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Politique

Gabon: La pré-campagne présidentielle marquée par des tensions politiques

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À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril au Gabon, la pré-campagne électorale est rythmée par des tensions politiques. Une délégation de l’opposition a été privée de rassemblements sur plusieurs sites lors d’une tournée à l’intérieur du pays.

À travers un communiqué, le ministère de l’Intérieur condamne l’agression des supposés soutiens du pouvoir contre une délégation de la plateforme Ensemble pour le Gabon, alors en tournée politique à Mitzic, une commune de la province du Woleu-Ntem.

« À quelques semaines du scrutin du 12 avril 2025 qui verra l’élection du président de la République, il importe de se garder de tout acte qui fragiliserait le retour harmonieux de notre pays à l’ordre constitutionnel », déclare le texte de ministère gabonais de l’Intérieur.

Alain Claude Billie BY NZE, président de la plateforme Ensemble pour le Gabon, a été la principale cible des manifestants. « Ils ne nous font pas peur. Nous sommes ici pour que les Gabonais comprennent la vérité. Ce système nous ment, il raconte des histoires. Ce système est pire que le premier. Ce sont eux qui empêchent les Gabonais d’avancer », accuse celui qui a été le dernier Premier ministre du régime d’Ali Bongo Ondimba.

Selon, Mathias Otounga Ossibadjouo, président du Mouvement REDGARD, « Si à quelques semaines de la fin de la transition nous continuons d’applaudir les anti-valeurs, ça veut dire que la transition n’a servi à rien. Ça veut dire que pour beaucoup d’entre-nous le coût de liberté n’a servi à rien », martèle-t-il, ajoutant que l’incident de Mitzic est à combattre et relève de l’ordre.

Depuis son appel à voter contre la nouvelle constitution en novembre dernier, l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale dénonce un acharnement judiciaire visant son leader. Hervé Patrick Opiangha a pris le chemin d’un exil forcé. D’après Cynthia Lays Amorissani, secrétaire permanent de l’UDIS, « ce qui est appelé aujourd’hui l’affaire HPO est un acharnement politique sans précédent, une perversion de l’institution judiciaire qui n’honore nullement notre pays. »

Dans un ton modéré, Bertrand Zibi Abegue, acteur politique proche de la transition, lui, se pose en médiateur du dossier Hervé Patrick Opiangha. « J’en profite pour dire à Hervé Patrick Opiangha que Brice Clotaire Oligui Nguema n’a rien à voir avec son problème. Sors de là où tu es, je me porte garant de ta vie, rien ne t’arrivera », affirme-t-il.

Pour de nombreux observateurs, ces événements constituent un test déterminant pour la crédibilité du processus de transition, dans un contexte de pré campagne électorale.

Source : https://www.voaafrique.com/a/gabon-la-pr%C3%A9-campagne-pr%C3%A9sidentielle-marqu%C3%A9e-par-des-tensions-politiques/7977438.html

Politique

Sénégal : La Cour suprême saisie pour réviser le procès Ousmane Sonko

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Le procureur général près la Cour suprême du Sénégal a officiellement saisi la haute juridiction d’une demande de révision de l’arrêt ayant condamné le leader de Pastef, Ousmane Sonko, condamnation qui avait entraîné son exclusion de la Présidentielle de 2024, a révélé, mercredi, le journal Libération.

La requête, déposée le 31 décembre 2025, vise à ce que la Cour suprême annule l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar du 8 mai 2023 et renvoie M. Sonko devant une autre Cour d’appel pour être jugé à nouveau sur les chefs de diffamation et d’injures publiques, à la suite de la saisine du Garde des Sceaux, ministre de la Justice. La balle est désormais dans le camp de la haute juridiction, qui statuera après examen des observations des parties.

Cette procédure fait suite au procès initial opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang, alors ministre du Tourisme, pour des déclarations de Sonko sur des détournements de fonds liés au Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). En mars 2023, le Tribunal de grande instance de Dakar avait reconnu Sonko coupable, le condamnant à une peine de prison avec sursis et au versement de 200 millions de francs CFA à M. Niang. La Cour d’appel avait confirmé cette décision en mai 2023, et la Cour suprême l’avait définitivement validée en juillet 2025, entraînant l’inéligibilité de Sonko à la présidentielle.

