Politique
Gabon : Quatre candidatures validées pour l’élection présidentielle
Au Gabon, la commission nationale d’organisation et coordination des élections a validé 4 candidatures sur 23 dossiers constitués pour l’élection présidentielle du 12 avril 2025. Parmi les challengers du général Brice Clotaire Oligui Nguema, chef de la transition, figure Alain Claude Billie By Nze, dernier Premier ministre du pouvoir déchu.
Pierre Claver Maganga Moussavou du parti social démocrates fait parti de la liste des candidatures rejetées. Mais peu avant la clôture des dossiers par la commission nationale d’organisation des élections, l’homme de 72 ans était bien décidé à défier le chef de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema.
« Écarter un candidat qui est expérimenté, bien formé, pour des critères d’âge c’est tout simplement vil. Et celui qui accepte cela accepte de mourir. Moi je n’accepte pas de mourir », affirme Pierre Claver Maganga Moussavou.
Ce dernier se sera battu jusqu’à la dernière minute pour faire aboutir son énième candidature à une présidentielle. Mais l’ancien Vice- Président du Gabon, sous le régime déchu est frappé par la limite d’âge.
Comme lui, le syndicaliste Jean Rémi Yama, à peine reconverti en politique se voit écarté de la course pour défaut d’acte d’état civil. Une décision de la commission qu’il rejette avec force.
« Je vous dis que notre dossier n’ a pas d’éléments manquants qui puissent permettre qu’il soit rejeté. Ce n’est pas à cause d’un acte de mairie qu’un dossier va être rejeté », avance Jean Rémi Yama, candidat à la présidentielle.
La fin de l’examen des dossiers met aussi à la touche 4 femmes qui s’engagent pour la première fois dans la course à la présidentielle. Trop prise par les délais jugés cours, Marlène Essola NFOUNTAME risque de ne pas être de la partie.
« Les administrations dédiées n’étaient pas aussi en capacité de produire tous ces documents dans les temps requis. D’ailleurs certaines de ses administrations nous ont renvoyées pour Lundi matin pour récupérer un certain nombre de documents déjà établis mais dont les signatures n’étaient pas apposées par les personnalités qui auraient dû le faire » , déclare Marlène Essola Nfountame, candidate à la présidentielle.
Pour le moment, le verdict du ministère de l’intérieur établit une liste provisoire de quatre candidats éligibles au scrutin présidentiel du 12 avril.
Politique
Sénégal : La Cour suprême saisie pour réviser le procès Ousmane Sonko
Le procureur général près la Cour suprême du Sénégal a officiellement saisi la haute juridiction d’une demande de révision de l’arrêt ayant condamné le leader de Pastef, Ousmane Sonko, condamnation qui avait entraîné son exclusion de la Présidentielle de 2024, a révélé, mercredi, le journal Libération.
La requête, déposée le 31 décembre 2025, vise à ce que la Cour suprême annule l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar du 8 mai 2023 et renvoie M. Sonko devant une autre Cour d’appel pour être jugé à nouveau sur les chefs de diffamation et d’injures publiques, à la suite de la saisine du Garde des Sceaux, ministre de la Justice. La balle est désormais dans le camp de la haute juridiction, qui statuera après examen des observations des parties.
Cette procédure fait suite au procès initial opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang, alors ministre du Tourisme, pour des déclarations de Sonko sur des détournements de fonds liés au Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). En mars 2023, le Tribunal de grande instance de Dakar avait reconnu Sonko coupable, le condamnant à une peine de prison avec sursis et au versement de 200 millions de francs CFA à M. Niang. La Cour d’appel avait confirmé cette décision en mai 2023, et la Cour suprême l’avait définitivement validée en juillet 2025, entraînant l’inéligibilité de Sonko à la présidentielle.
Le collectif d’avocats de M. Sonko avait annoncé en décembre dernier le dépôt de ce recours en révision, soulignant que cette démarche constitue une « espérance pour le peuple sénégalais et la diaspora ».
Me Ciré Clédor Ly, l’un des avocats, a dénoncé ce qu’il considère comme « l’une des plus grandes conspirations de l’histoire du Sénégal », évoquant des violations du droit à un procès équitable et l’empressement du Conseil constitutionnel à invalider la candidature de Sonko sur la base d’une décision non définitive. Il a affirmé que Sonko reste électeur et éligible, et que la révision permettrait d’annuler la condamnation dans son intégralité et d’ouvrir le droit à réparation.
Le collectif d’avocats estime que ce procès était « d’une nature politico-judiciaire exceptionnelle », et qu’une acceptation de la révision serait inédite au Sénégal, car elle ne concernerait pas seulement une erreur judiciaire mais une conspiration qui a terni l’image de la justice nationale.
Source : https://fr.apanews.net/news/senegal-la-cour-supreme-saisie-pour-reviser-le-proces-sonko/
Politique
Côte d’Ivoire: reprise du procès de l’attaque jihadiste de Kafolo
En Côte d’Ivoire, le procès des attaques survenues contre un poste de contrôle à Kafolo, en juin 2020, a repris, ce lundi 5 janvier. Quatorze militaires y avaient perdu la vie. Quarante-cinq prévenus sont poursuivis par la Chambre anti-terroriste pour, notamment, « actes terroristes ». Parmi eux : un commerçant soupçonné d’avoir aidé son fils en fuite et considéré comme l’un des auteurs présumés de l’attaque.
Monsieur Sangaré se présente comme un commerçant de Bouna. Il affirme être délégué consulaire du Burkina Faso. À ses côtés, sa femme, également incarcérée. Tous deux sont accusés d’avoir soutenu leur fils, Boukari Sangaré, présenté comme un auteur présumé des attaques de Kafolo, mais en fuite.
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Politique
RD Congo : 15 soldats rwandais arrêtés dans l’est du pays
L’armée congolaise a annoncé l’arrestation de 15 soldats rwandais présents illégalement sur son territoire, alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali persistent
Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), 15 soldats rwandais présents illégalement sur le territoire ont été arrêtés, a rapporté l’armée congolaise.
Selon un communiqué des Forces armées de la RDC (FARDC), ces arrestations ont eu lieu lors d’opérations menées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les soldats rwandais ont été placés en détention et des procédures judiciaires ont été engagées à leur encontre.
Le communiqué qualifie l’incident de « grave violation de la souveraineté nationale » et accuse le Rwanda de poursuivre ses actions agressives malgré l’accord de paix signé entre les deux pays.
Les présidents de la RDC et du Rwanda s’étaient rencontrés à Washington le 4 décembre 2025, sous médiation américaine, pour signer un accord de paix visant à mettre fin aux hostilités et à réduire les tensions entre les deux parties.
Crise RDC-Rwanda
L’actuelle crise entre la RDC et le Rwanda est principalement liée au groupe rebelle appelé Mouvement du 23-Mars (M23).
Né de la rupture de l’accord de paix du 23 mars 2009, le M23, aussi connu sous le nom d’« Armée révolutionnaire du Congo », est composé majoritairement de Tutsis, la même ethnie que le président rwandais Paul Kagame.
Depuis le début de 2025, les attaques du M23 ont permis au groupe de prendre le contrôle de plusieurs régions, notamment Goma, la capitale du Nord-Kivu.
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