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Société

Afrique : Décès d’un pape engagé pour la paix, la justice sociale et la dignité humaine

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Entre son élection en 2013 et 2025, le pape François a effectué cinq voyages en Afrique, au cours desquels il a visité dix pays. Les thèmes qu’il a abordés durant ces voyages sont ceux qui ont marqué son pontificat : le dialogue entre les religions, l’accueil des migrants… Mais le chef de l’Église catholique a aussi dénoncé la corruption et le colonialisme économique.

RDC, Centrafrique, Kenya… Le pape François a visité plusieurs pays africains sous son pontificat, affichant de façon récurrente sa proximité avec des populations opprimées. Les médias congolais retiennent en particulier l’écho qu’il a donné au conflit qui sévit dans l’est du pays.

“Le décès du pape François à l’âge de 88 ans suscite une vive émotion en République démocratique du Congo, où le souverain pontife laisse le souvenir d’un engagement sans faille pour la paix, la justice sociale et la dignité humaine”, écrit le média Actualité. Et de se remémorer son discours “d’une rare intensité” lors de sa visite en République démocratique du Congo, au début de l’année 2023.

François y avait “célébré une messe géante au stade des Martyrs, rassemblant des dizaines de milliers de fidèles.” “‘Retirez vos mains de la République démocratique du Congo, retirez vos mains de l’Afrique ! Cessez d’étouffer l’Afrique : elle n’est pas une mine à exploiter ni une terre à dévaliser’, avait-il lancé, dans une charge inédite contre le néocolonialisme économique”, note ce média.

Il avait aussi appelé la communauté internationale à ne pas détourner le regard du conflit faisant rage à l’est, depuis la résurgence du mouvement rebelle M23 en novembre 2021. “Nous ne pouvons pas nous habituer au sang qui coule dans ce pays, depuis des décennies désormais, faisant des millions de morts à l’insu de beaucoup. Il faut que l’on sache ce qui se passe ici, que les processus de paix en cours, que j’encourage de toutes mes forces, soient soutenus dans les faits et que les engagements soient tenus”, avait-il déclaré, cité par la BBC, après avoir écouté les témoignages de victimes de ce conflit.

Dans les bidonvilles et sous le feu des armes

En RDC toujours, le pape François avait tissé une alliance très étroite avec l’Église catholique, influente, et n’hésitant pas à entrer dans l’arène politique, tel un opposant. Il avait notamment “soutenu le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, critique assumé des dérives du pouvoir”, écrit Actualité. “Sous son pontificat, plusieurs évêques ont été nommés pour renforcer l’Église catholique en RDC”, ajoute Radio Okapi.

Défenseur de la paix et des plus démunis, il s’était également rendu en Centrafrique en 2015. “Un voyage risqué, résume The Conversation, en pleine période de guerre et de tensions entre les factions musulmanes de la Seleka et les anti-balaka chrétiens.” S’affichant avec “le plus haut dignitaire religieux musulman du pays et son homologue chrétien”, il avait déroulé ses appels à la paix dans une église chrétienne et une mosquée.

La même année, en visite au Kenya, il s’était rendu dans des bidonvilles de Nairobi. Son sermon avait puisé dans la théologie de la libération, “qui s’est développée en Amérique latine. Cette théologie liait la foi religieuse à la libération des peuples des structures d’injustice et de violence structurelle”, indique The Conversation. Autre marqueur de sa relation avec l’Afrique, retient-il, “il a encouragé les catholiques africains à développer une approche propre à l’Afrique en matière de vie pastorale et de traitement des questions sociales en Afrique”.

Source : https://www.courrierinternational.com/article/un-pape-qui-denoncait-le-colonialisme_230087

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Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants

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En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés  dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.

Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.

La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.

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RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025

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En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.

En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.

J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.

Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/

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Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère

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Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW. 

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.

« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université« 

Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.

« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse« 

Un problème qui n’est pas récent 

Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.

« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels« 

Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.

Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824

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