Politique
Togo : Targone Sambiani prend la tête de la coalition de l’opposition DMP
Un vent de transition souffle au sein de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), principale coalition de l’opposition togolaise. Le 13 juin 2025, lors d’une réunion officielle de la conférence des présidents, l’organisation a procédé à un changement de coordination à la tête du regroupement. Targone Sambiani N’Wakim, président du parti Démocratie Sociale Africaine (DSA), succède ainsi à Mme Kafui Adjamagbo-Johnson en tant que nouveau Coordinateur général de la DMP.
Ce passage de témoin s’inscrit dans le respect du principe de rotation prévu par les textes fondateurs de la coalition. La décision, rendue publique par un communiqué officiel, marque une étape importante dans la structuration interne de l’opposition, à l’approche de nouvelles échéances électorales.
Un hommage appuyé à une figure de l’opposition
La DMP n’a pas manqué de saluer le parcours de Mme Adjamagbo-Johnson, qu’elle décrit comme une dirigeante « courageuse, rassembleuse et profondément engagée ». Pendant deux ans, la coordinatrice sortante a incarné, aux yeux de nombreux Togolais, l’une des voix les plus fermes en faveur de l’alternance démocratique. Son action a été déterminante dans la consolidation de la coalition, tant sur le plan organisationnel que dans l’orientation des actions politiques.
Une succession dans la continuité de la lutte
Targone Sambiani prend ses fonctions dans un climat politique tendu, où les appels à des réformes profondes restent au cœur des revendications populaires. Connu pour ses prises de position fermes et son engagement de longue date dans l’opposition, le nouveau coordinateur devra renforcer la cohésion de la DMP tout en élargissant sa base militante. Sa mission : maintenir la pression politique et porter la voix des citoyens qui aspirent à un véritable changement.
Une stratégie de mobilisation renouvelée
Dans son message au peuple togolais, la DMP a réaffirmé sa détermination à poursuivre la lutte pour la démocratie, appelant les citoyens à rester mobilisés et vigilants. « Le soutien du peuple est notre moteur », peut-on lire dans le communiqué. La coalition encourage ainsi les Togolais à faire preuve d’engagement civique et à continuer de soutenir les efforts de l’opposition pour un Togo plus juste et démocratique.
En route vers les défis électoraux
Alors que le calendrier électoral à venir s’annonce décisif, ce changement de coordination vise à renforcer la dynamique unitaire de l’opposition. Targone Sambiani devra conjuguer leadership politique et sens du dialogue pour relever les défis qui se profilent à l’horizon. Entre volonté de rupture et esprit de rassemblement, la DMP tente de s’imposer comme une alternative crédible face au pouvoir en place.
La bataille pour l’alternance démocratique se poursuit. Et c’est désormais sous une nouvelle direction qu’elle entend franchir une nouvelle étape.
Source : https://www.toutafrica.com/2025/06/16/togo-targone-sambiani-prend-la-tete-de-la-dmp/
Politique
Afrique du Sud : Vers un déploiement de l’armée dans les foyers de criminalité
L’Afrique du Sud s’apprête à déployer des unités de l’armée aux côtés de la police dans un délai de dix jours afin de lutter contre une criminalité galopante alimentée par les gangs de drogue et les mineurs illégaux.
L’annonce a été faite mardi 17 février par le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, devant le Parlement.
Les chefs de l’armée et de la police ont finalisé « le plan de déploiement qui débutera dans les dix prochains jours », a précisé le ministre. Cette décision s’inscrit dans une série de mesures musclées prises par le gouvernement pour contenir la violence dans un pays qui affiche l’un des taux d’homicide les plus élevés au monde, avec environ 60 meurtres par jour.
Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé la semaine dernière, lors d’une allocution nationale, l’envoi de troupes dans la province du Cap-Occidental — où se trouve la ville touristique du Cap — ainsi que dans le Gauteng, qui abrite le centre financier de Johannesburg. « Le crime organisé constitue désormais la menace la plus immédiate pour notre démocratie, notre société et notre développement économique », avait-il déclaré.
