Politique
Sierra Leone : Le Président Julius Maada Bio désigné nouveau président de la CEDEAO
Le président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, a été choisi dimanche pour être le prochain président du bloc économique ouest-africain, la CEDEAO.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, connue sous le nom de CEDEAO, a été fondée en 1975 et est confrontée à des défis liés à la montée de la violence, au départ de certains membres et à des perturbations économiques.
Dans un communiqué publié à la suite de l’annonce de dimanche, M. Bio a promis de donner la priorité à la démocratie, à la coopération en matière de sécurité, à l’intégration économique et à la crédibilité institutionnelle.
« Nous sommes toujours confrontés à l’insécurité au Sahel et dans les États côtiers, le terrorisme, l’instabilité politique, les flux d’armes illicites et la criminalité transnationale organisée continuent de mettre à l’épreuve la résilience de nos nations et l’efficacité de nos institutions », a-t-il déclaré.
M. Bio exerce actuellement son deuxième mandat de président après une élection contestée il y a deux ans dans ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest.
Il était président lorsque la CEDEAO a imposé des sanctions sévères au Niger à la suite d’un coup d’État il y a deux ans. Le Niger a cité ces sanctions comme l’une des raisons pour lesquelles il a quitté l’Union. La Sierra Leone a été l’un des pays qui ont soutenu une intervention militaire dans le pays en 2023.
Dans son pays, la Bio est confrontée à une crise permanente des drogues synthétiques et à une économie stagnante.
La nouvelle position de M. Bio intervient alors que la région est confrontée à la crise la plus grave qu’elle ait connue depuis des décennies, les forces djihadistes contrôlant de vastes étendues du Sahel, une région semi-aride située au sud du Sahara.
Ces dernières années, la CEDEAO a dû faire face au départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger, qui ont tous été confrontés à des coups d’État militaires. Ces trois juntes ont quitté le bloc et créé leur propre partenariat de sécurité, l’Alliance des États du Sahel. Elles ont coupé les liens avec les alliés occidentaux traditionnels, évinçant les forces militaires françaises et américaines, et ont cherché à établir de nouveaux liens de sécurité avec la Russie.
Ces trois pays ont été les plus durement touchés par la violence djihadiste ces dernières années.
Source : https://fr.africanews.com/2025/06/23/sierra-leone-maada-bio-designe-nouveau-president-de-la-cedeao/
Politique
Afrique du Sud : Vers un déploiement de l’armée dans les foyers de criminalité
L’Afrique du Sud s’apprête à déployer des unités de l’armée aux côtés de la police dans un délai de dix jours afin de lutter contre une criminalité galopante alimentée par les gangs de drogue et les mineurs illégaux.
L’annonce a été faite mardi 17 février par le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, devant le Parlement.
Les chefs de l’armée et de la police ont finalisé « le plan de déploiement qui débutera dans les dix prochains jours », a précisé le ministre. Cette décision s’inscrit dans une série de mesures musclées prises par le gouvernement pour contenir la violence dans un pays qui affiche l’un des taux d’homicide les plus élevés au monde, avec environ 60 meurtres par jour.
Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé la semaine dernière, lors d’une allocution nationale, l’envoi de troupes dans la province du Cap-Occidental — où se trouve la ville touristique du Cap — ainsi que dans le Gauteng, qui abrite le centre financier de Johannesburg. « Le crime organisé constitue désormais la menace la plus immédiate pour notre démocratie, notre société et notre développement économique », avait-il déclaré.
Certaines zones du Cap sont le théâtre d’affrontements meurtriers entre gangs rivaux qui se disputent le contrôle du trafic de drogue, tandis que des mineurs illégaux opèrent dans les anciens bassins aurifères du Gauteng. Firoz Cachalia a indiqué que l’opération militaire serait également étendue au Cap-Oriental, autre province confrontée à des gangs solidement implantés et à une criminalité liée aux stupéfiants.
La mesure suscite toutefois des critiques. Des experts de la sécurité et des partis d’opposition estiment que les militaires ne sont pas formés aux missions de maintien de l’ordre. D’autres s’interrogent sur le coût du dispositif et y voient l’aveu d’un échec de la police à endiguer la violence.
« Envoyer l’armée à court terme ne réduira pas les 64 meurtres qui ont lieu chaque jour dans ce pays », a lancé Mmusi Maimane, chef du parti libéral Build One South Africa, lors de la séance parlementaire à laquelle assistait le président Ramaphosa.
Politique
Gabon : Suspension des réseaux sociaux « jusqu’à nouvel ordre »
Les autorités gabonaises ont décidé de suspendre tous les réseaux sociaux “jusqu’à nouvel avis”. Depuis un mois, le président Oligui Nguema fait face à sa première vague de contestations sociales qui gagne en intensité.
La Haute Autorité de la Communication (HAC) au Gabon a annoncé mardi la suspension immédiate et « jusqu’à nouvel ordre » des réseaux sociaux sur le territoire gabonais, évoquant un risque de « dérives conflictogènes ».
Dans un communiqué lu mardi soir sur la chaîne de TV publique Gabon 1ère, le porte-parole de la HAC Jean-Claude Mendome a annoncé « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire gabonais jusqu’à nouvel ordre », sans désigner les plateformes concernées, expliquant que des contenus risquaient d’engendrer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions.
La contestation monte
Le président gabonais a été confronté en janvier et février à sa première vague de contestation sociale avec une grève des enseignants qui dure par endroits depuis plus d’un mois.
« La Haute Autorité de Communication (HAC) constate la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais, de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, portant atteinte à la dignité humaine, aux bonnes moeurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale », a énuméré le porte parole de l’institution.
La HAC s’inquiète aussi de « la propagation de fausses informations », de « cyberharcèlement », ou encore de « la divulgation non autorisée de données personnelles ».
Dans son communiqué, la HAC a également « déploré », « l’indifférence » des plateformes et « l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites ».
« Ces agissements sont susceptibles dans le cas du Gabon d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques », a affirmé le porte-parole.
La suspension n’était cependant pas effective dans la nuit de mardi à mercredi, d’après des témoignages sur place.
Politique
Tchad : L’opposant Albert Pahimi Padacké désigné président du CPDP
L’opposant tchadien Albert Pahimi Padacké a été désigné présidé du CPDP par consensus pour un mandat d’un an.
Installé dans les fonctions la semaine dernière, les membres du Cadre permanent de dialogue politique (CPDP) ont tenu leur première plénière ce mardi, marquée par l’installation de Albert Pahimi Padacké à la tête du bureau.
La plénière a procédé à la mise en place d’un bureau composé de dix membres. Pour la première année, la présidence est accordée par consensus à l’opposition. Le chef de file de l’opposition conduite par son chef de file Albert Pahimi Padacké. Il est assisté d’Aziz Mahamat Saleh, de la mouvance présidentielle.
La plénière a mis également un comité pour la rédaction du règlement intérieur de l’organe et un autre pour l’élaboration de son budget de fonctionnement.
Mis en place en juin 2025, le CDPD a pour objectif de favoriser la concertation entre les partis politiques et accompagner la vie démocratique. Il est composé de 30 membres dont 15 de la majorité présidentielle et 15 de l’opposition démocratique. Ne sont membres que les présidents ou secrétaires généraux des partis politiques légalement reconnus.
Source : https://fr.apanews.net/news/tchad-albert-pahimi-padacke-designe-president-du-cpdp/