Le collectif d’avocats de M. Sonko avait annoncé en décembre dernier le dépôt de ce recours en révision, soulignant que cette démarche constitue une « espérance pour le peuple sénégalais et la diaspora ».

Me Ciré Clédor Ly, l’un des avocats, a dénoncé ce qu’il considère comme « l’une des plus grandes conspirations de l’histoire du Sénégal », évoquant des violations du droit à un procès équitable et l’empressement du Conseil constitutionnel à invalider la candidature de Sonko sur la base d’une décision non définitive. Il a affirmé que Sonko reste électeur et éligible, et que la révision permettrait d’annuler la condamnation dans son intégralité et d’ouvrir le droit à réparation.

Le collectif d’avocats estime que ce procès était « d’une nature politico-judiciaire exceptionnelle », et qu’une acceptation de la révision serait inédite au Sénégal, car elle ne concernerait pas seulement une erreur judiciaire mais une conspiration qui a terni l’image de la justice nationale.

Source : https://fr.apanews.net/news/senegal-la-cour-supreme-saisie-pour-reviser-le-proces-sonko/

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Côte d’Ivoire: reprise du procès de l’attaque jihadiste de Kafolo

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En Côte d’Ivoire, le procès des attaques survenues contre un poste de contrôle à Kafolo, en juin 2020, a repris, ce lundi 5 janvier. Quatorze militaires y avaient perdu la vie. Quarante-cinq prévenus sont poursuivis par la Chambre anti-terroriste pour, notamment, « actes terroristes ». Parmi eux : un commerçant soupçonné d’avoir aidé son fils en fuite et considéré comme l’un des auteurs présumés de l’attaque.

Monsieur Sangaré se présente comme un commerçant de Bouna. Il affirme être délégué consulaire du Burkina Faso. À ses côtés, sa femme, également incarcérée. Tous deux sont accusés d’avoir soutenu leur fils, Boukari Sangaré, présenté comme un auteur présumé des attaques de Kafolo, mais en fuite.

Lire la suite sur https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260105-côte-d-ivoire-reprise-du-procès-de-l-attaque-jihadiste-de-kafolo-en-2020

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RD Congo : 15 soldats rwandais arrêtés dans l’est du pays

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L’armée congolaise a annoncé l’arrestation de 15 soldats rwandais présents illégalement sur son territoire, alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali persistent

Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), 15 soldats rwandais présents illégalement sur le territoire ont été arrêtés, a rapporté l’armée congolaise.

Selon un communiqué des Forces armées de la RDC (FARDC), ces arrestations ont eu lieu lors d’opérations menées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les soldats rwandais ont été placés en détention et des procédures judiciaires ont été engagées à leur encontre.

Le communiqué qualifie l’incident de « grave violation de la souveraineté nationale » et accuse le Rwanda de poursuivre ses actions agressives malgré l’accord de paix signé entre les deux pays.

Les présidents de la RDC et du Rwanda s’étaient rencontrés à Washington le 4 décembre 2025, sous médiation américaine, pour signer un accord de paix visant à mettre fin aux hostilités et à réduire les tensions entre les deux parties.

Crise RDC-Rwanda

L’actuelle crise entre la RDC et le Rwanda est principalement liée au groupe rebelle appelé Mouvement du 23-Mars (M23).

Né de la rupture de l’accord de paix du 23 mars 2009, le M23, aussi connu sous le nom d’« Armée révolutionnaire du Congo », est composé majoritairement de Tutsis, la même ethnie que le président rwandais Paul Kagame.

Depuis le début de 2025, les attaques du M23 ont permis au groupe de prendre le contrôle de plusieurs régions, notamment Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Lire la suite sur https://www.aa.com.tr/fr/afrique/rdc-15-soldats-rwandais-arrêtés-dans-l-est-du-pays/3790254

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