Politique
Côte d’Ivoire : Les membres du secrétariat général du FPI prennent officiellement fonction
Le Front populaire ivoirien (FPI), un parti de l’opposition en Côte d’Ivoire, a procédé à l’investiture des membres de son secrétariat général, à son siège, à Abidjan.La prise officielle de fonction des membres du secrétariat général du Front populaire ivoirien (FPI) s’est déroulée lors de la première session ordinaire 2025 du Comité́ Central, élargie au Comité de contrôle du parti.
L’investiture était présidée samedi 22 février par la première vice-présidente du Front populaire ivoirien (FPI), Mme Christine Konan, en l’absence du président du parti, l’ancien Premier ministre, Pascal Affi N’Guessan, en mission à l’étranger.Cette première session ordinaire du Comité central a officiellement mis en mission les 1 200 membres que compte désormais le secrétariat général, issu du 5ème Congrès ordinaire des 8 et 9 novembre 2024, à Yamoussoukro.
Outre l’investiture des membres du secrétariat général, le Comité central du parti s’est penché sur le programme d’activités 2025 du FPI qui dresse une feuille de route ambitieuse, destinée à renforcer l’engagement et la visibilité́ du parti sur l’ensemble du territoire national.Le Comité central a approuvé l’opération « Marée bleue » et le parrainage citoyen, un dispositif visant à dynamiser la participation citoyenne et à consolider la base militante du Front populaire ivoirien.
Les membres du nouveau secrétariat général ont été investis après une dissension interne, qui a conduit le président du FPI, Affi N’Guessan, à faire un réaménagement. Le secrétariat général est, aujourd’hui, dirigé par Barthélémy Iré Gnépa.
L’installation du secrétariat général du FPI a lieu à huit mois de l’élection présidentielle ivoirienne d’octobre 2025. Le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, réélu en novembre 2024, a annoncé sa candidature à ces joutes électorales.
Source : https://fr.apanews.net/cote-divoire/rci-le-secretariat-general-du-fpi-investi/
Politique
Bénin : Romuald Wadagni s’engage à « moderniser » son pays
Elu président avec 94,05% des voix, Romuald Wadagni s’inscrit dans la continuité pour « faire du Bénin un pays moderne ». Infrastructures routières, modernisation urbaine… Les projets à finaliser et à lancer sont nombreux, au moment où la croissance du pays – l’une des plus dynamiques d’Afrique – séduit les investisseurs mondiaux.
Depuis l’été dernier, le nom de Romuald Wadagni revenait déjà au sein des cercles d’influence béninois, comme le potentiel dauphin du président sortant Patrice Talon. Et désormais, le fauteuil du chef lui est cédé. Élu président de la République du Bénin à 94,05% des suffrages exprimés, à l’issue du scrutin du 12 avril, face à son seul challenger Paul Hounkpè. « C’est avec une vive admiration de la maturité politique manifestée lors des élections présidentielles au Bénin que j’adresse mes plus chaleureuses félicitations au président élu », déclare sur X Evariste Ndayishimiye, président du Burundi et de l’Union africaine (UA).
Artisan de la crédibilité financière internationale du pays
Romuald Wadagni, c’est surtout un homme de terrain. Une des chevilles ouvrières de la transformation du Bénin enclenchée pendant la décennie d’exercice de Patrice Talon, ce financier de premier plan – qui a fait ses armes pendant dix-sept ans entre l’Europe, l’Amérique et l’Afrique chez un Big Four comme Deloitte – joue sa partition dès les premières heures en tant que ministre de l’Economie et des Finances. Entre discipline budgétaire, gestion optimale de la dette, réformes structurelles, l’argentier national réussit une remontada de la croissance économique à 7,6% en 2021, alors qu’en pleine période post-Covid, plusieurs pays du continent réfléchissent encore pour trouver des issues. Autres moteurs clés d’une telle performance : la politique industrielle nationale avec le développement de la Zone industrielle spéciale de Glo-Djigbé (GDIZ) qui attirent des entreprises et partenaires d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Afrique, avec une stratégie de transfert des compétences en faveur des jeunes et des femmes; les politiques déployées autour des industries culturelles et créatives (ICC) avec notamment les Voduns Days et le tourisme avec la suppression des visa pour les Africains et la naturalisation des afro-descendants américains.
Politique
Burkina Faso : Le gouvernement annonce la dissolution de 118 associations
Le Burkina Faso poursuit la refonte de son espace institutionnel et associatif avec une nouvelle décision majeure prise ce mercredi, marquée par la dissolution de 118 associations, dans la continuité des réformes engagées depuis janvier dernier.
Le Burkina a franchi une nouvelle étape dans la restructuration de son paysage associatif. Ce mercredi, le gouvernement a annoncé la dissolution de 118 associations opérant dans divers secteurs, invoquant leur non-respect des dispositions légales en vigueur.
