Politique
Afrique : 392 milliards FCFA de la BOAD pour soutenir 15 projets en Afrique de l’Ouest
Le conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a récemment validé un ensemble de prêts visant à soutenir la réalisation de 15 projets au sein de certains de ses pays membres. Le montant total de ces financements s’élève à 391,923 milliards de francs CFA. Cette annonce a été faite à l’issue d’une réunion qui s’est tenue fin mars à Dakar, sous la direction de son président, Serge Ekué, comme le rapporte Sud Quotidien.
Depuis sa création en 1976, la BOAD a octroyé au total 9 480,5 milliards de francs CFA de financements. Parmi les nouveaux projets approuvés figure un prêt destiné à la campagne cacao 2024-2025 en Côte d’Ivoire. D’un montant de 15 milliards de francs CFA, ce financement profite à la société Atlantic Cocoa Corporation Côte d’Ivoire SA pour l’acquisition de 30 000 tonnes de fèves de cacao. Cette initiative est primordiale pour maintenir les moyens de subsistance de six millions de personnes et créer 1 500 emplois directs et indirects.
Un autre financement de 15 milliards de francs CFA a été accordé pour la campagne cotonnière 2024-2025 au Mali. Ce prêt, destiné à la Compagnie malienne pour le développement des textiles, vise à appuyer la collecte et l’égrenage de 600 000 tonnes de coton graine. Grâce à ce soutien, les moyens de subsistance de plus de quatre millions de personnes seront préservés, ainsi que 1 500 emplois permanents et 3 000 emplois saisonniers.
La BOAD a également approuvé un prêt de 20 milliards de francs CFA pour le Burkina Faso, afin de renforcer le système de communication intégré des forces de sécurité intérieure. Ce financement permettra d’étendre le réseau à 32 localités et de moderniser les moyens de communication, apportant ainsi davantage de sécurité. Le projet contribuera également à la création de 200 emplois directs et indirects.
En Côte d’Ivoire, la BOAD a validé un prêt de 30 milliards de francs CFA pour Air Côte d’Ivoire, pour l’acquisition de deux nouveaux avions. Ces appareils viendront renforcer la flotte de la compagnie et lancer des vols long-courrier vers des destinations telles que Paris, Beyrouth, Genève, Londres, New York et Washington, générant ainsi plus de 2 160 emplois.
Au Bénin, l’aménagement et le dédoublement de la route Ouidah-Hillacondji, d’une longueur de 58,5 km, seront rendus possibles grâce à un prêt de 30 milliards de francs CFA. Ce projet est porté par la BOAD au bénéfice des huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Selon Sud Quotidien, cette initiative générera plus de 1 550 emplois, répartis entre des emplois directs et indirects.
Source : https://senego.com/boad-valide-des-financements-de-391923-milliards-cfa-pour-soutenir-15-projets-en-afrique-de-louest_1821436.html
Politique
Sénégal : La Cour suprême saisie pour réviser le procès Ousmane Sonko
Le procureur général près la Cour suprême du Sénégal a officiellement saisi la haute juridiction d’une demande de révision de l’arrêt ayant condamné le leader de Pastef, Ousmane Sonko, condamnation qui avait entraîné son exclusion de la Présidentielle de 2024, a révélé, mercredi, le journal Libération.
La requête, déposée le 31 décembre 2025, vise à ce que la Cour suprême annule l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar du 8 mai 2023 et renvoie M. Sonko devant une autre Cour d’appel pour être jugé à nouveau sur les chefs de diffamation et d’injures publiques, à la suite de la saisine du Garde des Sceaux, ministre de la Justice. La balle est désormais dans le camp de la haute juridiction, qui statuera après examen des observations des parties.
Cette procédure fait suite au procès initial opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang, alors ministre du Tourisme, pour des déclarations de Sonko sur des détournements de fonds liés au Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). En mars 2023, le Tribunal de grande instance de Dakar avait reconnu Sonko coupable, le condamnant à une peine de prison avec sursis et au versement de 200 millions de francs CFA à M. Niang. La Cour d’appel avait confirmé cette décision en mai 2023, et la Cour suprême l’avait définitivement validée en juillet 2025, entraînant l’inéligibilité de Sonko à la présidentielle.
