Politique
Mali : L’ancien Premier ministre Moussa Mara entendu par la justice
Au Mali, Moussa Mara, ancien Premier ministre, est convoqué ce mercredi 16 juillet à 10 heures à la Brigade d’Investigation Judiciaire (BIJ) à Bamako.
Cette convocation fait suite à un message publié le 4 juillet dernier sur les réseaux sociaux, dans lequel Mara affirmait avoir rendu visite en prison à plusieurs personnalités politiques et figures de la société civile emprisonnées.
Parmi ces détenus, figurent des voix critiques, qualifiés de « prisonniers d’opinion » par leurs soutiens. Moussa Mara a également écrit dans son message : « Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira par apparaître ! » et a promis de se battre « par tous les moyens » pour faire avancer leur cause.
Ces propos ont attiré l’attention du procureur général et du pôle judiciaire anti-cybercriminalité, qui a la réputation de cibler systématiquement les opposants au gouvernement de transition. Mardi, Mara a déjà été interrogé plusieurs heures avant d’être autorisé à rentrer chez lui. L’audition se poursuit donc aujourd’hui.
Pour l’heure, Moussa Mara n’est pas formellement accusé, mais certains craignent que ses propos soient interprétés comme une menace voilée, même s’il n’a jamais appelé à l’insurrection.
Dans un message publié mardi soir, Moussa Mara a appelé à « rester sereins et surtout derrière le seigneur », soulignant son intention d’agir dans le cadre légal.
Politique
Madagascar : Nouvelle tentative d’assassinat contre le président Randrianirina
Une nouvelle tentative d’assassinat visant le colonel Michael Randrianirina, président de la Refondation de la République de Madagascar, aurait eu lieu dans la nuit du 14 au 15 avril. C’est ce qu’a déclaré Harry Laurent Rahajason, directeur de la communication à la présidence, lors d’une conférence de presse à Ambohitsirohitra le 15 avril. Selon le responsable, l’épouse du chef de l’État aurait également été ciblée.
Cinq drones munis de dispositifs de surveillance
L’incident s’est déroulé au-dessus de la résidence présidentielle avec le survol de cinq drones. Selon Rahajason rapporté par Madagascar Tribune, ces appareils étaient dotés de caméras infrarouges capables de repérer des présences humaines à travers les bâtiments. Le directeur de la communication a indiqué que des images vidéo enregistrées par les gardes présidentiels ont été présentées comme éléments de preuve. Les services de sécurité auraient finalement réussi à neutraliser et repousser ces drones en utilisant des systèmes anti-brouillage.
Motifs économiques et politiques supposés
Rahajason a avancé deux pistes pour expliquer ces menaces. La première serait liée à des tensions autour de certaines décisions économiques jugées sensibles, en particulier dans le domaine de l’énergie. La seconde renverrait aux réactions provoquées par les enquêtes actuellement en cours sur des dossiers de corruption. Il a également évoqué la possibilité d’une tentative d’intimidation orchestrée par des acteurs extérieurs, mécontents des orientations prises par Madagascar pour diversifier ses sources d’approvisionnement énergétique.
Nouvelles menaces annoncées
Des informations issues de services de renseignement, relayées par Rahajason, évoqueraient des projets criminels de plus grande ampleur. D’après ces rapports, certains groupes envisageraient notamment de mettre le feu au bâtiment du Parlement le 18 avril. Par ailleurs, une enquête a été ouverte à la suite de l’incident impliquant les drones.
Cette alerte intervient deux semaines après le démantèlement d’un premier réseau criminel. Le 2 avril 2026, les autorités judiciaires avaient annoncé des poursuites contre treize individus, dont un général, soupçonnés d’avoir planifié un assassinat similaire du colonel Randrianirina. Onze d’entre eux avaient alors été placés en détention provisoire pour tentative d’assassinat, tentative de coup d’État et association de malfaiteurs. Le colonel Patrick Rakotomamonjy et un autre officier général restaient recherchés à l’époque. Une enquête est toujours en cours afin de faire toute la lumière sur l’ensemble de ces affaires.