Le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a indiqué dans un communiqué officiel que ces organisations sont désormais « réputées dissoutes » conformément à la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association. Elles sont, de ce fait, interdites d’activités sur l’ensemble du territoire national, toute violation exposant les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Les structures concernées interviennent dans des domaines variés, notamment les droits humains, la protection de l’enfance et des femmes, l’environnement, la santé – en particulier la lutte contre le VIH/Sida –, la promotion de l’emploi décent, la citoyenneté ainsi que les droits civils et politiques. D’autres œuvraient également dans les secteurs de l’éducation, de la scolarisation et de l’intégration africaine, avec des responsables issus de profils divers.
Dans son communiqué parvenu à APA, le ministre d’État a appelé au respect strict des textes en vigueur et exhorté les responsables associatifs à se conformer aux exigences légales dans les délais prescrits, insistant sur « le sens élevé du civisme et de responsabilité » attendu des citoyens.
Cette décision du mercredi s’inscrit dans une dynamique plus large de refondation de l’État burkinabè, engagée depuis le début de l’année. En janvier, le Conseil des ministres, réuni sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, avait déjà acté la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques du pays. Cette mesure, justifiée par un « diagnostic profond du système partisan », s’inscrivait dans le cadre de la Révolution progressiste populaire (RPP) et visait, selon les autorités, à corriger les dérives du système politique et à renforcer la cohésion nationale.
Source : https://fr.apanews.net/community/burkina-118-associations-dissoutes/
Politique
Bénin : Romuald Wadagni élu président avec plus de 94 % des voix
Candidat de la majorité, le ministre des Finances Romuald Wadagni succède à Patrice Talon à la tête d’un pays qui connaît un boom économique mais fait face à une augmentation des violences djihadistes.
Le Bénin a un nouveau président et son nom n’est pas du tout une surprise. Candidat de la majorité, Romuald Wadagni a été élu à la tête de ce pays ouest-africain sur un score écrasant de plus de 94 %.
Le ministre des Finances succède à Patrice Talon qui tire sa révérence après deux quinquennats, conformément à la Constitution, pendant lesquels le Bénin a connu un boom économique mais aussi une augmentation des violences djihadistes dans le nord et un tour de vis sur les libertés publiques.
Une participation à 58,75 %
Romuald Wadagni a obtenu 94,05 % des suffrages, selon les résultats provisoires proclamés dans la nuit de lundi à ce mardi par la Commission électorale nationale indépendante (Cena), sur 90 % des bulletins dépouillés. Son unique rival, l’opposant modéré Paul Hounkpè qui avait reconnu sa défaite dès lundi après-midi, obtient 5,95 %. Les résultats définitifs seront proclamés par la Cour constitutionnelle.
« Le droit de vote a pu s’exercer en toute sérénité sur chaque centimètre carré de notre territoire », a déclaré Sacca Lafia, le président de la Cena, au sujet du scrutin qui s’est tenu dimanche. La participation s’élève à 58,75 %. Elle a vraisemblablement été plus importante en zone rurale que dans les deux principales villes du pays, Cotonou et Porto-Novo, où de nombreux bureaux ont connu une faible affluence.
Un scrutin joué d’avance
La plupart des observateurs estimaient que le scrutin était joué d’avance, tant Paul Hounkpè apparaissait comme un opposant de faible envergure face au rouleau compresseur Wadagni, adoubé par le chef de l’Etat sortant et soutenu par les deux partis de la majorité. Paul Hounkpè avait par ailleurs eu besoin des parrainages d’élus de la majorité pour participer au scrutin. Et le principal parti d’opposition, Les Démocrates, était absent de l’élection, faute d’un nombre suffisant de parrainages.
La mission électorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) déployée au Bénin a pour sa part salué « un climat de paix » et une « bonne organisation du scrutin ».
La presse de son côté évoque tantôt « Une élection globalement calme et bien organisée », selon le Télégramme, « des indices d’un hold-up électoral » pour Le Patriote, ou un « Wadagni en route pour la Marina », le palais présidentiel, pour le Matin libre. Et si la Cena s’est félicitée d’un vote dans le calme, la plateforme de surveillance électorale mise en place par la société civile rapportait dimanche des incidents avec des bureaux de vote ayant ouvert en avance et des urnes parfois déjà remplies avant l’ouverture.
Outre l’enjeu sécuritaire du nord, l’un des principaux défis du nouveau président sera de poursuivre les transformations économiques du pays en rendant notamment la croissance plus inclusive. L’un des axes de son programme concerne la lutte contre la pauvreté, estimée à 30 %, à l’heure où de nombreux Béninois se plaignent de ne pas bénéficier des fruits de la croissance.