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Politique

Niger : Human Rights Watch appelle à la libération de Mohamed Bazoum

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Le président nigérien Mohamed Bazoum et son épouse Hadiza sont détenus depuis près de deux ans jour pour jour par les militaires qui l’ont renversé. Selon l’entourage du président, cette détention est une stratégie de la junte pour empêcher une intervention étrangère au Niger.

Les avocats de Mohamed Bazoum sont inquiets pour la santé du couple présidentiel. Selon eux, le président et sa femme seraient cloîtrés dans deux pièces sans fenêtres, sans sorties ni visites, sauf médecin. Ils confessent aujourd’hui avoir épuisé tous les recours et comptent sur une mobilisation politique ou des médiations de pays étrangers. Élu en 2021, Mohamed Bazoum n’a jamais démissionné.

Une détention de deux ans dans la même pièce

La situation au Niger se transforme le mercredi 26 juillet 2023. L’accès au palais présidentiel est bloqué dans la matinée par la garde du chef de l’Etat. Mohamed Bazoum et sa femme Hadiza, 65 ans et 57 ans, sont à l’intérieur. Le soir, des militaires annoncent à la télévision avoir renversé le pouvoir en place. Le couple est enfermé dans une aile du palais, qu’il n’a jamais quittée depuis.

Deux ans plus tard, « les conditions de détention de Mohamed Bazoum et son épouse n’ont pas changé », affirme une source proche du président déchu.

« Ils sont toujours dans deux pièces sans fenêtre, sans accès à l’extérieur et sans recevoir de visite », hormis celle d’un médecin une fois par semaine, indique-t-elle. Leurs activités: des livres, apportés par le médecin, et un vélo d’appartement.

« Troubles du sommeil »

L’un des avocats de Mohamed Bazoum, l’Américain Reed Brody, était en contact avec lui jusqu’en octobre 2023, date à laquelle son téléphone lui a été retiré. Depuis, le couple Bazoum n’a aucun lien avec l’extérieur, ni accès à internet ou à la télévision. 

Le couple souffre de « troubles du sommeil », mais « ils vont bien, ils ont le moral », ajoute Reed Brody. 

Leur fils Salem, 23 ans, a été détenu avec eux puis libéré début 2024. Selon l’avocat, la junte a proposé à l’épouse de Mohamed Bazoum de sortir, ce qu’elle a refusé. 

Mohamed et Hadiza Bazoum « vivent dans le même bâtiment que le général Abdourahamane Tiani », le chef de la junte, précise Reed Brody, qui comme plusieurs autres sources soupçonne le chef de la junte d’utiliser le président déchu comme « bouclier humain ».

« Police d’assurance »

Peu après le coup d’Etat, des pays de la sous-région réunis dans la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avaient envisagé une intervention militaire au Niger, pour obtenir la libération de Mohamed Bazoum et le rétablissement de l’ordre constitutionnel.

Détenir Mohamed Bazoum, « c’est une police d’assurance contre un bombardement du palais par exemple », avance Maître Brody. 

Une autre source proche de Mohamed Bazoum rappelle qu’il n’a jamais démissionné: « Il a des convictions, des valeurs, c’est quelqu’un qui croit à la démocratie, démissionner c’est trahir son serment », dit-elle.

« Le cas Bazoum est une situation exceptionnelle », note Seidik Abba, président du Centre international d’études et de réflexions sur le Sahel. Il rappelle toutefois que le président Amani Diori, renversé en 1974, avait été détenu pendant 13 ans.

Mercredi 24 juillet, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a une nouvelle fois appelé à la libération de Mohamed Bazoum.

Toujours pas de procédure judiciaire

La junte avait annoncé en août 2023 qu’elle comptait poursuivre Mohamed Bazoum pour « complot d’atteinte à la sécurité et l’autorité de l’Etat » et « crime de trahison », ce dernier chef d’accusation étant passible de peine de mort selon ses avocats.

Mais à ce jour, le président renversé ne fait l’objet d’aucune procédure judiciaire au Niger, affirme Reed Brody.

Toutefois, en 2024, la junte a fait lever l’immunité de Mohamed Bazoum, via une instance judiciaire qu’il a lui-même créée.

Une enquête préliminaire avait été ouverte, lors de laquelle Mohamed Bazoum avait été interrogé, sans suite, affirme une source judiciaire proche du président déchu. 

Pour Maître Brody, les dirigeants du régime « ne veulent pas entamer une vraie procédure judiciaire car cela impliquerait un transfert du président en prison ». « Nous sommes convaincus qu’ils veulent le garder près du général », explique l’avocat.

Après la levée de l’immunité de Mohamed Bazoum, ses avocats ont demandé en vain sa libération d’office, rappelle la source judiciaire. 

Vers une action de la communauté internationale ?

Les avocats du président renversé ont lancé plusieurs procédures auprès d’instances internationales, notamment devant la Cour de justice de la Cedeao – organisation que le Niger a quittée – et l’ONU, qui ont toutes deux jugé sa détention « arbitraire » et exigé sa libération. 

« On a gagné sur toute la ligne » mais « les voies juridiques sont épuisées », regrette l’avocat Brody, qui compte désormais sur la mobilisation politique.

Selon plusieurs sources, la détention de Mohamed Bazoum pourrait servir à la junte de levier de négociation avec d’autres pays.

Pour une des sources proches du président déchu et l’analyste Seidik Abba, des négociations sont en cours depuis plusieurs mois entre le Qatar et le Niger pour la libération de Mohamed Bazoum.