Le collectif d’avocats de M. Sonko avait annoncé en décembre dernier le dépôt de ce recours en révision, soulignant que cette démarche constitue une « espérance pour le peuple sénégalais et la diaspora ».
Me Ciré Clédor Ly, l’un des avocats, a dénoncé ce qu’il considère comme « l’une des plus grandes conspirations de l’histoire du Sénégal », évoquant des violations du droit à un procès équitable et l’empressement du Conseil constitutionnel à invalider la candidature de Sonko sur la base d’une décision non définitive. Il a affirmé que Sonko reste électeur et éligible, et que la révision permettrait d’annuler la condamnation dans son intégralité et d’ouvrir le droit à réparation.
Le collectif d’avocats estime que ce procès était « d’une nature politico-judiciaire exceptionnelle », et qu’une acceptation de la révision serait inédite au Sénégal, car elle ne concernerait pas seulement une erreur judiciaire mais une conspiration qui a terni l’image de la justice nationale.
Source : https://fr.apanews.net/news/senegal-la-cour-supreme-saisie-pour-reviser-le-proces-sonko/
Politique
Côte d’Ivoire: reprise du procès de l’attaque jihadiste de Kafolo
En Côte d’Ivoire, le procès des attaques survenues contre un poste de contrôle à Kafolo, en juin 2020, a repris, ce lundi 5 janvier. Quatorze militaires y avaient perdu la vie. Quarante-cinq prévenus sont poursuivis par la Chambre anti-terroriste pour, notamment, « actes terroristes ». Parmi eux : un commerçant soupçonné d’avoir aidé son fils en fuite et considéré comme l’un des auteurs présumés de l’attaque.
Monsieur Sangaré se présente comme un commerçant de Bouna. Il affirme être délégué consulaire du Burkina Faso. À ses côtés, sa femme, également incarcérée. Tous deux sont accusés d’avoir soutenu leur fils, Boukari Sangaré, présenté comme un auteur présumé des attaques de Kafolo, mais en fuite.
Lire la suite sur https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260105-côte-d-ivoire-reprise-du-procès-de-l-attaque-jihadiste-de-kafolo-en-2020
Politique
RD Congo : 15 soldats rwandais arrêtés dans l’est du pays
L’armée congolaise a annoncé l’arrestation de 15 soldats rwandais présents illégalement sur son territoire, alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali persistent
Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), 15 soldats rwandais présents illégalement sur le territoire ont été arrêtés, a rapporté l’armée congolaise.
Selon un communiqué des Forces armées de la RDC (FARDC), ces arrestations ont eu lieu lors d’opérations menées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les soldats rwandais ont été placés en détention et des procédures judiciaires ont été engagées à leur encontre.
Le communiqué qualifie l’incident de « grave violation de la souveraineté nationale » et accuse le Rwanda de poursuivre ses actions agressives malgré l’accord de paix signé entre les deux pays.
Les présidents de la RDC et du Rwanda s’étaient rencontrés à Washington le 4 décembre 2025, sous médiation américaine, pour signer un accord de paix visant à mettre fin aux hostilités et à réduire les tensions entre les deux parties.
Crise RDC-Rwanda
L’actuelle crise entre la RDC et le Rwanda est principalement liée au groupe rebelle appelé Mouvement du 23-Mars (M23).
Né de la rupture de l’accord de paix du 23 mars 2009, le M23, aussi connu sous le nom d’« Armée révolutionnaire du Congo », est composé majoritairement de Tutsis, la même ethnie que le président rwandais Paul Kagame.
Depuis le début de 2025, les attaques du M23 ont permis au groupe de prendre le contrôle de plusieurs régions, notamment Goma, la capitale du Nord-Kivu.
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