouve la ville touristique du Cap — ainsi que dans le Gauteng, qui abrite le centre financier de Johannesburg. « Le crime organisé constitue désormais la menace la plus immédiate pour notre démocratie, notre société et notre développement économique », avait-il déclaré.
Certaines zones du Cap sont le théâtre d’affrontements meurtriers entre gangs rivaux qui se disputent le contrôle du trafic de drogue, tandis que des mineurs illégaux opèrent dans les anciens bassins aurifères du Gauteng. Firoz Cachalia a indiqué que l’opération militaire serait également étendue au Cap-Oriental, autre province confrontée à des gangs solidement implantés et à une criminalité liée aux stupéfiants.
La mesure suscite toutefois des critiques. Des experts de la sécurité et des partis d’opposition estiment que les militaires ne sont pas formés aux missions de maintien de l’ordre. D’autres s’interrogent sur le coût du dispositif et y voient l’aveu d’un échec de la police à endiguer la violence.
« Envoyer l’armée à court terme ne réduira pas les 64 meurtres qui ont lieu chaque jour dans ce pays », a lancé Mmusi Maimane, chef du parti libéral Build One South Africa, lors de la séance parlementaire à laquelle assistait le président Ramaphosa.
Politique
Gabon : Suspension des réseaux sociaux « jusqu’à nouvel ordre »
Les autorités gabonaises ont décidé de suspendre tous les réseaux sociaux “jusqu’à nouvel avis”. Depuis un mois, le président Oligui Nguema fait face à sa première vague de contestations sociales qui gagne en intensité.
La Haute Autorité de la Communication (HAC) au Gabon a annoncé mardi la suspension immédiate et « jusqu’à nouvel ordre » des réseaux sociaux sur le territoire gabonais, évoquant un risque de « dérives conflictogènes ».
Dans un communiqué lu mardi soir sur la chaîne de TV publique Gabon 1ère, le porte-parole de la HAC Jean-Claude Mendome a annoncé « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire gabonais jusqu’à nouvel ordre », sans désigner les plateformes concernées, expliquant que des contenus risquaient d’engendrer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions.
La contestation monte
Le président gabonais a été confronté en janvier et février à sa première vague de contestation sociale avec une grève des enseignants qui dure par endroits depuis plus d’un mois.
« La Haute Autorité de Communication (HAC) constate la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais, de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, portant atteinte à la dignité humaine, aux bonnes moeurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale », a énuméré le porte parole de l’institution.
La HAC s’inquiète aussi de « la propagation de fausses informations », de « cyberharcèlement », ou encore de « la divulgation non autorisée de données personnelles ».
Dans son communiqué, la HAC a également « déploré », « l’indifférence » des plateformes et « l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites ».
« Ces agissements sont susceptibles dans le cas du Gabon d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques », a affirmé le porte-parole.
La suspension n’était cependant pas effective dans la nuit de mardi à mercredi, d’après des témoignages sur place.
Politique
Tchad : L’opposant Albert Pahimi Padacké désigné président du CPDP
L’opposant tchadien Albert Pahimi Padacké a été désigné présidé du CPDP par consensus pour un mandat d’un an.
Installé dans les fonctions la semaine dernière, les membres du Cadre permanent de dialogue politique (CPDP) ont tenu leur première plénière ce mardi, marquée par l’installation de Albert Pahimi Padacké à la tête du bureau.
La plénière a procédé à la mise en place d’un bureau composé de dix membres. Pour la première année, la présidence est accordée par consensus à l’opposition. Le chef de file de l’opposition conduite par son chef de file Albert Pahimi Padacké. Il est assisté d’Aziz Mahamat Saleh, de la mouvance présidentielle.
La plénière a mis également un comité pour la rédaction du règlement intérieur de l’organe et un autre pour l’élaboration de son budget de fonctionnement.
Mis en place en juin 2025, le CDPD a pour objectif de favoriser la concertation entre les partis politiques et accompagner la vie démocratique. Il est composé de 30 membres dont 15 de la majorité présidentielle et 15 de l’opposition démocratique. Ne sont membres que les présidents ou secrétaires généraux des partis politiques légalement reconnus.
Source : https://fr.apanews.net/news/tchad-albert-pahimi-padacke-designe-president-du-cpdp/