Début 2024, c’est une médiation du Togo qui avait permis la libération du fils du couple Bazoum.

Source : https://information.tv5monde.com/afrique/long-human-rights-watch-appelle-encore-la-liberation-de-mohamed-bazoum-au-niger-2786631

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Sénégal : La Cour suprême saisie pour réviser le procès Ousmane Sonko

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Le procureur général près la Cour suprême du Sénégal a officiellement saisi la haute juridiction d’une demande de révision de l’arrêt ayant condamné le leader de Pastef, Ousmane Sonko, condamnation qui avait entraîné son exclusion de la Présidentielle de 2024, a révélé, mercredi, le journal Libération.

La requête, déposée le 31 décembre 2025, vise à ce que la Cour suprême annule l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar du 8 mai 2023 et renvoie M. Sonko devant une autre Cour d’appel pour être jugé à nouveau sur les chefs de diffamation et d’injures publiques, à la suite de la saisine du Garde des Sceaux, ministre de la Justice. La balle est désormais dans le camp de la haute juridiction, qui statuera après examen des observations des parties.

Cette procédure fait suite au procès initial opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang, alors ministre du Tourisme, pour des déclarations de Sonko sur des détournements de fonds liés au Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). En mars 2023, le Tribunal de grande instance de Dakar avait reconnu Sonko coupable, le condamnant à une peine de prison avec sursis et au versement de 200 millions de francs CFA à M. Niang. La Cour d’appel avait confirmé cette décision en mai 2023, et la Cour suprême l’avait définitivement validée en juillet 2025, entraînant l’inéligibilité de Sonko à la présidentielle.

Le collectif d’avocats de M. Sonko avait annoncé en décembre dernier le dépôt de ce recours en révision, soulignant que cette démarche constitue une « espérance pour le peuple sénégalais et la diaspora ».

Me Ciré Clédor Ly, l’un des avocats, a dénoncé ce qu’il considère comme « l’une des plus grandes conspirations de l’histoire du Sénégal », évoquant des violations du droit à un procès équitable et l’empressement du Conseil constitutionnel à invalider la candidature de Sonko sur la base d’une décision non définitive. Il a affirmé que Sonko reste électeur et éligible, et que la révision permettrait d’annuler la condamnation dans son intégralité et d’ouvrir le droit à réparation.

Le collectif d’avocats estime que ce procès était « d’une nature politico-judiciaire exceptionnelle », et qu’une acceptation de la révision serait inédite au Sénégal, car elle ne concernerait pas seulement une erreur judiciaire mais une conspiration qui a terni l’image de la justice nationale.

Source : https://fr.apanews.net/news/senegal-la-cour-supreme-saisie-pour-reviser-le-proces-sonko/

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Côte d’Ivoire: reprise du procès de l’attaque jihadiste de Kafolo

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En Côte d’Ivoire, le procès des attaques survenues contre un poste de contrôle à Kafolo, en juin 2020, a repris, ce lundi 5 janvier. Quatorze militaires y avaient perdu la vie. Quarante-cinq prévenus sont poursuivis par la Chambre anti-terroriste pour, notamment, « actes terroristes ». Parmi eux : un commerçant soupçonné d’avoir aidé son fils en fuite et considéré comme l’un des auteurs présumés de l’attaque.

Monsieur Sangaré se présente comme un commerçant de Bouna. Il affirme être délégué consulaire du Burkina Faso. À ses côtés, sa femme, également incarcérée. Tous deux sont accusés d’avoir soutenu leur fils, Boukari Sangaré, présenté comme un auteur présumé des attaques de Kafolo, mais en fuite.

Lire la suite sur https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260105-côte-d-ivoire-reprise-du-procès-de-l-attaque-jihadiste-de-kafolo-en-2020

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RD Congo : 15 soldats rwandais arrêtés dans l’est du pays

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L’armée congolaise a annoncé l’arrestation de 15 soldats rwandais présents illégalement sur son territoire, alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali persistent

Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), 15 soldats rwandais présents illégalement sur le territoire ont été arrêtés, a rapporté l’armée congolaise.

Selon un communiqué des Forces armées de la RDC (FARDC), ces arrestations ont eu lieu lors d’opérations menées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les soldats rwandais ont été placés en détention et des procédures judiciaires ont été engagées à leur encontre.

Le communiqué qualifie l’incident de « grave violation de la souveraineté nationale » et accuse le Rwanda de poursuivre ses actions agressives malgré l’accord de paix signé entre les deux pays.

Les présidents de la RDC et du Rwanda s’étaient rencontrés à Washington le 4 décembre 2025, sous médiation américaine, pour signer un accord de paix visant à mettre fin aux hostilités et à réduire les tensions entre les deux parties.

Crise RDC-Rwanda

L’actuelle crise entre la RDC et le Rwanda est principalement liée au groupe rebelle appelé Mouvement du 23-Mars (M23).

Né de la rupture de l’accord de paix du 23 mars 2009, le M23, aussi connu sous le nom d’« Armée révolutionnaire du Congo », est composé majoritairement de Tutsis, la même ethnie que le président rwandais Paul Kagame.

Depuis le début de 2025, les attaques du M23 ont permis au groupe de prendre le contrôle de plusieurs régions, notamment Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Lire la suite sur https://www.aa.com.tr/fr/afrique/rdc-15-soldats-rwandais-arrêtés-dans-l-est-du-pays/3790254

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