Politique
Gambie : Ousainou Darboe annonce sa candidature à la présidentielle de 2026
Le principal parti d’opposition gambien, United Democratic Party (UDP), traverse une période de fortes turbulences, miné par des rivalités internes de plus en plus visibles.
Figure historique de la politique nationale, Ousainou Darboe, 76 ans, a annoncé mercredi son intention de se présenter à nouveau à l’élection présidentielle, prévue pour décembre 2026. Une déclaration perçue comme une tentative de couper court aux ambitions montantes au sein même de son parti, United Democratic Party (UDP), secoué par des rivalités internes.
Défait à cinq reprises dans sa quête de la magistrature suprême, dont la dernière fois en 2021 face au président sortant Adama Barrow — ancien allié devenu adversaire — Darboe cherche aujourd’hui à reprendre les rênes d’un UDP divisé, malgré ses succès passés dans les élections municipales et locales, notamment dans les grandes agglomérations.
Mais cette dynamique s’est récemment heurtée à une lutte de leadership entre plusieurs jeunes figures du parti. Tout a commencé par des appels de certains militants en faveur de Talib Bensouda, maire de Kanifing, pressenti comme successeur naturel de Darboe. Cette perspective a provoqué des tensions, opposant notamment Bensouda à Yankuba Darboe, maire de la région stratégique de West Coast, et soutenu par Rohey Malick Lowe, maire de la capitale Banjul.
Ce trio, autrefois perçu comme uni, s’est désormais engagé dans une confrontation ouverte. Yankuba Darboe a accusé publiquement Bensouda de vouloir s’emparer du parti « pour des ambitions personnelles ». En réponse, ce dernier a nié les accusations, réitérant son engagement envers Ousainou Darboe et affirmant que sa priorité restait la victoire contre le président Barrow, candidat déclaré à un troisième mandat malgré une opposition grandissante.
Le leader de l’UDP a tenté de reprendre le contrôle en se positionnant comme le « candidat naturel » du parti pour la présidentielle à venir, dans une démarche visant à restaurer l’unité et affirmer son autorité face à la montée des ambitions internes.
Pour de nombreux observateurs, cette décision vise avant tout à contenir l’effritement de l’unité au sein du parti fondé en 1996 et à préserver son rôle central sur la scène politique gambienne.
L’avenir du parti se joue peut-être maintenant, à en croire Darboe lui-même, qui reconnaissait récemment : « C’est quitte ou double. »
Source : https://fr.apanews.net/politique/gambie-ludp-secoue-par-des-tensions-internes/
Politique
Libéria : Des responsables de l’Autorité nationale du logement limogés pour mauvaise gestion financière
Le président libérien Joseph Nyuma Boakai a limogé samedi deux hauts responsables de l’Autorité nationale du logement (NHA) pour mauvaise gestion financière, réaffirmant la politique de tolérance zéro de son gouvernement en matière de corruption et d’indiscipline financière.
Les responsables relevés de leurs fonctions sont Prince S. Bonnah, directeur général adjoint chargé de l’administration, et Alex Railey, directeur général adjoint chargé des services techniques de la NHA.
Ces limogeages font suite aux conclusions d’un comité d’enquête ayant établi des violations du Règlement de gestion des finances publiques de 2009, conformément à la résolution du Conseil d’administration n° NHA-2025-001, selon un communiqué de la présidence parvenu à APA.
Le président Boakai a déclaré que son administration ne tolérera ni l’indiscipline financière ni le détournement des ressources publiques, rappelant que tous les agents sont tenus de respecter les normes les plus strictes d’intégrité, de transparence et de responsabilité.
Il a également assuré que des mesures administratives appropriées seront prises pour garantir la continuité des opérations à la NHA, conformément aux lois et règlements en vigueur.
Source : https://fr.apanews.net/news/liberia-deux-responsables-limoges-pour-faute-financiere/
Politique
Sierra Leone : Journée nationale du Souvenir
La Sierra Leone a commémoré pour la première fois de son histoire sa première Journée nationale du souvenir en l’honneur des victimes de la guerre civile qui a dévasté le pays de 1991 à 2002.
Dans un discours à la nation, Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone, appelle le pays à trouver la grâce de guérir complètement, de restaurer la dignité et d’aller de l’avant ensemble .
Pour la première fois dans notre histoire, nous nous réunissons en ce jour unique pour commémorer notre guerre civile et le lourd tribut que notre pays a payé pour la paix. À partir d’aujourd’hui, le 18 janvier appartient à tous les Sierra-Léonais. À toutes les victimes et à tous les survivants, je ne peux vous demander d’oublier. Je vous demande seulement, à votre rythme et à votre manière, de permettre à notre nation de trouver la grâce de guérir complètement, de restaurer sa dignité et d’aller de l’avant ensemble.
Ce conflit, considéré comme l’un des plus brutaux de l’histoire contemporaine, a fait environ 120 000 morts et des milliers de blessés ou de mutilés avant de prendre officiellement fin le 18 janvier 2002. Cette journée du souvenir fait partie des recommandations de la Commission vérité et réconciliation. Une initiative saluée par l’Association des amputés et des blessés de guerre de la Sierra Leone. Marquée désormais dans les annales du pays, cette journée du souvenir est pour le président de la République, l’occasion de comprendre le chaos et travailler à ce qu’il ne se répète jamais.
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Politique
Bénin: l’opposition dénonce «un Parlement monocolore»
Au Bénin, avant même la proclamation des résultats définitifs des législatives du 11 janvier 2026, le spectre d’une Assemblée nationale sans opposition suscite déjà des réactions. En attendant les résultats définitifs, l’expression « Parlement monocolore » refait surface dans ce pays jadis cité comme modèle de pluralisme démocratique en Afrique.
Les chiffres provisoires annoncés par la Commission nationale électorale autonome (Cena) du Bénin n’attribuent pas de siège pour Les Démocrates, principal parti d’opposition, et pour les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), opposition modérée. Les 109 sièges de la prochaine législature se répartissent exclusivement entre le Bloc républicain (BR) et Union progressiste le renouveau (UP-R), deux formations du pouvoir. Ce tableau rappelle 2019, lorsque seuls des élus du camp du président Patrice Talon avaient accédé au Parlement.
Les partis politiques attendent désormais les résultats définitifs pour réagir officiellement. Néanmoins, quelques responsables ont déjà pris position. C’est le cas de Nadine Okoumassou des Démocrates, candidate malheureuse lors de ce scrutin. Elle a dénoncé dimanche sur un média local l’absence de l’opposition au sein de l’hémicycle pour la prochaine législature en ces termes : « Un Parlement monocolore, des hommes sous ordres. Comment un législateur peut contrôler l’action d’un gouvernement auquel il appartient ? L’Assemblée nationale ne saurait être une caisse de résonnance. »
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