Connectez-vous à nous

Politique

Nigeria : Des projets de loi sur la réforme fiscale pour augmenter les recettes publiques

Publié

le

Le Sénat nigérian a adopté vendredi quatre projets de loi sur la réforme fiscale visant à augmenter les recettes publiques, achevant ainsi un plan qui a suscité des critiques et des résistances au sein du parti au pouvoir, le Congrès progressiste (APC) du président Bola Tinubu.

Après avoir mis fin à des subventions coûteuses et dévalué deux fois la monnaie nigériane, le naira, au cours de sa première année au pouvoir, M. Tinubu s’est tourné vers la réforme du système fiscal afin d’augmenter les recettes et l’efficacité.

Les détracteurs affirment que ces mesures, qui comprennent une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée de 7,5 % à 12,5 % l’année prochaine, aggraveront les difficultés économiques dans le pays le plus peuplé d’Afrique, qui compte plus de 200 millions d’habitants.

L’adoption des quatre projets de loi par le Parlement, malgré l’opposition des parlementaires et des gouverneurs du parti de M. Tinubu, constitue une victoire pour les efforts déployés par son gouvernement afin de renforcer les recettes publiques et de réformer le cadre budgétaire du pays.

Le Nigeria a l’un des ratios impôts/PIB les plus bas au monde, à 10,8 %, ce qui oblige le gouvernement à recourir à l’emprunt pour financer son budget.

Sani Musa, qui a présidé la commission sénatoriale chargée d’examiner les projets de loi, a déclaré que leur adoption avait entraîné une modification de la loi nigériane sur le pétrole.

Ces modifications transfèrent « les fonctions d’administration fiscale, telles que la perception des redevances et de l’impôt sur les bénéfices pétroliers, au nouveau service fiscal nigérian », a-t-il déclaré vendredi.

Musa a précisé que les autres dispositions de la loi sur le pétrole restaient inchangées.

La Chambre basse du Nigeria a adopté les projets de loi fiscale en mars. À présent, l’adoption par le Sénat nécessite que les deux chambres harmonisent leurs versions avant d’envoyer les projets de loi définitifs à M. Tinubu pour approbation.

Source : https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Le-Senat-nigerian-adopte-des-projets-de-loi-sur-la-reforme-fiscale-afin-d-augmenter-les-recettes-49896375/

Politique

Afrique du Sud : Vers un déploiement de l’armée dans les foyers de criminalité

Publié

le

L’Afrique du Sud s’apprête à déployer des unités de l’armée aux côtés de la police dans un délai de dix jours afin de lutter contre une criminalité galopante alimentée par les gangs de drogue et les mineurs illégaux.

L’annonce a été faite mardi 17 février par le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, devant le Parlement.

Les chefs de l’armée et de la police ont finalisé « le plan de déploiement qui débutera dans les dix prochains jours », a précisé le ministre. Cette décision s’inscrit dans une série de mesures musclées prises par le gouvernement pour contenir la violence dans un pays qui affiche l’un des taux d’homicide les plus élevés au monde, avec environ 60 meurtres par jour.

Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé la semaine dernière, lors d’une allocution nationale, l’envoi de troupes dans la province du Cap-Occidental — où se trouve la ville touristique du Cap — ainsi que dans le Gauteng, qui abrite le centre financier de Johannesburg. « Le crime organisé constitue désormais la menace la plus immédiate pour notre démocratie, notre société et notre développement économique », avait-il déclaré.

Certaines zones du Cap sont le théâtre d’affrontements meurtriers entre gangs rivaux qui se disputent le contrôle du trafic de drogue, tandis que des mineurs illégaux opèrent dans les anciens bassins aurifères du Gauteng. Firoz Cachalia a indiqué que l’opération militaire serait également étendue au Cap-Oriental, autre province confrontée à des gangs solidement implantés et à une criminalité liée aux stupéfiants.