Certaines zones du Cap sont le théâtre d’affrontements meurtriers entre gangs rivaux qui se disputent le contrôle du trafic de drogue, tandis que des mineurs illégaux opèrent dans les anciens bassins aurifères du Gauteng. Firoz Cachalia a indiqué que l’opération militaire serait également étendue au Cap-Oriental, autre province confrontée à des gangs solidement implantés et à une criminalité liée aux stupéfiants.
La mesure suscite toutefois des critiques. Des experts de la sécurité et des partis d’opposition estiment que les militaires ne sont pas formés aux missions de maintien de l’ordre. D’autres s’interrogent sur le coût du dispositif et y voient l’aveu d’un échec de la police à endiguer la violence.
« Envoyer l’armée à court terme ne réduira pas les 64 meurtres qui ont lieu chaque jour dans ce pays », a lancé Mmusi Maimane, chef du parti libéral Build One South Africa, lors de la séance parlementaire à laquelle assistait le président Ramaphosa.
Politique
Gabon : Suspension des réseaux sociaux « jusqu’à nouvel ordre »
Les autorités gabonaises ont décidé de suspendre tous les réseaux sociaux “jusqu’à nouvel avis”. Depuis un mois, le président Oligui Nguema fait face à sa première vague de contestations sociales qui gagne en intensité.
La Haute Autorité de la Communication (HAC) au Gabon a annoncé mardi la suspension immédiate et « jusqu’à nouvel ordre » des réseaux sociaux sur le territoire gabonais, évoquant un risque de « dérives conflictogènes ».
Dans un communiqué lu mardi soir sur la chaîne de TV publique Gabon 1ère, le porte-parole de la HAC Jean-Claude Mendome a annoncé « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire gabonais jusqu’à nouvel ordre », sans désigner les plateformes concernées, expliquant que des contenus risquaient d’engendrer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions.
La contestation monte
Le président gabonais a été confronté en janvier et février à sa première vague de contestation sociale avec une grève des enseignants qui dure par endroits depuis plus d’un mois.
« La Haute Autorité de Communication (HAC) constate la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais, de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, portant atteinte à la dignité humaine, aux bonnes moeurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale », a énuméré le porte parole de l’institution.
La HAC s’inquiète aussi de « la propagation de fausses informations », de « cyberharcèlement », ou encore de « la divulgation non autorisée de données personnelles ».
Dans son communiqué, la HAC a également « déploré », « l’indifférence » des plateformes et « l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites ».
« Ces agissements sont susceptibles dans le cas du Gabon d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques », a affirmé le porte-parole.
La suspension n’était cependant pas effective dans la nuit de mardi à mercredi, d’après des témoignages sur place.
Politique
Tchad : L’opposant Albert Pahimi Padacké désigné président du CPDP
L’opposant tchadien Albert Pahimi Padacké a été désigné présidé du CPDP par consensus pour un mandat d’un an.
Installé dans les fonctions la semaine dernière, les membres du Cadre permanent de dialogue politique (CPDP) ont tenu leur première plénière ce mardi, marquée par l’installation de Albert Pahimi Padacké à la tête du bureau.
La plénière a procédé à la mise en place d’un bureau composé de dix membres. Pour la première année, la présidence est accordée par consensus à l’opposition. Le chef de file de l’opposition conduite par son chef de file Albert Pahimi Padacké. Il est assisté d’Aziz Mahamat Saleh, de la mouvance présidentielle.
La plénière a mis également un comité pour la rédaction du règlement intérieur de l’organe et un autre pour l’élaboration de son budget de fonctionnement.
Mis en place en juin 2025, le CDPD a pour objectif de favoriser la concertation entre les partis politiques et accompagner la vie démocratique. Il est composé de 30 membres dont 15 de la majorité présidentielle et 15 de l’opposition démocratique. Ne sont membres que les présidents ou secrétaires généraux des partis politiques légalement reconnus.
Source : https://fr.apanews.net/news/tchad-albert-pahimi-padacke-designe-president-du-cpdp/