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Société

Guinée : Limogeage et mutations dans l’administration après le drame de Nzérékoré

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En Guinée, l’annonce de sanctions concernant des responsables civils et militaires de la région de Nzérékoré suscite de vives réactions. Ces mesures, officiellement prises le 10 mars, interviennent dans le sillage d’une bousculade meurtrière survenue au stade de Nzérékoré, ayant causé 56 décès selon les chiffres officiels, et bien plus selon des ONG locales.

Le gouvernement de transition a effectué ces changements seulement quelques heures après que les familles des victimes ont déposé une plainte. Bien que les autorités n’établissent pas explicitement un lien entre ces mutations et la tragédie, les avocats des familles en sont convaincus. Sud Quotidien rapporte que le ministère de l’Administration territoriale a annoncé dans un communiqué diffusé par la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG) que le président de la délégation spéciale de Nzérékoré a été démis de ses fonctions pour « faute lourde », sans préciser la nature exacte de cette faute.

De plus, le communiqué indique que le gouverneur et le préfet de Nzérékoré ont été permutés avec leurs homologues des régions de Boké et de Mamou, dans ce qui ressemble à un remaniement interne des postes militaires et civils. Ces décisions coïncident avec la plainte déposée par 98 familles victimes. Les avocats accusent les autorités locales de diverses infractions, dont « meurtre, homicide involontaire et recel de cadavres ». Maître Paul Lazard Gbilimou, avocat des familles, exprime sa satisfaction face à ces mesures mais appelle à des actions plus poussées.

La plainte vise également deux ministres présents au stade lors de la tragédie : Félix Lamah, ministre de la Santé, et Bogola Haba, ministre des Sports. L’événement tragique est survenu le 1er décembre 2024, lors d’un match de football soutenant le général Mamadi Doumbouya. Des gaz lacrymogènes avaient été tirés, provoquant la panique et la bousculade fatale. C’est ce qu’affirme aussi notre source de Sud Quotidien, soulignant la gravité des accusations portées contre les hiérarchies militaires et civiles locales.

Source : https://senego.com/sanctions-apres-la-tragedie-de-nzerekore-limogeage-et-mutations-dans-ladministration-guineenne_1814366.html

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Tunisie: libération des travailleurs humanitaires jugés pour aide aux migrants

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En Tunisie, des responsables de l’organisation Terre d’asile, qui étaient en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire pour leur rôle dans l’aide apportée aux migrants, ont été récemment libérés  dans la nuit de lundi à mardi 6 janvier, a annoncé le comité de soutien de l’une d’entre eux.

Cette décision intervient dans un contexte où leur implication dans la fourniture de soutien humanitaire suscite à la fois des débats et des préoccupations quant à la légitimité de leur action face aux réglementations en vigueur.

La libération marque une étape importante dans cette affaire, tout en soulignant les enjeux complexes liés à l’assistance aux migrants dans la région.

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Société

RDC : 35000 cas de viols et d’agressions sexuelles contre les enfants, recensés en 2025

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En République démocratique du Congo, les abus sexuels commis contre les mineurs ont atteint des niveaux alarmants.

En 2025, l’Unicef a recensé plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre les enfants sur l’ensemble du territoire congolais. L’instabilité sécuritaire reste l’une des principales causes de cette situation. Antoinette vivait dans le camp de Rhoo dans la province de l’Ituri lorsqu’elle a été victime d’agression sexuelle, cette région depuis des années est en proie à un conflit intercommunautaire opposant les Hema et Lendu.

J’avais 13 ans lorsque le viol a eu lieu, et j’en ai aujourd’hui 14. En rentrant de l’école, ma tante m’a envoyée chercher des légumes dans le champ. J’étais seule lorsque j’ai rencontré un inconnu qui m’a violée avant de s’enfuir raconte-elle.

Lire la suite sur https://fr.africanews.com/2026/01/05/rdc-plus-de-35000-cas-de-viols-et-dagressions-sexuelles-contre-les-enfants-en-2025/

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Société

Sénégal : Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en colère

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Binta Camara, étudiante en géographie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, affirme que les raisons de la révolte des jeunes étudiants sont apolitiques. « S’ils ont des problèmes, qu’ils les règlent entre eux« , assure-t-elle au micro de la DW. 

Elles n’ont, précise-t-elle, aucun lien avec les problèmes au sommet du parti présidentiel, le Pastef, qui avait jusqu’alors bénéficié du soutien d’une bonne partie de la jeunesse.

« Ils nous avaient promis, qu’une fois au pouvoir, ils allaient changer l’image de l’université et la situation des étudiants. Mais ce que nous vivons aujourd’hui est vraiment catastrophique. On les avait mis au pouvoir dans l’espoir qu’ils changent notre université« 

Pour Bassirou Gueye, représentant d’une association d’étudiants à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les raisons de cette tension en milieu universitaire sont simplement à chercher dans les difficultés du gouvernement à apurer les arriérés de bourses.

« Nous manifestons pour une seule raison : réclamer notre dû. Rien de plus. Réclamer nos bourses et de meilleures conditions d’études. Nos bourses, c’est ce qui nous permet d’étudier, de manger, de nous loger, de vivre dignement. Et aujourd’hui, il est impossible d’accepter que des étudiants puissent rester plus d’un mois sans bourse« 

Un problème qui n’est pas récent 

Bassirou Gueye explique que ces tensions ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.

« L’année passée, il y a eu des tensions liées aux étudiants de Master 1. Et ce type de crise existait bien avant, sous Macky Sall, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, etc. Donc, ce n’est pas un problème né avec le Pastef. Ces tensions ne sont pas une conséquence des débats politiques actuels« 

Le contexte budgétaire du Sénégal est sans nul doute l’une des principales causes de ces tensions à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Cependant, des analystes politiques sénégalais estiment que les problèmes au sommet du Pastef, notamment les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, pourraient avoir des répercussions sur la prise en charge de certains dossiers sensibles de l’enseignement supérieur.

Source : https://www.dw.com/fr/senegal-etudiants-reclament-bourses-impay%C3%A9es/a-75080824

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