Politique
Bénin : Romuald Wadagni s’engage à « moderniser » son pays
Elu président avec 94,05% des voix, Romuald Wadagni s’inscrit dans la continuité pour « faire du Bénin un pays moderne ». Infrastructures routières, modernisation urbaine… Les projets à finaliser et à lancer sont nombreux, au moment où la croissance du pays – l’une des plus dynamiques d’Afrique – séduit les investisseurs mondiaux.
Depuis l’été dernier, le nom de Romuald Wadagni revenait déjà au sein des cercles d’influence béninois, comme le potentiel dauphin du président sortant Patrice Talon. Et désormais, le fauteuil du chef lui est cédé. Élu président de la République du Bénin à 94,05% des suffrages exprimés, à l’issue du scrutin du 12 avril, face à son seul challenger Paul Hounkpè. « C’est avec une vive admiration de la maturité politique manifestée lors des élections présidentielles au Bénin que j’adresse mes plus chaleureuses félicitations au président élu », déclare sur X Evariste Ndayishimiye, président du Burundi et de l’Union africaine (UA).
Artisan de la crédibilité financière internationale du pays
Romuald Wadagni, c’est surtout un homme de terrain. Une des chevilles ouvrières de la transformation du Bénin enclenchée pendant la décennie d’exercice de Patrice Talon, ce financier de premier plan – qui a fait ses armes pendant dix-sept ans entre l’Europe, l’Amérique et l’Afrique chez un Big Four comme Deloitte – joue sa partition dès les premières heures en tant que ministre de l’Economie et des Finances. Entre discipline budgétaire, gestion optimale de la dette, réformes structurelles, l’argentier national réussit une remontada de la croissance économique à 7,6% en 2021, alors qu’en pleine période post-Covid, plusieurs pays du continent réfléchissent encore pour trouver des issues. Autres moteurs clés d’une telle performance : la politique industrielle nationale avec le développement de la Zone industrielle spéciale de Glo-Djigbé (GDIZ) qui attirent des entreprises et partenaires d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Afrique, avec une stratégie de transfert des compétences en faveur des jeunes et des femmes; les politiques déployées autour des industries culturelles et créatives (ICC) avec notamment les Voduns Days et le tourisme avec la suppression des visa pour les Africains et la naturalisation des afro-descendants américains.
Politique
Burkina Faso : Le gouvernement annonce la dissolution de 118 associations
Le Burkina Faso poursuit la refonte de son espace institutionnel et associatif avec une nouvelle décision majeure prise ce mercredi, marquée par la dissolution de 118 associations, dans la continuité des réformes engagées depuis janvier dernier.
Le Burkina a franchi une nouvelle étape dans la restructuration de son paysage associatif. Ce mercredi, le gouvernement a annoncé la dissolution de 118 associations opérant dans divers secteurs, invoquant leur non-respect des dispositions légales en vigueur.
Le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a indiqué dans un communiqué officiel que ces organisations sont désormais « réputées dissoutes » conformément à la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association. Elles sont, de ce fait, interdites d’activités sur l’ensemble du territoire national, toute violation exposant les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Les structures concernées interviennent dans des domaines variés, notamment les droits humains, la protection de l’enfance et des femmes, l’environnement, la santé – en particulier la lutte contre le VIH/Sida –, la promotion de l’emploi décent, la citoyenneté ainsi que les droits civils et politiques. D’autres œuvraient également dans les secteurs de l’éducation, de la scolarisation et de l’intégration africaine, avec des responsables issus de profils divers.
Dans son communiqué parvenu à APA, le ministre d’État a appelé au respect strict des textes en vigueur et exhorté les responsables associatifs à se conformer aux exigences légales dans les délais prescrits, insistant sur « le sens élevé du civisme et de responsabilité » attendu des citoyens.
Cette décision du mercredi s’inscrit dans une dynamique plus large de refondation de l’État burkinabè, engagée depuis le début de l’année. En janvier, le Conseil des ministres, réuni sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, avait déjà acté la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques du pays. Cette mesure, justifiée par un « diagnostic profond du système partisan », s’inscrivait dans le cadre de la Révolution progressiste populaire (RPP) et visait, selon les autorités, à corriger les dérives du système politique et à renforcer la cohésion nationale.
Source : https://fr.apanews.net/community/burkina-118-associations-dissoutes/