La mesure suscite toutefois des critiques. Des experts de la sécurité et des partis d’opposition estiment que les militaires ne sont pas formés aux missions de maintien de l’ordre. D’autres s’interrogent sur le coût du dispositif et y voient l’aveu d’un échec de la police à endiguer la violence.

« Envoyer l’armée à court terme ne réduira pas les 64 meurtres qui ont lieu chaque jour dans ce pays », a lancé Mmusi Maimane, chef du parti libéral Build One South Africa, lors de la séance parlementaire à laquelle assistait le président Ramaphosa.

Source : https://fr.africanews.com/2026/02/17/lafrique-du-sud-deploiera-larmee-dans-les-foyers-de-criminalite-sous-dix-jours/

Continuer à lire

Politique

Gabon : Suspension des réseaux sociaux « jusqu’à nouvel ordre »

Publié

le

Les autorités gabonaises ont décidé de suspendre tous les réseaux sociaux “jusqu’à nouvel avis”. Depuis un mois, le président Oligui Nguema fait face à sa première vague de contestations sociales qui gagne en intensité.

La Haute Autorité de la Communication (HAC) au Gabon a annoncé mardi la suspension immédiate et « jusqu’à nouvel ordre » des réseaux sociaux sur le territoire gabonais, évoquant un risque de « dérives conflictogènes ».

Dans un communiqué lu mardi soir sur la chaîne de TV publique Gabon 1ère, le porte-parole de la HAC Jean-Claude Mendome a annoncé « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire gabonais jusqu’à nouvel ordre », sans désigner les plateformes concernées, expliquant que des contenus risquaient d’engendrer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions.

La contestation monte

Le président gabonais a été confronté en janvier et février à sa première vague de contestation sociale avec une grève des enseignants qui dure par endroits depuis plus d’un mois.

« La Haute Autorité de Communication (HAC) constate la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais, de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, portant atteinte à la dignité humaine, aux bonnes moeurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale », a énuméré le porte parole de l’institution.

En RelationTRT Français – Gabon : le président de transition s’attaque à la corruption dans les marchés publics

La HAC s’inquiète aussi de « la propagation de fausses informations », de « cyberharcèlement », ou encore de « la divulgation non autorisée de données personnelles ».

Dans son communiqué, la HAC a également « déploré », « l’indifférence » des plateformes et « l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites ».

« Ces agissements sont susceptibles dans le cas du Gabon d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques », a affirmé le porte-parole.

La suspension n’était cependant pas effective dans la nuit de mardi à mercredi, d’après des témoignages sur place.

Source : https://www.trtfrancais.com/article/f2056faf826a

Continuer à lire

Politique

Tchad : L’opposant Albert Pahimi Padacké désigné président du CPDP

Publié

le

L’opposant tchadien Albert Pahimi Padacké a été désigné présidé du CPDP par consensus pour un mandat d’un an.

Installé dans les fonctions la semaine dernière, les membres du Cadre permanent de dialogue politique (CPDP) ont tenu leur première plénière ce mardi, marquée par l’installation de Albert Pahimi Padacké à la tête du bureau.

La plénière a procédé à la mise en place d’un bureau composé de dix membres. Pour la première année, la présidence est accordée par consensus à l’opposition. Le chef de file de l’opposition conduite par son chef de file Albert Pahimi Padacké. Il est assisté d’Aziz Mahamat Saleh, de la mouvance présidentielle.

La plénière a mis également un comité pour la rédaction du règlement intérieur de l’organe et un autre pour l’élaboration de son budget de fonctionnement.

Mis en place en juin 2025, le CDPD a pour objectif de favoriser la concertation entre les partis politiques et accompagner la vie démocratique. Il est composé de 30 membres dont 15 de la majorité présidentielle et 15 de l’opposition démocratique. Ne sont membres que les présidents ou secrétaires généraux des partis politiques légalement reconnus.

Source : https://fr.apanews.net/news/tchad-albert-pahimi-padacke-designe-president-du-cpdp/

Continuer à lire

Dernières actualités