Politique
Gambie : Les autorités publient les actifs confisqués à l’ancien président Yahya Jammeh
Le ministère de la Justice gambien a rendu public vendredi un inventaire détaillé des biens confisqués à l’ancien président Yahya Jammeh, comprenant des actifs financiers, des propriétés immobilières et divers équipements d’une valeur totale dépassant 1,24 milliard de dalasis gambiens, soit environ 17 millions de dollars.
Le ministère de la Justice de la Gambie a publié, vendredi 9 mai 2025, une série de documents détaillant la cession des biens confisqués à l’ancien président Yahya Jammeh, exilé en Guinée équatoriale.
Les documents rendus publics comprennent une liste des véhicules, tracteurs, matériaux ferreux et autres articles vendus par la Commission Janneh, un complément de cette liste pour les matériaux ferreux, un inventaire des tracteurs alloués et vendus aux conseils locaux, un répertoire des meubles et aménagements cédés par le receveur Augustus Prom sur ordre de la Commission Janneh, un rapport récapitulatif sur le bétail vendu par la division du shérif du pouvoir judiciaire gambien et un relevé des biens immobiliers, véhicules et actions cédés par le receveur Alpha Kapital au nom du gouvernement.
L’inventaire révèle des actifs financiers incluant 14,32% des actions de Gam Petroleum (551 250 000 GMD), des actions dans Comium Gambia Ltd (5 750 000 GMD) et des dividendes totalisant plus de 100 millions GMD. Les propriétés immobilières vendues atteignent environ 202,75 millions GMD, comprenant notamment une propriété à Kerr Serign (50 millions GMD) et un bien à Brufut Gardens (41,75 millions GMD).
Le ministère a également indiqué avoir demandé à la division du shérif de fournir l’identité des acheteurs et les prix de vente pour chaque transaction concernant le bétail. Ces informations seront rendues publiques dès leur réception, ont indiqué les autorités gambiennes dans un communiqué parvenu à APA.
Elles ont réaffirmé leur engagement pour la transparence et l’obligation de rendre compte, soulignant l’importance du droit du public à être informé sur les affaires d’intérêt national.
Arrivé au pouvoir en 1994, Jammeh a quitté le pouvoir sous la pression militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), après avoir refusé de reconnaître sa défaite face à Adama Barrow à l’élection présidentielle de décembre 2016.
Source : https://fr.apanews.net/news/la-gambie-publie-les-actifs-confisques-a-yahya-jammeh/
Politique
Afrique du Sud : Vers un déploiement de l’armée dans les foyers de criminalité
L’Afrique du Sud s’apprête à déployer des unités de l’armée aux côtés de la police dans un délai de dix jours afin de lutter contre une criminalité galopante alimentée par les gangs de drogue et les mineurs illégaux.
L’annonce a été faite mardi 17 février par le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, devant le Parlement.
Les chefs de l’armée et de la police ont finalisé « le plan de déploiement qui débutera dans les dix prochains jours », a précisé le ministre. Cette décision s’inscrit dans une série de mesures musclées prises par le gouvernement pour contenir la violence dans un pays qui affiche l’un des taux d’homicide les plus élevés au monde, avec environ 60 meurtres par jour.
Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé la semaine dernière, lors d’une allocution nationale, l’envoi de troupes dans la province du Cap-Occidental — où se trouve la ville touristique du Cap — ainsi que dans le Gauteng, qui abrite le centre financier de Johannesburg. « Le crime organisé constitue désormais la menace la plus immédiate pour notre démocratie, notre société et notre développement économique », avait-il déclaré.
Certaines zones du Cap sont le théâtre d’affrontements meurtriers entre gangs rivaux qui se disputent le contrôle du trafic de drogue, tandis que des mineurs illégaux opèrent dans les anciens bassins aurifères du Gauteng. Firoz Cachalia a indiqué que l’opération militaire serait également étendue au Cap-Oriental, autre province confrontée à des gangs solidement implantés et à une criminalité liée aux stupéfiants.
La mesure suscite toutefois des critiques. Des experts de la sécurité et des partis d’opposition estiment que les militaires ne sont pas formés aux missions de maintien de l’ordre. D’autres s’interrogent sur le coût du dispositif et y voient l’aveu d’un échec de la police à endiguer la violence.
« Envoyer l’armée à court terme ne réduira pas les 64 meurtres qui ont lieu chaque jour dans ce pays », a lancé Mmusi Maimane, chef du parti libéral Build One South Africa, lors de la séance parlementaire à laquelle assistait le président Ramaphosa.
Politique
Gabon : Suspension des réseaux sociaux « jusqu’à nouvel ordre »
Les autorités gabonaises ont décidé de suspendre tous les réseaux sociaux “jusqu’à nouvel avis”. Depuis un mois, le président Oligui Nguema fait face à sa première vague de contestations sociales qui gagne en intensité.
La Haute Autorité de la Communication (HAC) au Gabon a annoncé mardi la suspension immédiate et « jusqu’à nouvel ordre » des réseaux sociaux sur le territoire gabonais, évoquant un risque de « dérives conflictogènes ».
Dans un communiqué lu mardi soir sur la chaîne de TV publique Gabon 1ère, le porte-parole de la HAC Jean-Claude Mendome a annoncé « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire gabonais jusqu’à nouvel ordre », sans désigner les plateformes concernées, expliquant que des contenus risquaient d’engendrer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions.
La contestation monte
Le président gabonais a été confronté en janvier et février à sa première vague de contestation sociale avec une grève des enseignants qui dure par endroits depuis plus d’un mois.
« La Haute Autorité de Communication (HAC) constate la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais, de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, portant atteinte à la dignité humaine, aux bonnes moeurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale », a énuméré le porte parole de l’institution.
La HAC s’inquiète aussi de « la propagation de fausses informations », de « cyberharcèlement », ou encore de « la divulgation non autorisée de données personnelles ».
Dans son communiqué, la HAC a également « déploré », « l’indifférence » des plateformes et « l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites ».
« Ces agissements sont susceptibles dans le cas du Gabon d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques », a affirmé le porte-parole.
La suspension n’était cependant pas effective dans la nuit de mardi à mercredi, d’après des témoignages sur place.
Politique
Tchad : L’opposant Albert Pahimi Padacké désigné président du CPDP
L’opposant tchadien Albert Pahimi Padacké a été désigné présidé du CPDP par consensus pour un mandat d’un an.
Installé dans les fonctions la semaine dernière, les membres du Cadre permanent de dialogue politique (CPDP) ont tenu leur première plénière ce mardi, marquée par l’installation de Albert Pahimi Padacké à la tête du bureau.
La plénière a procédé à la mise en place d’un bureau composé de dix membres. Pour la première année, la présidence est accordée par consensus à l’opposition. Le chef de file de l’opposition conduite par son chef de file Albert Pahimi Padacké. Il est assisté d’Aziz Mahamat Saleh, de la mouvance présidentielle.
La plénière a mis également un comité pour la rédaction du règlement intérieur de l’organe et un autre pour l’élaboration de son budget de fonctionnement.
Mis en place en juin 2025, le CDPD a pour objectif de favoriser la concertation entre les partis politiques et accompagner la vie démocratique. Il est composé de 30 membres dont 15 de la majorité présidentielle et 15 de l’opposition démocratique. Ne sont membres que les présidents ou secrétaires généraux des partis politiques légalement reconnus.
Source : https://fr.apanews.net/news/tchad-albert-pahimi-padacke-designe-president-du-cpdp/